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LES HAUTEURS APALACIHENNES DE QUÉBEC ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK

Le prolongement nord-occidental des montagnes Vertes du Vermont à travers le Québec rejoint les rives laurentiennes à environ 100 milles en aval de Québec, et se continue dans une direction plus orientale, jusqu'à l'extrémité de la lobe gaspésienne. Dans Gaspé, on appelle cette chaîne les monts Schiekschock : et plus loin dans le sud québecois, les monts Notre-Dame. Les altitudes dépassent rarement 2,000 pieds, et la topographie peut être considérée comme presque définitive. Les collines sont une succession de erètes au nord-est et au sud-ouest, coupées par les vallées transversales. Les hauteurs du Nouveau-Brunswick occidental offrent l'aspect d'un plateau élevé, qui a été fortement affouillé, ainsi que les monts Notre-Dame, après la réduction générale des temps tertiaires, par suite d'un soulèvement tardif de plusieurs centaines de pieds. On ne sait pas parfaitement si les principales vallées transversales appartiennent à la dénudation plus ancienne, ou si elles ont été atfouillées depuis le soulèvement de ce plateau. Les sommets de cette deuxième série de hauteurs varient de 800 à 1.000 pieds, quelques pics résiduels de l'extrême sud atteignant des altitudes de 1,500 pieds et plus au-dessus de la marée,

Haureurs pt NOUVEAU-BRUNSWICK CENTRAL ET MÉRIDIOX AL.

Dans la partie nord-centrale du Nouveau-Brunswick, une région accidentelle et élevée, connue sous le nom de Hauteur centrale, règne comme partie imparfaitement réduite de la grande pénéplaine crétacée des états de la Nouvelle-Angleterre. La région doit son altitude supérieure à la force des granits et des gneiss dont elle se compose. Il y a une concordance visible dans le niveau des vestiges ressemblant à des plateaux, une altitude d'environ 1,700 pieds. au-dissus de laquelle on apercoit des sommets qui montent jusqu'à une altitude d’eaviron 2,500 pieds. La structure rocheuse s’imprime sur la topographie, surtout dans les crêtes à direction nord-est et sud-ouest et dans un border ou zone de ressauts de relief modéré, taillée à même les ardoises et les grès du voisinage, Une semblable hauteur, à une altitude moindre, et d'une superficie restreinte, se trouve dans la partie australe de la province, près de la baie de Fundv.

LES HaAuTEURs DE LA NOUVELLE-ECOSsE.

La majeure partie de la péninsule néo-écossaise surmonte un compliqué, consistant en masses granitiques incrustées dans des ardoises et quartzites fortenent plissés, qui ont dû former de grands massifs montagneux à quelque époque. Ce district montagneux, qu'on revoit encore dans le contour de la péninsule, avait été usé jusqu'à sa base vers la fin du Crétacé; les restes de cette vieille pénéplaine forment actuellement les hauteurs de la péninsule de la Nouvelle-

GEOGRAPHIE PHYSIycL DU CANADA 13 DOC. PARLEMENTAIRE No 25d

Ecosse. La surface, ondulante, pend au sud-est, et au lieu de pics abrupts, les sommets qui dépassent le niveau moyen forment des collines et des crêtes mamelonnées dont les faîtes n'ont que 600 où 1,000 pieds au-dessus de la mer. Un ré-affouillement général provient d'un soulèvement dès les temps tertiaires; et des vallées abruptes, d'incision aiguë, pénètrent dans les parties supérieures du plateau, alors que dans les parties inférieures, vers le sud-ouest, des vallées basses sont plus visibles.

Les roches plus résistantes qui formaient jadis la région montagneuse des Provinces maritimes forment maintenant des hauteurs, dont les sommets supérieurs projettent légèrement au-dessus des plateaux arrondis qui les portent.

De facon générale, on peut considérer que ces hauteurs forment partie d'un plan incliné qui atteint son maximum d'élévation dans le Nouveau-Brunswiek septentrional, à 1,700 pieds au-dessus de la mer, descend à 1,000 pieds dans le sud du Nouveau-Brunswiek, et domine la mer à une hauteur de 500 pieds dans la Nouvelle-Ecosse. Ni la même direction de pente a été maintenue dans toute la durée du Crétacé, alors que la surface se réduisait, il serait raisonnable de supposer que les lignes d'écoulement se seraient établies dans une direction vers le sud-est; et l’on a proposé, comme origine possible de la tranchée profonde formée par la rivière Saint-Jean à travers les roches dures des hauteurs méridionales, que l'une de ees lignes d'écoulement du erétacé aurait été creusée davantage pendant les soulèvements tertiaires, et noyée par l'affaissement préglaciaire.

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