XVI INTRODUCTION
chaleurs de Tété, fit un voyage sur les c6tes de la Normandie. Budé, qui raccompagnait selon sa coutume, se sentant accablé par les frissons d'une fièvre maligne, regagna Paris, où il mourut au miliea de sa nombreuse &mille, à Tàge de soixante-treize ans S le 23 août 1840*, pendant qu'il était occupé à écrire ses Farensia, et, comme dit M. Rebitté, « la mort seule fit tomber la plume des mains de ce savant infatigable. » Conformément à ses dernières volontés, on l'enterra la nuit dans régUse Saint- Nicolas des Champs, afin de dispenser ses amis de cette douloureuse cérémonie.
Voici son testament tel qu'il a été publié par Gabriel Peignot » :
^ Il laissa sept garçons et quatre filles ; un de ses fils, Louis Badé, publia, en 4554, à Genève oii il était professeur des langues orientales, un psautier traduit de Thébreu en français; un autre, Jean, fut, en 4558, envoyé avec Farel et Théodore de Bèze auprès des princes d'Allemagne, pour demander leur inter vention en faveur des calvinistes de France.
* IjA Croix du Maine le fait mourir le 25 août 4540, Sponde le SO août, Pierre de Saint-Romuald le 3 août de la même année , le père Garasse en 4539 et de Launoi en 4573. La vérité, dit Bayle, est qu*il mourut le 23 août 4540.
' Testaments remarquable^ , t. I«r ,p. 4 92 et suiv.