‹ Transformations socialesChapitre 45 sur 58 · TRUD HOMMES ET AUDITHES · texte numérisé non relu

TRUD HOMMES ET AUDITHES

et des plus parfaites expressions (jne Ton nit jamais trouvées et qui nous caractérise adn)iral)lement. On tend aujourd'hui à mettre à l'écart et le mot et la chose, pour les remplacer par des institutions nouvelles, et c'est bien dommage. Si les conseils de prud'hommes s'étaient développés avec les mœurs et les besoins de l'industrie moderne, si la loi leur était venue en aide assez tôt pour augmenter leur influence et leur autorité, on aurait pu s'en tenir à eux sans doute, et il aurait suffi de marcher avec un peu plus de résotion dans les voies ouvertes par nos devanciers. Tous les hommes qui se sont spécialement occupés de ces questions en Europe et en Amérique reconnaissent volontiers que la première organisation d'une institution d'arbitrage professionnel doit être cherchée en France; nuiis tandis que nous nous en tenions à l'idée primitive de ces excellents prud'hommes, chargés de résoudre les litiges individuels, relatifs au contrat de louage, au fur et à mesure qu'ils se produisent, on songeait ailleurs à créer, en partant de là, des conseils et des chambres pour résoudre et même pour prévenir les conflits orageux qui éclatent

dans les grandes agglomérations industrielles.

Nous avons élé imités, puis surpassés et laissés en arrière. Il semble que cela arrive souvent et que le progrès des institutions humaines se fait ainsi.

Ceux qui ont eu la chance de trouver la première idée élémentaire des choses s'y tiennent longtemps avec satisfaction; elle paraît suffire à leurs besoins. Mais ceux qui la leur empruntent y ajoutent aussitôt des développements et des rallonges qu'ils tirent de leur propre fonds et des circonstances qui les environnent. C'est ainsi qu'à leur tour ils exercent leur esprit d'invention et leurs facultés créatrices. Puis ce sont ceux qui avaient commencé les premiers qui empruntent à leurs imitateurs ces développements nouveaux et qui y ajoutent d'autres perfectionnements. Yoilà comme l'on marche et comme se manifeste la grande solidarité humaine, la collaboration de toutes les nations, dans un temps de publicité universelle et de communications à la vapeur.

Pour le moment, la timidité de notre République et de nos mœurs dans l'application des principes de l'arbitrage industriel apparaît d'une manière singulière. Elle éclate à chaque page dans ce précieux document, qui est dû pour la plus

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