UEBEC IMPRIMERIE DU "CANADIEN
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A la demande de plusieurs amis, je publie, sous la l'orme de pamphlet, ma critique du discours de M. Laurier, député des comtés de Drummond et Arthabaska à la Chambre des Communes, prononcé dans la Salle de Musique, à Québec, mardi, le vingtsixième jour de juin dernier. .Te crois l'aire plaisir aux lecteurs du Canadien en \o\\y adressant chacun un exemi^laire de cette brochure.
Les félicitations que j'ai reçues de la part d'un bon nombre de mes concitoyens, habitués à juger froidement les personnes et les choses, me portent à espérer, qu'après tout, j'ai réussi à définir avec assez de précision les principes que le parti conservateur défend et pratique depuis 1840, année de l'union législative des deux anciennes provinces dii Canada.
J'ai voulu prouver que le discours de M. Laurier est faux en principes et au point de vue de l'histoire. Je suis convaincu que j'ai rempli ma tache qui é-tait, je l'avoue, assez facile, la lecture du député d' Arthabaska provoquant la critique à toutes les lignes.
J'ai cru qu'il était aussi à-propos de réunir dans le même pamphlet le rapport que j'ai publié dans le Canadien des grandes démonstrations conservatrices de Sherbrooke et de Compton, en l'honneur de l'illustre Sir John A. MacDonald.
Ces solennels témoignages de la reconnaissance nationale envers un vieux serviteur public d'un mérite aussi grand et aussi incontestable, doivent avoir de l'écho dans le cœur de tous ceux qui aiment leur pays.
Je termine cette brochure par la reproduction du discours prononcé par Sir John A. Macdonald, ù Montréal, samedi soir. Le public me saura gré de lui i^ermettre de lire les paroles éloquentes qui sont tombées de la bouche du grand homme d'état.