‹ Translations, inscriptions et poésies diversesChapitre 47 sur 72 · LA MORT DE PALINURE · texte numérisé non relu

LA MORT DE PALINURE

Mais cependant, Venus de dueil attainte, Desgorge ainsi à Neptune sa plainte:

Le fier desdain, l'insatiable rage, Qui de Junon tourmente le courage, Que la pitié ni la longue saison Ni Jupiter n'ont sceu mettre à raison, Et que les sorts mesme n'ont peu plier, Me font (Neptune) un chacun supplier.

Avoir, parmi les peuples phrygiens, Rongé, mangé les murs dardaniens,

Avoir, parmi les peuple Phrygiens, Cruellement les reliques troyennes Ne lui suffit, mais son courroux enclos Poursuit encor' leurs cendres et leurs us.

De la fureur la cause je n*entens, Tu m'es tesmoin combien puis peu de tems Elle agita l'orage furieux L'onde Libique : elle mesla aux cieux Toutes les mers, et osa, ceste foie, Mettre (ô forfait) les tempestes d'Eole Où tu es Roy. Les Troyennes gallees Par son moyen villainement bruslees, N'aguere aussi furent mises en proye A la faveur des matrones de Troye, Forçant les miens de laisser en arrière Leurs compagnons en province estrangere ; Au demeurant, je te pri que tes eaux Donnent passage au reste des vaisseaux, Et que mon fils (au moins s'il est permis, Et les destins ces murs luy ont promis) Puisse aborder au Tibre Ausonien.

Alors, respond le fils Saturnien Roy de la Mer: tu peux, ô Citheree,

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