IMPRIMERIE LIÉGEOISE
1. — Dans la. disposition pour transformer un courant rapidement alternatif en courant de sens constant, il ne faut pas entendre un courant alternatif proprement dit, mais la résultante de deux courants vibratoires de période différente et de sens contraire qu'on peut dériver du même oscillateur,
I1. — Un faisceau de rayons électriques manifesterait, s’il ne rencontrait d'obstacles ét si la section en était toujours constante, presque les mêmes effets à un mètre de distarice qu'à 1,000,000 de mètres pour les considérations ci-après :
10 Il est absurde de faire intervenir la résistance du circuit (ouvert ou fermé) du radiateur, sur l'amortissement des ondes électriques. Cette résistance a déjà agi sur le courant, en transformant en chaleur une partie. Il serait la même chose que de faire intervenir la plus grande ou plus petite conductibilité d’un corps réchauffé sur la distance à laquelle les rayons calorifiques manifestent leurs effets, ce qui n’est pas, cette distance, si les dits rayons ne subissent concentration aucune, étant proportionnelle à la quantité de chaleur et à la température.
2° Dans un circuit parcouru par du courant électrique, c’est la résistance du fil qui produit une certaine pêrte ou bien l’éther par lequel l'électricité se propage? Certainement la résistance du fil, parce que si le fil est à la température du zéro absolu ou bien a une section infiniment grande ou, ce qui revient au même, si le courant a une tension très élevée, il n’y aura pas de perte. Donc un fil, infiniment long, de résistance zéro, transmettrait, sans aucune perte, de l'énergie électrique à une distance infiniment grande. Mais quel est l'office du fil sinon de transmettre l'électricité dans une direction déterminée, servant d'axe du mouvement? Et pourquoi, en transmettant l'électricité dans une direction déterminée dans laquelle sont concentrés tous lessrayons électriques à l’aide de dispositions spéciales, les effets doivent diminuer avec la distance, quand la résistance de l’éther est zéro ? La réponse, nous ne la croyons pas facile.
III. — Si le courant variable est de sens constant ou alternatif, les choses se suivent toujours de la même façon, on a toujours des effets à grande distance,
Pour la variabilité, c’est-à-dire la différence entre la valeur maximum et celle minimum d'un courant, ikfaut entendre une certaine valeur absolue, c’est-à-dire positive ou négative et non la différence entre deux valeurs, l’une positive et l'autre négative. Et qu'il soitainsi voilà un exemple : prenons deux circuits paralléles dans un desquels il y a un interrupteur et une pile et dans l’autre un galvanomètre. Si, à l’aide de l'interrupteur, on ferme le circuit de la pile, l'aiguille du galvanomètre, après une déviation maxima w reviendra à zéro. Si, aussitôt que l'aiguille du galvanomètre est revenue à zéro, on ouvre le circuit de la pile, l'aiguille déviera d’une quantité w, mais en sens contraire. Et, si on ferme et ouvre le circuit avec une vitesse telle que l'aiguille du galvanomètre ait le temps de se diriger tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, la déviation maxima est toujours w. Si la variabilité (à laquelle les éffets d’induction sont proportionnels) était la différence entre les deux valeurs relatives des deux ordonnées (maximum positif et maximum négatif) et non la valeur absolue d’une des deux, ouvrant et fermant le circuitt(avec la vitesse que nous avons dit) la déviation maxima du galvanomètre devrait être plus grande que celle qu’on a lorsqu'on ferme le circuit une ou plusieurs fois (en détruisant l’extra-courant de rupture). Cela n'étant, c’est donc vrai ce que nous avons dit,
Nous rappellerons encore ge: ce suj e courant de sens re des o électriques de Rome à plusieurs fois fait so les aiguilles des galvanomètres de Rocca di Papa. bé
IV. — La petite fréquence est suffisante pour les plus grandes distances de
transmission. En effet, si la résistance du circuit du radiateur n’a pas d'influence sur l'amortissement É.e ondes, si l'éther n’oppose de résistance à la propagation du mouvement qu’un courant variable lui communique oi une seule onde ne devrait se transmettre (si les rayons sont concent aux distances les plus éloignées sans rien perdre de son énergie ? pe
La distance à laquelle une onde électrique (laquelle di nc! infinie) peut mamfester (si elle ne rencontre d'obstacles) toute son énergie (si es rayons sont concentrés) est donc indépendante de la fréquence, ce qui est SE die
Emile GUARINI-FORESIO.
nes