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Foucault, puis traversent une lame de quartz parallèle à l’axe et un prisme de Wollaston. Ce système constitue, avec le restant du spectroscope, un producteur des franges de Fizeau et Foucault qui vont sillonner le spectre parallèlement aux raies de Fraunhofer. Mais ie prisme biréfringent, en même temps qu'il concourt à la production des franges, dédouble l’image spectrale en deux spectres polarisés à angle droit, et où par conséquent les franges alternent. L’angle de ce prisme peut être thoisi de telle sorte que la partie inférieure du spectre le moins dévié se superpose avec la partie supérieure du spectre le plus dévié. Dans cette partie commune les franges doivent s’évanouir siles deux spectres ont une intensité égale. On réalise cette égalité par la rotation d’un prisme de Foucault interposé entre le prisme de Wollaston et le prisme dispersif. Les mesures angulaires permettent, comme dans le spectrophotomètre de Glahn, d'évaluer les intensités.
Dès 1863, M. H. Schiff a eu l’idée d’appliquer le spectroscope à l’analyse quantitative des dissolutions colorées. Il déterminait d’abord empiriquement le degré de dilution, auquel apparaissait dans le spectre un phénomène nettement saisissable; la concentration approximative d’une liqueur était alors déduite de la dilution qu'avait nécessitée la reproduction de la réaction spectrale.
Preyer (1) se servit d’un procédé analogue pour le dosage de l’hémoglobine. Après avoir déterminé le titre d’une solution normale de cette substance susceptible de transmettre, sous l’épaisseur de 1% le vert dans la région b du spectre, il obtenait ensuite la richesse du sang en matière colorante en diluant dans une cuve épaisse de 1°, à l’aide d’une pipette divisée en centièmes de centimètres cubes, 1/2°°
(1) Ann. der Chem. u. Pharm. 1866, ex1v, 192.
nr, Ds de ce liquide, préalablement agité à l'air et s’arrêtant au moment où le vert se montrait dans la région indiquée.
Henning (1) disposait simultanément, devant la fente d’un appareil spectral, une solution normale de la matière colorante et la solution à essayer de la même substance; il comparait les deux spectres d'absorption et en produisait l’égalité en variant les épaisseurs des liquides; le rapport mverse des épaisseurs et des concentrations lui permettait alors de calculer le titre cherché.
Vierordt (2) à fait aussi servir la mesure de l’intensité des radiations transmises par les dissolutions colorées au dosage de ces dissolutions. Sa méthode repose sur ce que, d’après lui, la loi de transmission de la lumière, par une dissolution colorée d'épaisseur constante mais de concentration variable, est une logarithmique comme la loi de transmission par les milieux diaphanes, en fonction de l’épaisseur seule.
Si ce point de départ est exact, la méthode de Vierordt devient susceptible d’une très grande généralité. Toute substance colorée, soluble ou susceptible d’être engagée dans une combinaison colorée soluble, serait en effet spectrophotométriquement dosable; on pourrait même doser de cette manière une foule de corps incolores, par reste, à l’aide d’autres corps colorés.
Mais c’est surtout dans le domaine de la physiologie, que la méthode serait appelée à rendre des services considérables, en raison de l’altérabilité et de la minime quantité des matières auxquelles on peut avoir affaire. Vierordt déjà, et beaucoup d’autres, en ont fait des applications nombreuses. M. Lambling (3), M. Branly (4), par exemple, la placent au premier rang pour le dosage de l’hémoglobine.
(L)MPogg. Ann, t:CXLIX, 5.349, (2) Loc. cit.
3) Thèse de Nancy 1882.
4) Thèse de Paris 1882, et Journal de thérapeutique.
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Les divers procédés de dosage, fondés sur l’absorption de la lumière (procédés colorimétriques, procédés spectroscopiques de Preyer, Henning, etc), reposent tous sur la loi de Vierordt, dont nous parlons plus haut. De son exactitude dépend donc l’exactitude de ceux-ci; c’est pour cela que nous avons cru devoir vérifier d’abord expérimentalement cette loi, avant de commencer nos recherches sur la transmission de la lumière par les dissolutions colorées.
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