PR
On pointe l’oculaire sur la fente oculaire et la lunette sur
là fente objective de manière à voir très nette la ligne de Séparation des deux spectres. On amène l’index du vernier sur
le trait dela graduation qui correspond à 1=589Ÿ et le bord tranchant de l’une des lames qui limitent la fente oculaire en contact avec la raie du sodium ; on fixe cette lame et on n'y touche plus sous peine d’un nouveau réglage. On rapproche convenablementet on fixe la deuxième lame. Il suffit alors de mouvoir la lunette et d’amener le zéro du vernier sur tel ou tel trait de la graduation pour limiter une région spectrale définie par sa longueur d'onde moyenne.
Le prisme de M. Crova doit être disposé sur la demi-fente qu’il recouvre, de manière à produire un spectre très pur séparé du spectre direct par une ligne parfaitement nette et perpendiculaire à la fente.
On éteint le spectre correspondant au prisme biréflecteur, en déplaçant simplement le prisme P’; on amène le zéro du vernier sur le zéro du disque et la section principale de l’analyseur à angle droit avec celle du polariseur, puis on tourne le plan de vibration du polariseur à 45° dé l’azimut d’extinction.
On envoie la lumière sur le prisme biréflecteur à travers la cuve à alun et la cuve à absorption remplie d’eau distillée,; puis agissant sur les prismes P et P’, on produit légalité d'intensité des plages contiguës isolées sur les deux spectres par la fente oculaire. Cette égalité, obtenue pour un À, se maintient pour tous, comme on peut le constater, en déplaçant la lunette de manière à observer toute l’étendue du spectre. L’intensité lumineuse est proportionnelle à six 45. On la prend pour unité.
On interpose le milieu absorbant en remplaçant l’eau de la cuve par la dissolution colorée. La plage correspondante
Ho s’assombrit. On assombrit à son tour la plage homologue restée brillante du spectre direct, en tournant l’analyseur progressivement et s’arrêtant aussi exactement que possible à la position qui produit l'égalité d'intensité des deux plages.
On lit l’angle des plans de vibration des deux nicols. Soit « à
” A Sn « see cet angle, l’intensité transmise est -———. Pour éviter des om?
sin 45 9. + / , . 1 pertes de temps, j'ai calculé d’avance et consigné dans la : Sin a table suivante les valeurs de ns de, POUT des valeurs de « sin” 45
croissant par 0°30° de 0° à 45°.
tie 119307 12?
fo 15°30° 16° 16°30” a 17°30° 18° 18°30° 19° 19°30°
LT y
sin? «
sin 45 0,000557 G,001513 6,00245 0,00393 0,00511 0,00761 0,00981 0,01245 0,0151 0,018625 0,02215 0,02598 0,0298 0,0345 0,0387 0,0437 00487 0,0547 0,0603 0,0668 0,0730 0,0798 0,0866 0,0943 0,1020 0,1098 0,1170 0,1250 0,1340 0,1434 0,1525 0,1618 0,1710 0,1810 0,1910 0,2020 0,2130 0,2235 0,2310 0,2453 0,2565 0,2687 0,2810 0.929935 0,3060 0,3190
36° 36°30° SUD 912302 38° k 38230?
Sin? à
sin” 45 0,3315 0,3448 0,3380 0,3710 0,3840 0,3985 0,4130 0,4260 0,4400 0,4555 0,4710 0,485 0,5000 0,5150 0,5310 0,5465 0,5620 0,5760 0.5900 0,6035 0,6170 0,6380 0,6590 0,6750 0,6920 0,7085 0,7250 0,7420 0,7590 0.7750 0,7920 0,8090 0,8270 0,8140 0,8610 0,8780 0,8950 0,9130 0,9310 0,9480 0,9660 0,9830 1 ,0000
= Tire
Cette table montre qu’une différence constante dans l’intensité ne s’accuse pas par une différence constante dans l'angle que fait le plan de vibration du polariseur avec le plan de polarisation de l’analyseur. On devait du reste s’y attendre, car :
T= sin'a I E di = sin? (a + da) dl sin 2ada
Par conséquent:
La variation dl, pour une même variation dax, est proportionnelle à sin 2 «: elle croît donc progressivement de 0 à da, à mesure que sin 2 « croît de 0 à 1 ou « de 0° à 45°.
La variation d: qui produit une variation dI constante, est en raison inverse de sin 2 «: elle croît donc continûment de dl à ©, à mesure que sin 2 « décroît de 1 à 0 ou « de 45° à 0°.
Cuves. — Les cuves dont je me suis généralement servi sont des cylindres à parois épaisses et à bases exactement aplanies. Des lames de verre, minces et aussi transparentes que possible, appliquées sur ces bases, y adhèrent et complètent la cuve. Une troncature parallèle à l’une des génératrices du cylindre, sert à l’appareil de base de sustentation. Une ouverture cylindrique percée à la partie supérieure permet, à l’aide d’une pipette effilée, d'introduire ou de retirer le liquide. Un bouchon à l’émeri ferme au besoin cette ouverture. Le tout est introduit, au moment de l’observation, dans une monture qui maintient en place les lames. Ces cuves présentent le grand avantage d'un nettoyage facile.
Pour opérer sous des épaisseurs variables, j'ai employé, soit le lactoscope de Donné, soit une cuve que M. Crova avait imaginée en vue de recherches spéciales.
La cuve de M. Crova reproduisait essentiellement la disposition du lactoscope. Elle consistait en deux cylindres
ARE ET md x 5 :
AO UE rentrant l’un dans l’autre, fermés chacun à une extrémité par une glace à faces parallèles.
Les deux glaces pouvaient -être amenées exactement au contact (apparition des anneaux de Newton) ou écartées à une distance qui se lisait sur une règle graduée ; le mouvement était produit par un pignon actionnant une crémaillère. Le cylindre intérieur était noirei en dedans. Un dispositif spécial permettait à la cuve de se remplir quand on écartait les glaces à partir du contact et de se vider à mesure qu’on les rapprochait.
Quelle que soit la forme de la cuve, il importe de la disposer de manière à ce que la lumière la traverse normalement aux faces d'entrée et de sortie. S'il en est autrement, l’épaisseur du milieu absorbant n’est pas donnée par la distance des faces internes des lames obturatrices.
Source lumineuse. — La source lumineuse doit rester constante pendant une série de déterminations. La lampe à pétrole dont je me suis servi se maintenait telle pendant au moins deux heures. Je n’ai pas réussi avecle gaz, même en employant des régulateurs.
Il importe d'empêcher le milieu absorbant de s’échauffer; or, la cuve à alun, qui arrête les radiations infra-rouges, permet d’atteindre ce but.