PONT
francs
Sur la plupart des lignes, les voyageurs des deux premières classes qui prennent des billets d'aller et retour bénéûcient de réductions variant de 10 à 30 pour 100.
Les prix de notre tableau sont ceux des bateaux rapides des grandes Compagnies postales. Les lignes secondaires, qui offrent moins de confortable, ont des prix moins élevés, et le transport des émigrants par cargo-boat se fait à des prix encore bien plus bas. C'est ainsi que les lignes allemandes qui font escale en France prennent des émigrants, pour New- York, au prix de 100 francs à Cherbourg, et au prix de 75 francs au Havre, par des bateaux qui restent en route iO à 12 jours.
(1 Les prix, variant beaucoup avec la qualité des cabineB, sont un peu plus élevés l'été que l'hiver.
{'2, Entrepout.
X Saus la nourriture à bord.
Les Chargeurs réunis transportent les émigrants, pour 150 francs, des ports fran^^ais à Buenos-Ayres.
La baisse des prix n'a pas été aussi marquée pour les voyageurs que pour les marchandises, l'accélération de la vitesse ayant compensé la réduction des frais amenée par les progrès de Tart nautique. Cependant les prix pratiqués il y a quarante ou cinquante ans étaient plus élevés d'au moins oO pour 100 que les prix actuels, et souvent doubles.
Des indications qui précèdent, rapprochées de la statistique du trafic, on peut déduire que les transports par mer, en provenance ou à destination de nos ports, représentent, rien que par le prix du fret et des passages, un chiffre d'affaires de cinq ou six cents millions par an. Les résultats de Texploitation des trois principales compagnies françaises de navigation se résument ainsi qu'il suit, eu 1896 :
Bcrettes («iliiMi) Dépenses (■HiUn) COMPAGNIES . .QuamUésjran^^ ...-^jj^.-j-jjj-^ .Tli;nrîiiS;^«r
ffiignn. l«ichaB4Mw. *"'"' SiUmUmb ■»'"'"'"■ ia«rl»eBMt
Transatlantiques. 179.000 763.000t.
Messageries M«». . 154.000 630.000 t.
Chargeurs réunis 14.000 531 .000 m^
On voit que les subventions et primes allouées par le Trésor forment une part notable des recettes, surtout pour les gi-andes compagnies postales. Malheureusement, malgré ces primes, les entreprises étrangères continuent à recueillir la majeure partie des bénéfices provenant des transports maritimes auxquels notre commmerce donne lieu. Mais le développement de ces transports n'en reste pas moins un des éléments essentiels de la prospérité nationale.