‹ Transports & tarifsChapitre 156 sur 174 · RECETTES ET DÉPENSES "'•^S · texte numérisé non relu

RECETTES ET DÉPENSES "'•^S

tatée eu 1907, enfin des augmenUilions nouvelles et considérables sont encore prévues. L'ell'ectif total des agents dépasse aujourd'hui lOU.OUO.

Le produit net s'élève en apparence à -47 millions en 1907. Mais, pour obtenir les résultats financiers réels du service, il faut faire subir certaines corrections aux chifTres résultant des comptes du Ministère.

Remarquons dabord que les dépenses d'établissement des lignes télégraphiques et téléphoniques se confondent chaque année avec les dépenses d'exploitation. Mais nous n'en con-cluons pas qu'il y ait lieu de faire une déduction de ce chef, parce que. si Ton mettait à part le compte d'établissement, il faudrait faire état, dans les charges annuelles, des intérêts du capital représenté par le réseau télégraphique et. téléphonique et par le matériel des postes. Le réseau des transmissions comprenait en France, en 1906 :

130.000 km. de Hijnes télégraphique.s, avec 420.000 Um. de fds oO.OOO — téiéphonique.s, — 900.000 —

340 km. de tubes pneumatiques à Paris, Lyon et Marseille.

Ce réseau représente une dépense d'établissement d'au moins .'ÎOO millions, auxquels le matériel et les appareils ajoutent une cinquantaine de millions. Avec les câbles sous-marins établis par l'Etat (21.000 kilomètres, situés principalement aux colonies et ayant coûté 4.J millions), avec les bâtiments et le matériel du service postal, on arriverait peut-être à évaluer le capital mis en œuvre par l'Administration à oOO millions. C'est parce que ces dépenses d'établissement ont presque toujours figuré au budget ordinaire que l'on peut les considérer comme amorties, à charge de maintenir la même imputation pour les dépenses nouvelles de même nature.

Sur d'autres points, au contraire, des rectifications s'imposent. La gratuité des transports i>archemin de fer représente une subvention qui dépassait 59 millions en 190U (voir page

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428) el qui retombe en partie à la charge du budget car les garanties d'intérêts ou les subventions allouées aux compagnies sont naturellement grossies par les charges qu'on leur a imposées dans rintérét des services publics. Inversement, nous avons vu (p. 212) que les sommes'payées aux services maritimes, qui figurent au budget de la poste, sont loin d'être dépensées uniquement dans l'intérêt du service postal; elles ont pour les quatre cinquièmes au moins, sous une autre forme, le caractère de vériables encouragements donnés aux lignes régulières de paquebots, bien plus que celui de rémunération du service rendu. Pour tenir compte de ces deux éléments, il faudrait retrancher du produit net une quarantaine de millions.

Il ne faut pas oublier, d'autre part, que l'administration des Postes et Télégraphes effectue gratuitement le transport des dépêches etla transmission des télégrammes des divers services de l'Etat; un comptage fait en 1896 a montré que le nombre des lettres et paquets transportés ainsi atteignait environ 92 millions, et depuis lors il a beaucoup augmenté. Les transports effectués en franchise causent à la poste des frais qu'il faudrait déduire de ses dépenses totales pour chiffrer les charges correspondant aux services qu'elle rend aux particuliers. Par contre, il faudrait ajouter à ces charges quelques dépenses figurant dans les budgets municipaux.

Au total, on peut dire que les recettes tirées par l'État des taxes imposées aux particuliers pour l'usage du service postal et télégraphique dépassent légèrement les dépenses correspondantes, mais que l'écart représente tout au plus une vingtaine de millions, ce qui est peu de chose sur un mouvement d'affaires de 337 millions. L'exploitation de ce service n'a donc plus en France un caractère tîscal. Le prix perçu pour les lettres est certainement rémunérateur dans l'ensemble ; il laisse de beaux bénéfices, là oîi le trafic est intense, mais il ne couvre pas les frais de la distribution dans les hameaux dispersés; au contraire, le transport des journaux et des imprimés est incon-

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