‹ Transports & tarifsChapitre 74 sur 174 · COO · texte numérisé non relu

COO

Marseille Saigon

Marseille Yokohama...

n.soo

(1) Sans la nourriture à borr

Sur la plupart des lignes, les voyageurs des deux premières classes qui prennent des billets d'aller et retour bénéficient de réductions variant de 10 à 30 pour 100. Les prix ci-dessus sont d'ailleurs ceux des bateaux rapides des grandes Compagnies postales ; les lignes secondaires, qui offrent 'moins de vitesse et de confortable, ont. des prix moins élevés.

Le transport des émigî'cinls se fait à des prix souvent très inférieurs aux plus réduits de ceux qui figurent au tableau cidessus et variant suivant la provenance de ces émigrants ; ceux-ci sont en effet expédiés par des agences qui établissent

des prix totaux du point de départ au point de destination, en sorte que la part versée aux services maritimes dépend dans une certaine mesure du coût du trajet par terre. Les prix demandés pour le trajet par mer subissent d'ailleurs des oscillations assez amples, selon l'activité plus ou moins grande du mouvement d'émigration et selon les alternatives de lutte ou d'entente entre les Compagnies.

La baisse des prix n'a pas été aussi marquée pour les voyageurs que pour les marchandises, l'accélération de la vitesse ayant compensé en partie la réduction des frais amenée par les progrès de l'art nautique. Cependant, les prix' pratiqués il y a quarante ou cinquante ans étaient plus élevés d'au moins oO p. 100 que les prix actuels, et souvent doubles.

Malgré la baisse des prix des transports par mer, le montant total du cliiffre d'afl'aires des entreprises d'armement va en se développant sans cesse, par suite de l'augmentation du trafic. L'administration des douanes évalue à quelque chose comme 300 ù lOOmillionslefretpayépour l'ensembledes marchandises importées ou exportées par la France; le cabotage et les transports de voyageurs y ajouteraient peut-être une centaine de millions. Le total se partage environ par moitié entre le pavillon français cl les pavillons étrangers, car ceux-ci prennent la plus forte part dans l'importation des marchandises n'appartenant pas à la navigation réservée. Les Compagnies françaises touchent en outre les subventions de l'Etat, qui entrent malheureusement pour une proportion très forte dans leurs recettes totales. Le régime de protection et de subventions appliqué à notre marine marchande et à son personnel est loin de leur avoir procuré une prospérité en rapport avec les sacrifices budgétaires. La facilité et le développement des transports par mer n'en sont pas moins un des facteurs essentiels de la prospérité nationale.

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