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Les douleurs ont cessé. Légère épistaxis

A partir de ce moment toutes les manifestations cessent sauf

l’albuminurie.

Observation XI

Marrin De Gimarp. Du purpura hémorragique primitif ou purpura infectieux primitif. Thèse Paris, 1888, obs. XI, p. 99.

Enfant de 12 ans, entré dansle service le 25 août. Antécédents personnels: rougeole à 5 ans. Epistaxis fréquentes depuis le mois de juillet. u

Le 7 août, chute assez violente dans laquelle il s'est fait à la

tête une blessure qui aurait très peu saigné. Environ trois quarts

DE \20 d’heure après cet accident le malade fut ptis d’un saignement de nez abondant qui dura dix-huit heures.

Le 24 août, nouvelle épistaxis nécessitant un n tamponnement . et son entrée à l’hôpital. ,

L'enfant se plaint continuellement d’une douleur sourde dans: le nez et est très altéré. Température 39,6,

Le tégument est frêle et présente de nombreuses taches de purpura irrégulièrement disséminées à sa surface. Ces taches seraient apparues le lendemain de la chute et depuis. ce jour le nombre des taches a été en augmentant, Elles sont plus abondantes sur les épaules, au niveau des fosses sus-épineues,

Trois traînées parallèles d’hémorragies sous-cutanées d’une longueur de 4 à 5 centimètres et d’une largeur de 3 centimètres sur la partie gauche de la poitrine.

Elles seraient apparues à la suite de grattages.

Une pression un peu forte sur le poignet gauche a suffi à déterminer une ecchymose. | ù

27 août. — Abattement plus marqué. Œdème de la moitié gauche de la figure ; suintement séro- sanguinolent par la narine gauche. Quelques taches nouvelles. Température 32°2. Pouls faible. |

28. — L'état général s'aggrave. Violentes douleurs dans la tête, épistaxis persistante. L’éruption pâlit.

31. — L'éruption a peu augmenté. L’écoulement sanguin se fait toujours par la narine gauche. La bouffissure de la face augmente, Le malade sort sur la demande de ses parents, il était

mourant.

Bien que l’on ne trouve pas d’antécédents hémophi-

liques, il n’en reste pas moins vrai que cet enfant reste {

suspect d’hémophilie étant donné la facilité avec laquelle on provoque chez lui des ecchymoses, et la fréquence des épistaxis avant le traumatisme.

. Quelques cas de purpura ont élé signalés à la suite d'opérations chirurgicales. La plus ancienne est celle de Behrens, médecin du xvur° siècle, élève de Werlhof. Nous reproduisons d’après Lasègue (Etude rétrospective sur Ja maladie de Werlhof. Archives générales de médecine, 1877,t. 1, p. 592) cette observation qui, publiée

à l’occasion des faits relatés par Werlhof, ne rentre pas

dans le type clinique auquel est resté associé le nom

de ce dernier.

Observation XII

(Brunes)

« II s’agissait d’un homme sous le coup d’une cachexie mal déterminée, provoquée par des accidents gastriques et pulmonaires vaguement décrits, probablement 'un phtisique à lente évolution ; une fistule à l'anus se déclara après de longs malaises locaux et généraux. L'opération est pratiquée et à la suite survint une hémorragie profuse. Le lendemain on aperçoit deux taches noires saillantes sur les côtés de la langue, puis une érup-

tion fétéchiale se répand sur les bras et sur les jambes; les gen-

cives congestionnées laissent suinter du sang en petite quan=

tité.

« Fe quatrième jour,épistaxis avec évacuation passagère d’un sang ténu et séreux.

« Le malade est fatigué, languissant, disposé auxsyncopes ; nouvelle épistaxis, vommissement attribué à l’hémorragie nasale. Le

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stillicidium des narines continue malgré les remèdes ; de minute en minute, la faiblesse est plus grande ; à midi, crise épileptiforme ; à 5 heures, algidité croissante. Le malade succombe\le soir même sans agonie, La maladie hémorragique avait duré une

dizaine de jours. »

Les deux observations suivantes ont trait à des cas de purpura survenu après des interventions chirurgica-

les suivies de pyohémie.

Observation XIII

SAmuEz Wixs, Report on pyœmia and some allied affections. Guy’s Hospital Reports, 1861, p. 164. Résumée.

Homme de 40 à 50 ans. Rétrécissement urétral ancien ; cathétérismes répétés. Entré avec une inflammation de la vessie; ultérieurement frissons, fièvre, douleurs dans les articulations et tous les symptômes de la pyohémie.

Autopsie. — L’apparence la plus remarquable est l’existence de purpura sur le corps et les viscères: Les poumons tachetés, très congestionnés ; de nombreux lobules sont presque solides et dans un ou deux il y à un léger exsudat inflammatoire, Gœur

tacheté, foie et rate mous ; reins également tachetés ; cerveau

* d’un remarquable état purpurique ; la coupe comme les ventri-

cules est ecchymosée.

Observation XIV

SamuEL Wizxs. Calcul de la vessie ; pyohémie.

Eodem loco, p. 165.

Garçon de 16 ans. À un calcul depuis huit ans. Immédiate=

ment après son entrée à l'hôpital, il est devenu très mal, avec

> = 73 — fièvre, et son corps se couvrit de purpura ; ultérieurement, le cou et la langue se tuméfièrent et il mourut au bout de quinze Jours.

Autopsie. — Encore des taches de purpura sur le corps et sur

le cœur; dans les poumons, masse de tissu induré, gris, hépatisé ;

reins suppurés ; abcès de la langue.

Observation XV

Sorez. Maladie de Werlhof ayant pour origine probable un traumatisme de l’urèthre. Gazette hebd. de méd. et de chir., 1880,

p. 413. É ; Homme de 41 ans, italien, entre à l'hôpital militaire du Havre le 3 novembre 1879. Donne en italien des explications confuses d’où il résulte cependant qu’il a eu une blennorragie remontant à quatre ans et de la gêne de la miction. Il se sonde avec: une bougie en bois recouverte d’une toile emplastique avec laquelle il violente son canal lorsqu’il éprouve quelque difficulté à uriner et presque toujours l'émission de l’urine est accompagnée de gouttes de sang. Vers le 25 octobre, raideur dans les muscles de la nuque qui sont douloureux jusqu’au 1°" novembre. Le 2 novembre au matin, le malade constate une tumeur de la grosseur d’une noisette siégeant sur le milieu de la verge, au-dessous du canal de l’urèthre. Du sang s'écoule par le méat urinaire. Le malade vient cependant au Havre où, vers midi, son entourage lui fait remarquer sur le visage, le cou et les membres supérieurs des taches noires. ll

Ecchymoses et pétéchies, gonflement des gencives. Guérison

en trois semaines. :

Les purpuras survenant à la suite de lésions des voies urinaires sont classés dans les purpuras infectieux. De plus, le malade de Sorel était paludique, ce qui enlève

cu donc toute valeur au traumatisme,

“HA Observation XVI

Cuavoix. Purpura survenu à la suite du traitement d'une hydro- ES cèle par la ponction el l'injection iodée. Mémoires et bulletins de la Société de médecine el de chirurgie de Bordeaux, 1896, p. 537. Résumée.

Homme de 48 ans. Injection iodée dans la tunique vaginale. ie Huit jours après, violents frissons, purpura généralisé; puis épisve taxis et hématuries ; pas d’élévation de la température.

Là encore l'infection n’est pas nettement établie mais paraît

très vraisemblable."

Voici maintenant un cas où le purpura a succédé à

des lésions traumatiques des téguments et où il peut être considéré comme la conséquence de l'infection locale.

Observation XVII

Levose. La conception des purpuras d’après leur formule anatomo-sanguine. Archives de médecine expérimentale, mai Cr 1903, p. 381. Résumée.

CN RAA j l Homme de 49 ans. Il ÿ a un an, à la suite d’une chute sur le mollet gauche, forte ecchymose à laquelle a succédé après cinq

à six semaines une plaie donnant issue à du sang noir. él Guérison en deux mois. A cette époque, le malade s'aperçoit que le membre inférieur était enflé et se recouvrait de petites

taches rouges qui, depuis, se reproduisent constamment.

ee TD liue

Observation XVIII

Vreizzarn. Thèse 1907, obs. VIIT, p. 73.

I s’agit d’un enfant de 14ans. Th. Pierre entré pour douleurs rhumatismales et purpura.

25 février. — Bonne santé habituelle. Il y a un àn, hydar-

throse du genou gauche guérie en quinze Jours.

Il y a un mois, blessure au genou gauche : la plaie actuellement recouverte d’une croûtelle a un peu suppuré : des traînées rougeâtres, douloureuses, sont apparues à la cuisse gauche et une petite glande dans l’aine. Il y a quinze jours, il éprouve brusquement une douleur vive dans le mollet droit qui les jours suivants devint rouge et violacé. |

Il y a huit jours, douleurs dans les pieds et les genoux.

Il y a trois jours, taches purpuriques sur les membres inférieurs et le bras droit. Pas de douleurs abdominales. Actuellement légères douleurs articulaires, quelques macules purpuriques discrètes à la partie inférieure des jambes. Pas de signes visCéraux. |

27 février. — Tuméfaction du coude gauche, plaque d’œdème

sur l’avant-bras droit, ecchymoses des membres inférieurs en.

voie de disparition.

28 février. — Malade souffre moins. Le'purpura a disparu aux membres inférieurs. Un bouquet de papules hémorragiques est apparu au-dessus du coude Bauche: à la fesse droite et sur la paroi latérale du thorax.

4 mars. — État général satisfaisant.

6 mars.— Douleurs dans les poignets, les coudes. Douleurs,

abdominales diffuses, non exagérées par la pression.

TEE

7 mars. — Doulcurs abdominales violentes à maximum épigastrique presque constantes,

Nouvelle poussée érythème-ortié et purpurique au niveau des pieds. Douleurs articulaires dans les genoux.

8 mars. — Douleurs abdominales vives. Nouvelle poussée sur la fesse droite.

9 mars. — En certains points le purpura est en voie de disparition mais une nouvelle poussée apparaît sur le flanc droit.

11 mars. — La malade ne souffre plus. [l y a encore de nouvelles poussées de purpura. Arthrite du poignet droit continuel. Les œdèmes ont disparu. ' É

13 mars. - Ventre à nouveau douloureux, nouveaux éléments purpuriques.

15 mars. — Recrudescence des douleurs abdominales coïncidant avec une poussée de purpura. Légères épistaxis.

16 mars. — Selles sanguinolentes, nouvelle poussée, sort le lendemain, nouveaux éléments, les autres en voie de dispari-

tion.

Dans ce cas la plaie ayant suppuré il s’est fait une infection locale et Le traumatisme n’a certainement aucun rapport avec le purpura.

Dans le cas suivant les conditions étiologiques sont complexes et le sujet a présenté des accidents d'hémophilie. |

Observation XIX Thèse de Berne, Paris, 1884, obs. IV, p. 38.

Gustave G..., 54 ans, terrassier, admis le 17 décembre 1883 3 Lariboisière. Pas de’renseignements sur les parents et les colla-

téraux. Pas de maladies dans l’enfance. Cependant vers l’âge de

10 ans, épistaxis fréquentes et sans motif apparent ; les moindres coupures donnaient lieu à des écoulements de sang abondants. Avec l’âge tous ces phénomènes disparaissent et sa santé est bonne.

[Il y a un an, sans cause nettement appréciable, il eut une poussée de taches ecchymotiques aux deux Jambes. Ces taches ne s’accompagnèrent d’aucun trouble notable de la santé et disparurent progressivement en quelques jours. Déjà à cette époque les gencives laissaient suinter du sang au niveau de leur bord libre sous l'influence d’une simple pression. ,

Il y a trois ou quatre mois, en se livrant à des travaux de terrassement, il se heurta à plusieurs reprises avec ses outils de travail au niveau de la jambe droite. Bientôt frissons, malaise, état général mauvais, œdème de la jambe droite qui se couvre d’une large ecchymose. À ce moment pas d’hémorragies.

Retrtenient quelques taches au membre inférieur gauche ainsi qu’au bras du même côté.

A la jambe droite, vaste ecchymose, douleur à la precision des masses, musculaires.

Quelques taches dans la cavité buccale.

Urines ni sucre, ni albumine.

Amélioration manifeste et rapide.

Parfois Le purpura est en relation indirecte avec le traumatisme. Celui-ci a nécessité un repos prolongé où l'application d'un appareil contentif. Lorsque le sujet recommence à marcher ou quitte son appareil, l’augmentation de la pression sanguine provoque V’'apparition d'un purpura par un mécanisme analogue à celui

du purpura survenanl dans les thromboses veineuses.

Ter Hartmann (1) a décrit avec soïn cette forme de purpura localisé que Cloquet a fait connaître.

L'observation suivante peut en être rapprochée bien que l’immobilisation préalable n’ait agi que pour localiser sur un membre inférieur les manifestations scor-

butiques.

Observation XX

LenoBce. Archives de médecine expérimentale, mai 1913, p. 391.

Homme de 28 ans, entré à l'hôpital pour une plaie du coude-pied remontant à deux mois. Est resté huit jours sans marcher; à la suite, est apparue à là jambe gauche une éruption d’un bleu violacé ecchymotique avec des taches de purpura qui a persisté depuis lors. Gencives boursoufflées. Le malade appartenait à l’équipage d’un bateau qui mangeait des salaisons depuis sept mois et dont plusieurs hommes ont présenté des ma-

nifestations scorbutiques.

Cette série, fort disparate, d’observations montre que le purpura affecte des relations diverses avec les traumatismes. Dans une première catégorie de faits, la seule qui mérite le nom de purpura traumatique, le syndrome purpurique apparaît peu de temps après le traumatisme et atteint des sujets paraissant en bonne santé. L'état général reste bon et la guérison est rapide.

IL est en tout comparable à celui des purpuras sur-

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