Hartmann. Annales de dermatologie, 1888, p
venus à la suite d'émotions morales, de chocs nerveux ; on comprend done comment la plupart des auteurs les décrivent simultanément et en font une seule et même variété de purpura.
Malgré l’analogie avec le purpura d’origine nerveuse par émotion, la plupart des auteurs notent que le sujet de leur observation n’a pas, malgré l’intensité du traumatisme, éprouvé d'émotion bien vive. Mais le fait est bien douteux et le plus ordinairement l’émotion doit accompagner le traumatisme, surtout quand celui-ci est violent. A
- Il est une autre variété de traumatismes qui provoquent avec une certaine fréquence le purpura, ce sont les traumatismes portant sur les organes génito-urinaires et sur la région anale. « Il semble bien résulter, comme le pense M. le D: Thibierge, qu’ils le déterminent par l'intermédiaire d'infections consécutives, infections indiscutables dans quelques cas, très probables dans les autres, et non par l’intermédiaire du système nerveux, d’un réflexe partant des voies urinaires.
« Ces traumatismes sont exclusivement des traumatismes opératoires el le purpura qui leur succède. mériterait le nom de purpura post-opératoire. Les traumatismes des membres nous ramènent aux traumatismes vulgaires, accidentels, plus spécialement aux accidents du travail : ils peuvent être l’occasion du purpura par deux mécanismes différents :
« Tantôtil s’agit alors de traumatismes superficiels in-
téressant exclusivement le tégument : à leur niveau se
produit une suppuration ; tout comme tant d'infections |
à localisations viscérales, l'infection pyogène du tégument provoque le développement du purpura. |
« Fréquemment les lésions de ce purpura d’origine infectieuse se localisent de préférence sur le membre même qui a été le siège du traumatisme ; mais elles peuvent aussi se généraliser et revêtir la forme hémorragique. Tantôt, à la suite d’un traumatisme grave des membres inférieurs, une fracture par exemple ou un traumatisme étendu, l’immobilisation du membre au lit ou dans un appareil est suivie, au moment de la reprise des mouvements, d’une ou plusieurs poussées purpuriques suivant le mécanisme que je signalais plus haut. On voit donc que le purpura peut, dans des circonstances variées, succéder à des traumatismes, comme suite rapide et immédiate, ou comme suite éloignée et indirecte : qu’il peut, dans des conditions différentes, prolonger la durée de l'incapacité résultant d’un traumatisme, particulièrement d’un accident du travail, le compliquer plus ou moins gravement » (Traumatisme et pur- : pura, D' G. Thibierge. Bulletin médical, 31 mai 1913).