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Diminution de la force musculaire et maladresse ; la démarche reste bonne.
En juin 1895 consultation de Monsieur Landouzy à l’hôpital Laënnec.
En 1896, les doigts de la main gauche ont commencé à se raidir et àse mettre en griffe.
En septembre 1896 commencent les troubles de la marche et troubles du côté de la main droite (parésie), pas de troubles de la sensibilité. L <
Entre à la salle Prun en octobre 1896.
Le 19 décembre, il va passer 15 jours à Vincennes puis rentre à la salle Pruss au mois de janvier ayant de la conjonctivite et de la kératite à droite.
Etat actuel. — 26 mars 1898. d
Aspect extérieur. — Homme bien constitué, bien portant.
Pas d’autres maladies.
Intelligence. — Mémoire conservée.
Pas de changement de caractère.
= Un peu d’apathie intellectuelle.
Pas de troubles du langage. Re
Quelques vertiges passagers. >
Viscères. — Pas de troubles digestifs. e
Pas de troubles du côté de l'anus. Constipation. à
Troubles urinaires. Un peu de retard dans les mictions ; le. < malade ne sent pas l’urine passer. La rétention d'urine a mis le D malade dans l'obligation d’être sondé pendant huit jours, ilya à à deux mois environ. ;
Epididymite bacillaire double en voie de guérison.
Motilité. ;
Réfiexes.—Aux membres inféri ieurs : gauche, exagérés, trépidation spéciale ; droit, exagérés, pas de trépidation. Aux membres supérieurs : abolis à gauche.
= id. à droite.
Contractures.— Passagères, surtout au lever, dans la jambe gauche.
Force musculaire. — Aux membres inférieurs, très bien conservée dans tous les mouvements.
Aux membres supérieurs, à gauche, les quatre derniers doigts sont en flexion par contracture (le pouce est en adduction extension), mais on peut facilement les étendre sans que les mouvements soient limités par des brides fibreuses.
La première phalange de l’index est à angle droit {suite de brülure) ; le malade ne peut absolument pas remuer les doigts, il a conservé à peine quelques mouvements de flexion et d’abduction du pouce.
L'ensemble de la main est atrophié sans qu’il y ait prédominance dans l’éminence thénar.
Les mouvements du poignet sont impossibles. L’avant-bras est atrophié dans son ensemble. Le long supinateur n’est pas épargné, le bras est atteint, il en est de même de l’épaule. Le deltoïde est atrophié ; le trapéze fonctionne encore. — Le malade peut lever le moignon de l'épaule, mais il ne peut lever le bras au-dessus de la tête, et n’oppose aucune résistance aux mouvements que l’on imprime aux bras. L’atrophie musculaire est masquée par de l'adipose interstitielle.
Nombreuses contractions fibrillaires à la palpation et à la percussion des masses musculaires.
A droite, un peu d’atrophie de l'éminence thénar et des interosseux dorsaux, mais les mouvements du poignet et de l’avantbras ont conservé leur force et leur amplitude.
Dynamomètre : 25.
Station debout. — Scoliose à convexité dorsale supérieure tournée vers la gauche et abaissement corrélatif de l’épaule.
Démarche. — Un peu spasmodique, surtout de la jambe
gauche.
Le signe de Romberg existe.
Sensibilité générale. — DOULEUR EN AVANT.
Côté droit. — Bras, piqûre comme tact jusqu’au sommet de l'épaule.
Poitrine, piqûre perçue ;
Hypochondre : perceptions moins nettes ;
Fosse iliaque : — —
Testicule : piqûre perçue comme tact ;
Jambe : — — |
Côté gauche. — Bras, insensibilité ;
Poitrine : insensibilité ;
Hypochondre : perceptions très nettes;
Fosse iliaque : — —