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Mursick (1868). Un sollat, très bien portant jusqu'alors, reçut un coup de fusil dans l’articulation du genou gauche nécessitant une amputation de cuisse et mourut 5 jours après d’une leucémie aiguë.
À l’autopsie, outre les caractéristiques leucémiques, l’auteur relevait une ostéomyélite du moignon osseux.
Morax (1870) publie dans les Pulletins de la Société Médicale de la Suisse Romane, des cas de leacémies consécutives à une contusion de la rate.
Ponfick (1876). Un ouvrier âgé de 37 ans reçut un coup de pied de cheval dans le flanc gauche. Les douleurs violentes resenties se calmèrent peu à peu. Un an après le traumatisme, les douleurs reparurent sous forme de point de côté. Le malade entra à l’hôpital, la rate était énorme, ferme, non douloureuse, pas d’adénopathie notable. Dans le sang, le rapport des éléments figurés était d'environ 1 leucocyte pour 10 hématies. Le malade mourut 3 jours après son entrée à l’hôpital.
Aulopsie : La rate était énorme, adhérente aux organes voisins, le diaphragme en particulier. Périsplénite de nature partiellement fibrocartilagineuse, hyperplasie médullaire des côtes, du sternum, du fémur, des os de la jambe droite.
Arnison (1878). Un homme, âgé de 37 ans, reçut un coup dans le côté gauche, des douleurs apparurent à ce niveau et la rate augmentant progressivement de volume distendait l'abdomen. L'examen du sang fit porter le diagnostic de leucémie.
Gowers (1878). Dans son article « Splenic-leucocythemie » rapporte que dans 4 cas les premiers symptômes de la leucémie ont été rattachés à un traumatisme porté sur la région splénique.
Lueders (1880). Un ouvrier âgé de 33 ans fut coincé contre un mur par un cheval. Immédiatement après le traumatisme apparurent des selles hémorragiques. Une leucémie à évolution lente se développa. Rapport des leucocytes aux hématies
1 sur 10.
Thomsen (1885). Un homme âgé de 23 ans fut pris sous une charrette. Un an après, dans une chute de voiture, il se
contusionna le côté gauche. Seize à dix-sept ans plus tard un timon de voiture le heurta violemment au côté gauche; les douleurs qu'il ressentit furent d’une violence extrême et persistèrent pendant trois semaines. Le blessé constata une perte de forces progressive, des vertiges, des maux de tête et des troubles respiratoires. Huit mois après le dernier traumatisme, le malade, lors d’une quinte de toux, perçut une sensation douloureuse, à type de brûlure, lancinante, dans la région splénique. Il entra à l'hôpital. On notait la pâleur de ses téguments, l'existence d’une voussure épigastrique marquée. Augmentation de volume de l’abdomen. Hépatomégalie. La matité de la rate mesurait 16 centimètres sur la ligne axillaire, horizontalement sa plus grande dimension atteignait 41 centimètres D. Rapport des leucocytes et des hématies 1 /9.
Westphal (1890). Un maçon âgé de 16 ans tomba d’un échafaudage. Il resta sans connaissance pendant trois jours, puis revint lentement à l’état normal. Un an après apparaissalent des hémorragies profuses, difficiles à arrêter. Epistaxis rebelles et gingivorragies. Pâleur accentuée des téguments et des muqueuses. Etat général profondément atteint.
Les territoires glanglionnaires étaient presque tous hypertrophiés. La matité de la rate mesurait 21 cm. de longueur sur 30 de largeur. Le sang d’un aspect pâle et aqueux contenait 816.000 globules rouges et 24.000 globules blancs. Taux de l’hémoglobine 45 %. Parmi les globules blanes on notait une prédominance des petits éléments. Pas d’éosinophiles. La percussion du sternum et des deux tibias était douloureuse. La mort survint peu de temps après son entrée à l'hôpital.
Aulopsie : La moelle osseuse revêtait un aspect tigré. La rate élait enveloppée d’une sorte de caillot sanguin et présentait à sa surface une petite fente obstruée par un caillot.
Sporlein (1892). Un an après un choc violent au niveau du creux épigastrique un homme âgé de 32 ans, présenta une altération de l’état général. La rate à surface régulière dure, et peu sensible à la pression, mesurait 44 centimètres
mr de long sur 23cm. 5 de large. Le sang contenait 790.000 globules blanes et 2.835.000 globules rouges par mm. Taux de l’hémoglobine 54 %. Nombreuses hématies mucléées. Karyokinèses fréquentes ; poïkylocytose légère. Le malade est revu 18 mois plus tard. Le foie et la rate étaient énormes. Ïl existait une voussure au niveau de l’omoplate vauche d’une surface de deux paumes de mains, très douloureuse, donnant une sensation de fluctuation. Une ponction retira un peu de sang. On décida d'intervenir chirurgicalement et à l’incision des téguments on tomba sur un tissu nécrosé, semblable, dit l’auteur, à de la fibrine. Le malade mourut un mois après cette tentative opératoire.
Aulopsie : La rate adhérait fortement aux organes VOIsIns. La moelle du sternum et du fémur présentait une coloration purulente avec hyperplasie lymphoïde.
Greiwe (1892). Un serrurier âgé de 28 ans, en voulant soulever un fardeau de 200 livres éprouva subitement des douleurs violentes dans la région splénique. Deux jours après apparaissaient des gingivorragies qui allèrent en augmentant d'intensité. Nombreuses hémorragies sous-Ccutanées. Pas d'épitaxis. La région splénique el tout l’hypocondre gauche étaient sensibles à la pression. Les ganglions lymphatiques étaient tous augmentés modérément de volume et douloureux à la palpation. La rate était percutable depuis la 7e côte jusqu’à quatre travers de doigt au-dessous du rebord des fausses côtes. L'examen hématologique répondit : « leucémie lymphoïde ». Le sternum n’était pas sensible à ja percussion. La mort survint 11 jours après l'accident initial.
Aulopsie : On trouva deux cuillerées à soupe de sang dans le petit bassin. La rate mesurait 23 centimètres de long sur 14 em. 1 /? de largeur.
Ebstein (1894) publie deux cas de leucémie survenue après traumatismes :
Premier cas. — Un employé de chemins de fer, âgé de 31 ans, bien portant jusqu'alors, subit de fortes contusions dans un tamponnement. Après une période pendant laquelle il pré-
Hop
senta des troubles mal définis par l’auteur il put reprendre du service. Mais peu après l’état du sujet s’altéra et le malade mourut 3 années après son accident dans un état de cachexie leucémique.
Deuxième cas. — Un homme âgé de 36 ans, à la suite d’une chute d’un échafaudage vit apparaître une hypertrophie des ganglions inguinaux. Quatre mois après l'accident le malade présenta une leucémie à évolution aigue et il mourut un mois et demi après.
Graziani (1895), publia dans la Riforma Medica, le cas d’un navigateur âgé de 42 ans, qui recut sur l’abdomen un tas de tuiles et qui mourut d’une leucémie dans un délai qui n’est pas indiqué par l’auteur.
Hindenburg (1894). Un ouvrier âgé de 37 ans reçut pendant son service militaire, en 1878, un coup de pied de cheval sur la région splénique. Il perdit connaissance et resta immobilisé au lit pendant huit semaines par une inflammation péritonéale. À la fin de l’année 1889 apparurent les premiers symptômes d’une leucémie ; en juillet 1889, larate hypertrophiée était sensible et le malade éprouvait des douleurs dans le flanc gauche. A la percussion le sternum et les tibias étaient douloureux. La matité de la rate mesurait 41 centimètres sur 48 centimètres. Examen hématologiques : 2.300.000 globules rouges, 780.000 globules blancs. Taux de l’hémoglobine 54 %. Présence de normoblastes. Pas de mitoses. Le décès survint le 29 mars 1894
Aulopsie : La rate mesurait 34 centimètres sur 18 centimètres el [1 centimètres d'épaisseur. Sa capsule était épaissie et blanchâtre.
Hindenburg (1894) cite une observation d’Eberth : Un homme âgé de 50 ans, reçut dans la région splénique un choc violent par le timon d’une voiture. Dans les semaines suivantes, le malade accusa une fatigue anormale et une pâleur croissante des téguments.
À l’examen, on trouva une rate volumineuse. Le sang examiné cinq semaines après le traumatisme fit. porter le diagnostic de leucémie très marquée. La mort survint neuf mois après l’accident.
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Klemperer (1895), publia le cas d’une leucémie à évolution aiguë, la mort survenant sept semaines après le début clinique de l’affection, début qui avait succédé à un traumatisme de la région splénique. La rate était considérablement augmentée de volume.
Knoth (1896). Un forgeron avait recu deux ans avant son admission à la clinique d’Iéna un choc violent à gauche de l'abdomen. 11 fut immobilisé au lit pendant quatre jours par des douleurs qui s’irradiaient dans le bras et la jambe gauches. Il se plaignit ensuite de douleurs dans le côté gauche et de sueurs profuses. Le malade dès le début de son affection s'était aperçu d’une augmentation de volume de son abdomen et quinze mois avant son entrée à la clinique il avait remarqué la présence d’une tumeur siégeant à gauche, dans la partie haute de son abdomen. On ne trouvait pas d'hypertrophie ganglionnaire. La percussion des os de l’avant-bras et des tibias n’était pas douloureuse. Examen hématologique : 2.770.000 globules rouges et 230.000 globules blancs. Quelques hématies nucléées présentaient un noyau en division nucléaire. La percussion délimitait une rate tumorale qui dépassait la ligne médiane du corps de 3 centimètres et qui disparaissail progressivement vers le bas vers la symphyse publienne. Cette rate était très dure, non douloureuse. La mort survint vingtsix mois après le traumatisme.
Aultapsie : La rate occupait toute la moitié gauche de l’abdomen et contractait des adhérences avec le diaphragme. Le poids de la rate était d'environ 3 kilos.
Hermann (1896) Premier cas. Un employé des tramways âgé de 31 ans, jouissant jusqu'alors d’une bonne santé, fit une chute sur le côté gauche. Malgré l’absence de signes visibles de contusions, cet homme prétendait avoir ressenti immédiatement après sa chute de violentes douleurs et avoir découvert au-dessus de l’ombilic le soir même de son accident une tumeur abdominale du volume d’un œuf de poule. Le malade maigrit et vit croître progressivement le volume de la masse tumorale abdominale. Il entra à l'hôpital un an après son ac-
cident. On y notait l’aspect cachectique du sujet, sa pâleur, l'augmentation de volume de l'abdomen. La rate descendait au niveau de l’E. I. A. S$. et atteignait en avant la ligne parasternale. Sa palpation était indolore, sa surface irrégulière. Légères adénopathies axillaires et cervicales. L'examen hématologique dénotait une augmentation considérable du nombre des leucocytes qui atteint et peut-être même dépasse celui des hématies. Hématies nucléées en petit nombre.
Deuxième cas. Un ouvrier d’une usine à gaz, âgé de 63 ans, dans les antécédents duquel on relevait du paludisme vers l’âge de 6 à 10 ans, fit une chute d’un étage. Après avoir été immobilisé au Hit pendant cinq jours par des douleurs dans le genou droit, il put reprendre son travail; six mois après sa chute apparaissaient des douleurs violentes dans le région sacrée. Deux ans après le malade entrait à l'hôpital. Adénopathies des régions sous-maxillaires, axillaires, cervicales et inguinales. A l’examen hématologique, on trouvait une augmentation considérable du nombre des leucocytes. Progressivement l’état général décline, et quatre ans après l’accident, le sujet était dans un état cachectique : pâleur intense de téguments, rate augmentée de volume. Certains ganglions sous-maxillaires et inguinaux étaient du volume d’un œuf de poule. Dans le sang on comptait un leucocyte pour 10 hématies.
Troisième cas. Un meunier, dans une chute se contusionna fortement le côté gauche. Un examen médical ne constata alors que des phénomènes d'ordre contusionnel. Un mois après le sujet présentait une stomatite ulcéreuse qui, aux dires du malade, sévissait sous forme épidémique dans la région. Un médecin appelé constata l'existence dans le côté gauche de l’abdomen d’une tumeur qu'il prit pour un rein ptosé. Trois mois après le malade entra dans une clinique. On y signalait l’aspect très pâle, amaigri du sujet, la décoloration de ses muqueuses, une légère adénopathie au niveau de la nuque et la sensibilité douloureuse de la moitié inférieure du sternum.,
La matitié de la rate sur la ligne axillaire s’étendait du 7° espace intercostal à la crête iliaque, en avant elle atteignait la ligne médiane. L'examen hématologique montrait,
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un temps de coagulation normal, une augmentation du nombre des leucocytes, une diminution du nombre des hématies; le
rapport ee — 1/3 Quelques normoblastes. Les dimensions des
leucocytes étaient variables, les formes de grande dimension prédominaient. Le malade mourut un an après son accident.
Hermanni (1898). Un mineur fit une chute d’une hauteur de 5 mètres sur l'abdomen. Une légère blessure au menton saigna beaucoup. Un an après, à la suite d’une extraction dentaire, le malade eut une forte hémorragie. Dix-huit mois plus tard, il présentait, dans le côté gauche de l’abdomen, une tumeur dure, disparaissant sous le rebord costal et atteignant la crête iliaque. Le sternum était très douloureux à la pression. Pas d'hypertrophie des ganglions lymphatiques. L'examen du sang répondit : leucémie. Le malade mourut vingt et un mois après son accident.
Aulopsie : Poids de la rate 1750 grammes. Hyperplasie de la moelle osseuse du sternum et du fémur droit.
Koschin (1898). Un homme, jusqu'alors bien portant, subit dans une bagarre de violentes contusions au côté gauche de l’abdomen et du thorax. Il resta sans connaissance plusieurs heures et s’alita 15 jours se plaignant de douleurs thoraciques. Les ganglions du cou, des aisselles, de l’aïne, S’hypertrophient au point d'acquérir le volume d’un œuf de poule. Outre une lassitude extrême le malade accusait des douleurs dans l’hypocondre gauche, occupé par une rate volumineuse. L'examen du sang donna les résultats suivants : 1.860.000 globules rouges, 600.000 globules blancs. Hémoglobine 45 %,
Schmidt (1900). (Premier cas). Un ouvrier âgé de 36 ans, fut coincé centre un mur par un cheval; immédiatement après cet accident apparurent des selles hémorragiques qui persistérent plusieurs jours. Quelques semaines plus tard, le malade se plaignit de troubles respiratoires nocturnes, d’une asthénie accentuée et présentait un œdème malléolaire et une augmentation de volume de l’abdomen. Le malade entra à l'hôpital onze mois après l'accident dans un état cachectique. Dans l’hypocondre gauche on trouvait une tumeur qui
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atteignait l’épine iliaque antérc-supérieure, et qui en avant affleurait la ligne mamelonnaire gauche. Légère adénopathie inguinale gauche. L'examen du sang révélait un accroissement considérable du nombre des leucccytes et posait le diagnostic de leucémie myéloïde.
Le sujet mourut quatre jours après son entrée dans le service.
Aulopsie : La rate pesait 1.900 grammes, et présentait plusieurs infarctus anciens ou récents; la moelle osseuse du fémur droit avait une teinte rougeâtre;
(Deuxième cas). Un ouvrier âgé de 40 ans, dans une chute se heurta la région costale gauche; les phénomènes douloureux immédiats furent insignifiants; le troisième jour après la chute, la jambe gauche augmenta de volume et devint douloureuse; le sujet entra dans une clinique deux ans après. À l’examen, on trouvait une tumeur dure, mobile, occupant la partie gauche de l’abdomen et descendant au niveau de l’arcade crurale; les ganglions inguinaux et cubitaux étaient modérément hypertrophiés; la percussion des os n’était pas douloureuse. Examen hématologique : 1.615.000 globules rouges, 785.000 globules blancs : leucémie myéloïde.
Kutschera (1900). Un ouvrier âgé de 50 ans, subit une contusion grave du côté gauche du corps. Dans la nuit qui suivit l’accident apparurent des troubles respiratoires et des douleurs violentes dans la région des fausses-côtes. Un médecin ne constata que des contusions du gril costal. Le quatrième jour apparut une tumeur volumineuse, débordant le rebord des fausses-côtes gauches. Environ huit mois après l'accident la tumeur splénique atteignait la symphyse pubienne. Pas d’adénopathie. Le sang contenait un nombre considérable de leucocytes. La mort survint environ un an après le traumatisme.
Aulopsie : Lésion traumatique de la rate.
Stempel (1903). Un ouvrier âgé de 36 ans, recut un coup violent sur la face externe du fémur droit. Le lendemain, un médecin constata le bon état général du blessé et notait au niveau du point contusionné un hématome sous-cutané d’un volume considérable. Quelques semaines après l’accident
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l'état général du blessé était fortement altéré. Trois mois après sa rate atteignait un volume considérable. Le diagnostic de leucémie fut posé. La mort survint sept mois après l'accident.
Meyer (1903). (Premier cas). Un employé des chemins de fer Se heurta, dans une chute, la région occipitale et la partie droite de l'abdomen. Cinq jours après cet accident, le malade présentait des vertiges, de la céphalée, des douleurs lanci” nantes dans scn hémithorax gauche. A son entrée dans une chnique environ deux ans après son accident, on notait une rougeur accentuée de la face et des joues, sans augmentation de la température. La rate était nettement palpable, elle dépassait la ligne médiane de l'abdomen. Hépatomégalie- Pas d’adénopathie. L'examen hématologique répondit ‘ leucémie myéloïde, 300.000 globules blanes; 3.600.000 glo” bules rouges rouges. Hémoglobine 45 %
Deuxième cas). Un homme, peu de temps après un traumatisme à la région splénique, présenta des phénomènes hémorragiques et des œdèmes. Dans le sang on trouva 240.000 leucoeyces-
Rekzeh (1902), dans une communication, « Contribution chnique et expérimentale à la question des leucémies » rapporte sept cas de leucémies dont trois se développèrent après un traumatisme.
Brugnolz (1903). Un homme fut heurté par le timon d’une charrette au niveau de la région splénique. Après une période d’immobilisation au lit de 20 jours on découvrit chez ce malade une rate volumineuse. L'examen hématologique posa le diagnostic de leucémie. Le malade mourut 3 ans après son accident.
L’autopsie confirma le diagnostic.
Grawitz (1906). — Premier cas. Un ouvrier âgé de 35 ans, présen£a à la suite d’une contusion violente du côté gauche, une splénomégalie considérable. Le diagnostic de leucémie myéloïde fut porté.
Deuxième cas. Une femme âgée de 57 ans reçut un coup violent sur la tête. Peu après cet accident apparut une tuméfaction du flanc gauche. On porta le diagnostic de leucémie myéloide.
Schmert (1907). — Premier cas. Unfacteur âgé de 29 ans. fit
une chute déterminant une plaie des tissus de la jambe gauche avec déchirure du périoste. Le lendemain un médecin appelé constata une tumeur siégeant au tiers supéro-interne de la jambe gauche. Les dimensions de cette tumeur étaient de 12 centimètres sur 8. On plaça le membre dans un appareil plâtré pendant trois mois. Après cette période le malade pub marcher mais déclara souffrir de la jambe gauche. Environ dix mois après l’accident, il présenta des vertiges accompagnés de vomissements et de troubles oculaires. Un examen clinique pratiqué trois mois après notait l’état de faiblesse dans lequel se trouvait cet homme. La percussion des os du squelette du membre inférieur gauche était très douloureuse. La rate hypertrophiée dépassait la ligne médiane. Les ganvlions inguinaux el axillaires étaient très augmentés de volume. Dans le sang on trouvait 840.000 globules blancs, les myélocytes étant en forte proportion, et 3.440.000 globules rouges.
Deuxième cas. Un ouvrier âgé de 38 ans, dans un accident, se fracturait une côte, fracture dont il guérit normalement. Dix ans plus tard, il reçut une tuile d’un poids de 6 livres sur le thorax. Huit mois plus tard, un traumatisme du côté droit du thorax provoqua une fracture de la 4% côte droite. La guérison de la lésion fut rapide, mais il persista une grande fatigabilité, des douleurs thoraciques et des troubles respiratoires. L’affaiblissement s’accentua et l'incapacité de l’ouvrier fut totale. Un examen du malade pratiqué cinq mois après ce dernier traumatisme notait la sensibilité extrème du sternum et des deux tibias. Les ganglions des régions axillaires et inguinales gauches atteignaient Île volume d'in haricot. La rate dépassait la ligne médiane, sa matité était de 45 centimètres sur 18 centimètres. Examen hématologique : 3.165.000 globules rouges, 308.000 globules blancs. Hémoglobine 75 %. Le pourcentage des leucocytes est le suivant : myélocytes 43 %. Poly-neutro 51 %. Mastzellen 3 %. Eosinophiles 2 %, Lymphocytes 1%. Le malade mourut dix mois après son dernier traumatisme. L’autopsie confirma le diagnostic de leucémie myéloïde.
Sieber (1909). Un jeune homme après une chute de bicy-