RATES
Un résultat radiologiquement complet, mais persistance de râles à l’auscultation de la région ulcérée plusieurs années après l'intervention.
Sept résultats insuflisants, nuls ou franchement mauvais.
La proportion de guérisons est donc encore plus faible.
On ne peut donc considérer la phrénicectomie comme le traitement de choix des ulcérations du lobe inférieur siégeant sous plèvres symphysées. Ce n’est pas une intervention donnant un collapsus également réparti sur toute la périphérie de la caverne. Un grand nombre d’entre elles sont sous-pleurales postérieures, sont pratiquement fixées au niveau de leur face postérieure qui a contracté des adhérences avec la plèvre et la paroi costale; l’action de détente verticale due à la remontée de la coupole ne peut dans ces conditions se transmettre utilement aux axes transversaux; et l’ascension de la coupole peut même avoir une action nuisible sur une caverne basse qu’elle refoule et déforme en raison de ses attaches postérieures fixes : chez une de nos malades qui présentait une volumineuse caverne de la base la phrénicectomie a été suivie d’un agrandissement de la caverne et d’un ensemencement du sommet homolatéral. Seules les ulcérations qui restent à distance du plan pleural postérieur, qui ne sont pas trop volumineuses et ont une forme ronde, qui « sautent » à la toux (Rautureau) et dont la projection sagittale n’est pas trop postérieure, constituent de bonnes indications de la phrénicectomie. Dans les autres cas l'intervention aboutit le plus souvent à un échec ou tout au moins à un résultat incomplet; si l’ulcération est de siège rétrohilaire elle fait perdre inutilement la fonction d'une base saine.
OA S 30 Phrénicectomie de complément
Par contre, la phrénicectomie de complément est une excellente intervention; dans toutes les observations où elle a été associée à un pneumothorax un résultat complet a été obtenu. Lorsqu'un pneumothorax est adhérent au niveau de la base, l’immobilisation et l'élévation de la coupole diaphragmatique complètent l’action du collapsus gazeux, et en présence d’une caverne de la base on ne peut que considérer comme favorable la persistance après abandon du pneumothorax d'un certain collapsus de la région pulmonaire qui a présenté une ulcération.
Nous avons vu qu’en présence d’une caverne inerte sous pneumothorax complet la phrénicectomie associée donnait également des résultats excellents.
49 Phrénicectomie de substitution :
Il est très difficile de parler des résultats donnés par la phrénicectomie exécutée en présence d’un pneumothorax qui se symphyse ou qu’on abandonne en raison de son inefficacité, puisque cette intervention est pratiquée simplement dans le but de faciliter le recollement pleural et d'éviter un agrandissement cavitaire pendant la réexpansion pulmonaire. Chez tous nos malades une intervention chirurgicale a dû être associée.