LÉO
Ces cavernes évoluent rarement vers la guérison spontanée. La plupart d’entre elles relèvent de la collapsothérapie; mais quelle méthode leur appliquer ?
Lorsque les plèvres sont libres on peut mettre en opposition pneumothorax artificiel et phrénicectomie; à vrai dire, quel que soit le siège d’une caverne, la méthode de Forlanini a des avantages incontestables et même pour une lésion basse on ne peut lui opposer les résultats de la phrénicectomie.
Lorsque les plèvres sont symphysées la phrénicectomie peut paraître s'imposer. Pourtant les bons résultats sont inconstants et souvent de courte durée : il est rare qu'une ulcération d’un certain volume et de siège franchement postérieur guérisse sous l’action de la paralysie diaphragmatique.
Alors que faire ? Au cours des dernières années nous n'avions à notre disposition qu'une seule intervention : la thoracoplastie élargie en hauteur. C’est dire que, pour collaber une lésion n'oceupant qu'une minime partie du champ pulmonaire, nous étions conduits à supprimer entièrement et définitivement la fonction d’un poumon. Actuellement la collapsothérapie cherche à réaliser une détente élective de la région malade tout en économisant la fonction des régions pulmonaires demeurées saines, à collaber la lésion tout en troublant le moins possible la fonction respiratoire. La tuberculose est une maladie générale; la tuberculose pulmonaire évolue par poussées successives; la plupart des phtisiques ont présenté ou présenteront des lésions bilatérales : pour ces raisons on ne peut concevoir comme logique une intervention qui supprime défini-