MOTEUR
tivement la fonction d’un poumon demeuré sain dans sa plus grande étendue, qui met le malade à la merci d'une poussée survenant dans le poumon restant ou d’un incident congestif banal.
Nous avons traité des cavernes du lobe inférieur par des méthodes collapsothérapiques d’action indirecte telles que le pneumothorax contro-latéral et la thoracoplastie antérieure; si nous avons obtenu des résultats intéressants, ils sont demeurés isolés en raison même du mode d’action indirect de ces méthodes. Quant au pneumothorax extra-pleural chirurgical, de multiples raisons nous ont empêché de l’employer en présence de lésions bas situées.
Nous basant sur des considérations anatomiques et radiologiques, en particulier sur le fait que ces cavernes sont à peu près toutes situées au voisinage des feuillets pleuraux postérieurs et dans la concavité des arcs costaux postérieurs, nous les avons traitées par la résection de ces arcs costaux situés dans leur voisinage immédiat : intervention que nous avons appelée « thoracoplastie partielle inférieure ». Les résultats obtenus depuis deux ans tant par M. A. Maurer que par nous-même, nous ont démontré le bien-fondé de nos suppositions. L'intervention que nous proposons est élective et économique, peu choquante et peu mutilante, le plus souvent suffisante pour entraîner la disparition complète de la caverne; de plus, elle ne compromet pas l'avenir et il est possible de réintervenir après plusieurs mois d'attente si le résultat demeure incomplet. Pour toutes ces raisons nous considérons la thoracoplastie partielle inférieure comme une intervention utile, ayant sa place à côté des autres techniques chirurgicales.
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