‹ Travailler a son ameChapitre 1 sur 168 · LETTRE DE M"- FAVA, ÉVÊQUE DE GRENOBLE · texte numérisé non relu

LETTRE DE M"- FAVA, ÉVÊQUE DE GRENOBLE

Elvin (Pas-de-Calais), le 21 septembre 1892.

Cher Père,

Je vous rends grâces de m'avoir envoyé votre premier volume d'Entretiens et Discours pour lea jeunes gens. Il m'est arrivé, comme je quittais Grenoble pour me venir reposer

au pays natal.

.J'ai pu enfin vous lire et charmer mes loisirs en parcourant vos pages, aussi instructives qu'agréables, où l'on sent un amour profond de Jésus et de Marie, un désir ardent d'en embraser les âmes, le tout exprimé en un style riche, classique, entraînant.

Ce premier volume est couronné par la Fille aînée du Cœur de Jésus, la France, et la Fille aînée de Marie, la France encore, deux petits chefs-d'œuvre de foi, de science historique et de vrai patriotisme, qui relèvent le courage et nous font mesurer les hauteurs d'où est tombée notre patrie depuis que le libre examen protestant et la maçonnerie, s< fille, nous ont envahis ^

Mon cher Père, ce divorce de l'Europe avec l'Église, don le Saint-Esprit est l'âme, me fait peur. Vite, rappelons à h France la mission du Saint-Esprit, afin qu'elle revienne pa Lui à l'Église, et par l'Église à Notre-Seigneur. Seule, l'Églis explique l'Évangile ; l'Évangile ne parle pas et ne saurai protester contre ceux qui Tinterprèteutà contresens.

Lorsque Léon XIll dit que nous. Français, nous ne con naissons ni Jésus-Christ ni l'Eglise, c'estvrai. Le remède ei\ d'écouter l'Esprit-Saint nous enseignant par le Pape et pa

l'Église.

Courage donc, cher Père ! Reprenez saint Thoraa d'Aquin, quia si bien parlé de Jésus, parce qu'il était ren

1^1. On retrouvera ces discours dans le volume intitulé : Église et Patri

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