Daniel, m, o7, — Cantique des trois enfants
Prions pour les morts. Ils ne sont pas loin. Absentes adsunt. Les morts sont là. Plus d'un attendait cette heure bénie pour sa délivrance.
0 Jésus, vous ne pouvez rien refuser à vos Premiers Communiants. Nous sommes à vous ; mais aussi vous êtes à nous ; vous nous appartenez, tout entier, avec votre infinie puissance et votre infinie miséricorde.
Or donc, ô Jésus, délivrez en ce moment des feux du purgatoire telles et telles âmes... Vous savez bien: ces chers morts qui nous ont laissés orphelins!... Sauvez-les... Accordez-leur le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix, qui est votre saint paradis ^
Prions pour les vivants...
0 Jésus, ayez pitié de l'âme de nos parents. Ayez pitié de Fâme de mon père et de Tâme de ma mère... Où en sont-elles, ces âmes bien-airaées, au point de vue de l'éternité? Peut-être, à cause de moi, négligentelles la grande atïaire de leur salut... O Jésus, en ce moment, je veux payer à mon père et à ma mère ma dette de reconnaissance. Ce qu'ils ont souffert pour moi, je ne le saurai jamais sans doute complètement. Il y a dans le cœur des pères et dans le cœur des mères des trésors de tendresse et aussi des trésors de douleur que les enfants ne soupçonnent pas. 0 Jésus, je vous demande tout à Ja fois la santé de leurs corps et le salut de leurs âmes. Et s'il fallait, ô mon Jésus,
1. Canon de la messe. Mémento des morts. — Ipsis, Domine, et omnibus in Ghristo quiescentibus locum refrigerii, lucis et pacis ut indulgeas deprecamiir.
mourir pour rendre à mon père et à ma mère votre amitié, faites-moi mourir au pied de Tautel de ma Première Communion!
0 Jésus, ayez pitié des pécheurs. S'ils savaient le mal qu'ils font à leurs âmes, et s'ils savaient qu'ils renouvellent par chaque péché mortel les souffrances de votre Passion, ô cher Martyr*, ils se convertiraient... 0 Père de l'enfant prodigue, pardonnez aux pécheurs. 0 Jésus de Lazare, ressuscitez les morts,... tant de chers jeunes gens, nos frères aînés, qui croient en vous, mais qui ont peur de vous, qui voudraient vous aimer, mais qui n'ont pas le courage de se donner à vous.
0 fils du charpentier Joseph, ayez pitié des ouvriers. Donnez à leurs bras la force et à leur cœur la vaillance.
Bénissez notre ville. Bénissez notre collège, nos maîtres et nos amis. Bénissez nos campagnes. Faites mûrir les gerbes fécondes.
Consolez les pauvres, ô divin Mendiant I Consolez les affligés, ô vous qui avez tant pleuré ! Guérissez les malades, vous qui avez tant souffert!
Bénissez les berceaux, ô saint enfant de Bethléem ! Bénissez les tombeaux, ô divin mort du Golgotha !
Bénissez la France, ô roi des peuples, ô Dieu du ciel! 0 divin Prêtre, bénissez l'Église...
Et maintenant que vous avez fait, en priant, « le tour des misères du monde », que Dieu vous garde, mes chers enfants! Custodiens parvulos Dominus^!
i. Rehr. vi, 6.— Rursum crucifigcntes sibimetipsisFiliumDei. 2. Ps. cxiv, 6.
Qu'il garde votre corps, comme une hostie dans un ciboire, virginal et viril, ardent et pur!
Qu'il garde votre esprit dans les clartés grandissantes de la foi !
Qu'il garde votre volonté dans l'obéissance à ses commandements, dans la fierté chrétienne et dans la force !
Qu'il garde votre cœur toujours ouvert aux belles et saintes amours !
Qu'il vous garde, ômesbien-aimés enfants, tous les jours de votre vie, tels que vous êtes en ce moment : les anges de vos familles, les anges de votre collège, les anges de la terre !
Ainsi soit-il.
U CONFffiMATION
Mes chers Enfants,
Vous nous rappelez le cénacle de Jérusalem, au matin de la Pentecôte, à l'heure où s'opéra la création nouvelle que le prophète avait entrevue et magnifiquement chantée : « Emittes spiritum tuiim et creahuntur et renovahis faciem terrœ*. Seigneur, vous enverrez votre Esprit, et il y aura une création, et vous renouvellerez la face de la terre. » C'était bien, en eiïet, une création nouvelle et plus divine, j'oserai le dire, que la première. Ces ignorants, les disciples, qui n'avaient pu rien apprendre, ou presque rien, à l'école de Jésus- i Christ, le divin Maître, les voici soudainement illu- ' minés de clartés radieuses! Ces pusillanimes, ces lâches qui avaient abandonné le Seigneur, ces renégats, les voici courageux, intrépides, invincibles, fidèles !
En vous aussi, mes chers amis, dans quelques instants, vont s'opérer de semblables merveilles. La * Pentecôte, grâce au ministère épiscopal, est, pour ainsi dire, perpétuée dans l'Église.
L'eau du baptême, sous la main et la parole du prêtre, a pénétré dans vos âmes et elle y a gravé une empreinte ineffaçable, l'empreinte des enfants de ^