‹ Travailler a son ameChapitre 130 sur 168 · Gènes, xiii · texte numérisé non relu

Gènes, xiii

répond : « Benedicat tibi Dominus ; Le Seigneur vous bénisse ^ ! »

On chante, tout en marchant, quelques-uns de ces psaumes que l'Écriture appelle « les cantiques des ascensions », parce que les pèlerins les devaient psalmodier en montant à Jérusalem. Écoutez ces strophes, chers enfants, et dites s'il est au monde poésie plus charmante :

'< Qui seminant in lacrymis, in exidtatione metent. Ceux qui sèment dans les larmes, moissonneront dans rallégresse. »

« Euntes ibant et flebant, mittentes semina sua. Ils allaient leur chemin, et ils pleuraient, en versant leurs larmes, comme des semences. »

« Veîiientes autem venient cum exidtatione, portantes manipulos suos^.

Mais ils reviendront dans la joie, en portant des gerbes pleines. »

Puis, dans leurs impatients désirs d'apercevoir enfin Jérusalem et la Maison du Seigneur, ils jetaient aux échos lointains ces paroles brûlantes :

« Quemadmodum desiderat cerviis ad fontes aquarum : ita desiderat anima mea ad te, Deus.

Comme le cerf altéré soupire après les courants d'eau vive, ainsi après toi soupire mon âme, ô mon Dieu ! »

« Sitivit anima mea ad Deum fortem et vivum : quando ve~ niam et apparebo ante faciem Dei?

Mon âme a soif du Dieu fort et immortel. Quand donc irai-je et paraîtrai-je devant la face de mon Dieu 3?

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