‹ Travailler a son ameChapitre 131 sur 168 · Ps. XLi · texte numérisé non relu

Ps. XLi

TRAVAILLEK A SON AME. — 17.

Enfin, vision radieuse, voici le Temple et toutes les coupoles qui jettent leurs feux d'argent et d'or dans les rayons du soleil! .. Et les pèlerins, d'une voix mouillée de larmes ou vibrante d'enthousiasme,, s'écrient :

« Quam dilecta tabernacula tua, Domine virtutum ! Qu'ils sont aimés, tes tabernacles, ô Dieu des vertus ! »

<( Concupiscit et déficit anima mea in atria Domini. Mon âme défaillante asjjire aux parvis du Seigneur '. »

Mais, ces pèlerins, une fois arrivés à Jérusalem^ que vont-ils faire? Ils vont prendre leur part, mes chers enfants, des solennités pascales.

La fête, comme vous le savez, dure sept jours» L'ouverture est annoncée à son de trompe du haut du Temple. Tous les pères de famille s'en vont dans le parvis des sacrificateurs, et là ils égorgent un agneau d'un an, un agneau sans tache. Du sang ils vont marquer les battants de leurs portes, contre l'ange qui doit exterminer les premiers-nés d'Egypte. L'ange de la colère divine verra la goutte de sang. Il passera, « et la plaie de la mort ne les touchera pas ». Puis cet agneau sera mangé, pendant la nuit, avec du pain sans levain et des herbes amères. Voyez tous les membres de la famille, debout autour de la table, les chaussures aux pieds, la ceinture aux reins, le bâton à la main, comme des voyageurs pressés et prêts à partir.

Ce repas nocturne et précipité rappelle aux Juifs la nuit miraculeuse où Israël sortit d'Egypte, et où pour

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