Gen. m
2. On trouvera dans notre ouvrage, Jésus-Christ et Salan, quatre conférences sur « la conception chrétienne du travail ». Nous nous permettons d'y renvoyer le lecteur.
être absolument le maître de la terre!... Eh bien! tu en deviendras, d'une certaine façon, l'esclave. J'avais béni le sol; je le maudis à cause de toi. Pour toi il germera des épines et des ronces; et Ion pain, tu le mangeras à la sueur de ton front.
L'anathème s'est-il réalisé? Ouvrez les yeux et cherchez le roi delà création... Vous vous souvenez, mes enfants, de cette sombre page qui semble égarée dans l'œuvre lumineuse d'un écrivain du grand siècle, célèbre parmi les plus illustres : « On voit, dit-il, certains animaux farouches,... noirs, livides et tout brûlés du soleil, attachés à la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opiniâtreté invincible; ils ont comme une voix articulée; et quand ils se lèvent sur leur pieds, ils montrent une face humaine, et en effet ils sont des hommes*. » Ah! je comprends maintenant lamère dérision que Dieu ajoutait au supplice, quand il s'écriait : « Regardez donc Adam, livrant combat à la terre menaçante et déchirante de tous côtés ^; » il est devenu comme l'un de nous!
Voilà la loi, une loi pénitentiaire. Sans doute, le travail existait déjà dans le paradis terrestre, mais il avait un tout autre caractère : c'était un travail heureux, facile, fécond, et dans lequel s'épanouissait, suivant le mot de saint Augustin, la volonté joyeuse du premier homme : Exhilaratio voluntatis^ . C'est maintenant un travail forcé, un travail fatigant, épuisant, douloureux. Voilà la loi. Vous ne vous y