‹ Travailler a son ameChapitre 17 sur 168 · Le Chant du Soleil · texte numérisé non relu

Le Chant du Soleil

2. Celano. — Sicut très pucri, in camino ignis ardentis positi,

bénissez le Seigneur. Pluie cl rosée, vcnls et tempêtes, feux des étés, froids des hivers, montagnes et collines, herbes et germes, sources et fontaines, poissons des eaux, oiseaux du ciel, œuvres de Dieu, bénissez le Créateur. »

Faites de même, vous, chers amis. Entonnez et dirigez le cantique dadoralion, de prière, de reconnaissance et d'amour que la création doit chanter à son Créateur.

La nature est une manifestation de Dieu, un témoignage éclatant de Dieu, sa louange harmonieuse, Confessio et magnificentia opus ejics*.

Par vous, par votre c<ieur et par vos lèvres, elle peut rendre une sorte de culte; et vous, d'une cerlame manière, vous êtes prêtres : il y a un sacerdoce naturel. Par le mouvement de votre religion, vous ramènerez la nature à Dieu, son principe et sa fin.

Vous concluez déjà que voire devoir primordial «st de dominer la création.

Ne vous laissez donc pas prendre aux images illusoires du monde sensible, ni bercer dans ses rêves. Sous ces brillants dehors, découvrez la forme immuable des choses, léternelle beauté, la beauté que l'espace ne disperse pas, la beauté que le temps n'altère pas, tandis qu'autour deile tout le reste est fluide, tout le reste naiL et meurt 2. Ne vous évanouissez p:\s dans ce qui s'évanouit. Votre labeur serait

ad laudandum creatorem universitatis elementa invitabant, sic et iste vir, Spirilu Dei pleaus, in omnibus crealuris creatoreni omnium benediccre non cessabat.

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