‹ Travailler a son ameChapitre 25 sur 168 · Id. XIV, 21. — Qui diiigit me, diligetur a Pâtre meo · texte numérisé non relu

Id. XIV, 21. — Qui diiigit me, diligetur a Pâtre meo

4. Malth. XVI, 16-17. — Respondens Simon Petru.s dixit : Tu es Christus, Filius Dei vivi. Respondens aulem Jésus, dixit ei : Be&tus es, Simon Bar-Jona, quia caro et sanguis non revelavit tibi, sed Pater meus qui in cœlis est.

5. Malth. XXVI, 63, 64. — Et princeps sacerdotum ait illi : Adjura te per Deum vJvum, ut dicas nobis si tu es Christus Filius Dei. Dicit illi Jésus : Tu dixisti.

6. Joan. XIV. î6-26. — Et ego rogabo Patrem, et alium Paracletura dabit vobis ut maneat vobiscum in œtemum, Spirltum

entier : « Allez, enseignez, baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit <. »

Il disparaît; mais sa révélation subsiste. C'est à chaque page des écrits apostoliques que nous la retrouvons. Qu'il vous suffise d'entendre Tapôtre saint Jean. Au soir de sa vie, Tapôtre bien-aimé Ta formulée dans cette parole que j'ai prise pour mon texte : « Ils sont trois au ciel qui rendent témoignage : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit, et ces trois ne sont qu'un... » Avant de se séparer pour conquérir le monde à la foi, les premiers missionnaires du Christ ont à leur tour précisé un symbole de la doctrine catholique :

« Je crois en Dieu le Père tout-puissant...

« Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique...

« Je crois au Saint-Esprit... »

Telle est donc, jeunes gens, notre foi : une seule essence, infinie, indivisible, s'épanouissant en trois personnes infiniment distinctes, mais qui n'ont qu'une seule essence et qui dès lors ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu.

En présence de cette formule authentique, officielle, pour ainsi dire, et en même temps si profondément obscure, qu'a fait l'esprit humain? L'a-t-il rejetée dans un mouvement d'orgueil, ou même dans la tranquille lumière de sa raison? Non. L'humanité a fait ce raisonnement très simple : Jésus-Christ nous a

veritatis, quem mundus, etc. Paracletus autem Spiritus Sanctus, quem mittet Pater in nomine meo, ille vos docebit omnia, et suggérât vobis quaecumque dixero vobis.

1. Matth. XXVIII, 19. — Euntes docete omnes gentes, baptizantes eos in nomine Patris, et Fiiii, et Spiritus Sancti.

enseigné le mystère de la sainte Trinité. Or, Jésus- Christ est Dieu. Donc ce mystère est vrai. Puis, après cet acte crhumililé rationnelle, l'homme a relevé le front. Il a regardé cette colonne de lumière et d'ombre qui le suit dans son pèlerinage terrestre, comme celle qui précédait jadis le peuple de Dieu dans son voyage vers la terre promise. Il Ta étudiée^ non pas du côté de Tombre, mais du côté lumineux ^ Il a entrevu non pas les profondeurs du mystère, mais quelque chose de ses harmonies avec la raison.

Approchons-nous à notre tour du foyer trois fois saint. Nous y découvrirons, à la suile de nos grands docteurs, des convenances merveilleuses qui console* ront notre foi et la fortifieront.

Tout être est actif. Le minéral, bloc de pierre ou de marbre, a son activité propre, puisqu'il a une force de cohésion, d'attraction, de résistance. Le végétal a son activité. Cette graine, qui sort de terre, va croître, s'épanouir et projeter au loin son opulente ramure. L'animal s'agite. Il rampe ou nage, suivant sa nature, il grimpe ou vole. L'homme a un corps qui se meut, une intelligence qui pense, une imagination qui crée, un cœur qui bat. L'ange est une flamme.

Et Dieu, jeunes gens!... Qu'en pensez-vous? Serait-il, dans sa création, seul immobile, seul inerte?

1. Le P. Monsabré. Conférences de Notre-Dame de Patùs^ 1874» La raison et les processions divines, sub fin.

Saint Thomas vous a répondu d'un mol : Dieu est un acte pur. Qu'est-ce à dire, sinon que Dieu est l'activité sans principe et sans terme, l'activité infinie ?

Or, la loi de l'activité, c'est d'être féconde. La fécondité est comme la fin dernière et le couronnement de la vie. Voyez autour de vous : depuis que le Créateur, à l'origine des choses, a ouvert sa main et laissé tomber sa bénédiction sur la terre ', tout est fécond. Le minéral lui-même s'assimile tout être ou portion d'être qui lui est analogue. Les champs, les prés, les bois, les êtres vivants, se renouvellent sans cesse, et vos parents revivent en vous.

Évidemment, la fécondité est une perfection. La refuserez-vous à Dieu?a Eh quoi! s'écrie Dieu luimême, parla bouche de son prophète, je ferai enfanter les autres et je n'enfanterai pas? Numquid ego, qui altos 'parère facio, ipse non pariam ? Je donnerai aux autres le pouvoir d'engendrer, et je serai stérile? Si ego, qui generationeni cœteris tribiio, sterilis ero'^? »

Je vous entends : non. Dieu nest pas stérile. L'univers est le fruit de sa fécondité, et, à l'instant, il pourrait faire éclore dans l'immensité des milliers de soleils, comme au printemps dans nos jardins les fleurs nouvelles. Prenez garde. Messieurs, vous côtoyez un abîme. Le monde visible est bien l'œuvre de l'infinie puissance, mais non pas l'émanation de sa substance, mais non pas l'enfant de sa nature. Or, s'il doit y avoir une paternité dans l'essence de Dieu, il faut

1. Ps. cxLiv, 16. — Aperis tu manum tuam : et impies omne animal benedictione.

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