Is. LUI
3. Hehr. 1,3.—- Splendor gloriae et figura suJ)stantice ejus.
jour qui est un présent éternel. Filins meus es tu ; ego hodie genui te * .
Les voilà deux dans l'unité, le Père et le Fils, le Verbe, comme l'appelle la sainte Écriture. Est-ce là toute la vie de Dieu? Non, mes amis. Je vous le disais tout à l'heure, lorsque vous avez eu une pimsée, une belle pensée, — il n'est pas besoin pour cela d'être Pascal ou Bossuet, — votre cœur a tressailli^ vous avez aimé.
En Dieu, il en va de même. Il a vu son Fils, son Verbe qui lui est, suivant le mot du concile de Nicée, « consubstantiel », sa pensée, sa beauté, sa splendeur ineffable, sa gloire, et il a tressailli d'amour. A ce tressaillement sublime a répondu l'élan du Verbe. Le Père aime le Fils; le Fils aime le Père; ils s'aiment, et leur amour s'exhale en un souffle brûlant, un souffle saint : spiritus sanctus^ un souffle où l'infini passe tout entier, un souffle qui subsiste, qui vit, qui est une personne, un souffle qui est Dieu!
Ne me demandez pas comment cela se fait. Je vous répondrais avec saint Augustin : Nescio^ non valeo, non sufficio'. Je n"en sais rien ; je ne puis vous le dire, je ne suffirais pas à ce grand travail. Ce que je sais et ce que je crois, c'est que le Saint-Esprit est l'amour substantiel et consubstantiel ; c'est que le Père et le Fils sont liés par cet amour. Je sais et je crois que cet Esprit est celui-là même dont Notre-Seigneur Jésus-Christ disait, aux jours de sa vie mortelle : u Je suis venu apporter le feu sur la terre et je veux