IS. LXIV
soumission à Dieu pure et simple. Il faut qu'au fond de moi-même, en ce foyer intime de ma personnalité, réside à demeure et perpétuellement un acte de conformité à la volonté de Dieu, un acte d'obéissance passive, cette obéissance dont le serviteur du centenier me donne dans l'Évangile un si parfait exemple. Son maître lui dit : « Va là, et il y va. Viens ici, et il V vient. Vade el vadil... Veni etveûit* ». Telle est la loi de justice. Tel est le devoir.
Hélas I trop souvent que faisons-nous? Écoutez, pauvres jeunes gens. Voici les préludes horribles de toute prévarication grave. Dieu et Thomme, le Créateur et la créature, le Maître et l'ouvrier, un jeune homme, un enfant, sont en présence. Dieu dit à l'homme : « Je suis le Seigneur ton Dieu -. » Il le lui dit au fond de son âme, dans les saintes profondeurs de la conscience, là où se recueillent, pour parler avec Bo>suel, les pures et simples idées, dans le sacré et silencieux sanctuaire où la vérité se fait entendre; il le lui dit par la loi infuse et par la loi formelle, par le Décalogue et par l'Église. Il le lui dit par toutes les voix du ciel et de la terre. « Voici les paroles du Dieu d'Israël, Seigneur des étoiles : arrêtez-vous sur les chemins, et voyez et interrogez les sentiers d'autrefois pour connaître la bonne roule et suivez-la. Vous trouverez le rafraîchissement pour vos âmes. — Et le Seigneur continue : J'ai établi au-dessus de vous des sentinelles. Écoutez la voix du clairon ^. »