APPROBATIONS MI
rentes, et oITrent des aspects toujours charmants à l'heureux promeneur qui en suit les rives.
Entrerai-je dans le détail des Entretiens et Discours ? Cela me mènerait loin de cette concision que je loue en vous. Les Saints Anges: saint Thomas mis sans effort apparent à la portée des enfants. Le Saint Rosaire : au recto, une page magistrale d'histoire ; au verso, une esquisse originale et hardie de philosophie religieuse. La Présentation de Marie : étude biblique, toute pleine de parfums. La Prière, avec ses traits si admirablement rajeunis par le talent du narrateur. La Prière pour VÉglise et pour la France, où l'émotion va si loin ! Le Silence, le silence de l'âme, dont les grandeurs se révèlent à d'humbles enfants de douze à quinze ans. Saint Jean, votre patron, dont, je crois, dès l'aube de votre vie sacerdotale, la main s'est posée sur votre front pour l'ouvrir à toutes les célestes pensées ; Saint Jean, quel dramatique récit de « la première rencontre » avec Jésus ! Voici la Messe de minuit ; Jésus à douze ans: souvenirs bibliques pieusement réveillés ; vigoureuse exhortation aux mâles vertus ; Saint Joseph et l'obéissance ; Marie et les enfants; Une École au septième siècle, qui n'a pas dû laisser indifférent votre savant ami M. Léon Gautier'... Je vais donc tout citer? Non. Toutefois je veux dire des deux derniers discours, la Fille aînée du Cœur de Jésus et la Fille aînée de Marie, avec le célèbre P. Marie-Antoine : « C'est un fleuve aux grandes ondes ^ ».
Vous avez aussi, mon cher Père, le don d'émailler votre parole des citations les plus heureuses. Vous les empruntez d'ordinaire à Bossuet, « votre homme », à M»'" Pie, au P. Lacordaire, à d'autres maîtres, et toujours avec un àpropos parfait.
N'est-ce pas là un ensemble bien séduisant ?
J'aime à me représenter Louis Veuillot, qui encouragea mes débuts, il y a un bon tiers de siècle, votre volume à la main. Je ne tarde pas à découvrir sur son visage ce bon