Joan. IV
Vous n'étiez pas encore qu'il vous aimait, déjà. Il vous a aimé le premier * . Il vous a aimé d'un amour qui n'a pas eu de commencement. Et, pour que vous ne doutiezpas de ce fait incroyable, il vous en adonné sa parole de Dieu : In x^^rp^t'^ci carilale dilexi te'-. Et dans cet acte d'amour éternel, il vous préparait à la fois tous les biens de la nature, toutes les richesses de la grâce, toutes les splendeurs de la gloire.
Un jour, il vous a créé. L'amour seul a été le mobile de l'acte créateur. Quels charmes pouviez-vous avoir au regard de Dieu, dans les lointaines régions, dans la froide misère de votre néant? Il vous a tiré de rien, uniquement par amour. Votre appel à la vie est comme le premier anneau d'une immense chaîne de bienfaits. Qui vous a donné vos parents? votre père! votre mère ! Qui vous à donné ce corps dont vous êtes si justement fier, ce feu du regard, cette mélodie ou cette puissance de la voix, cette grâce du sourire? De qui tenez-vous votre âme, intelligente, aimante, immortelle? A vous, bien-aimés enfants du céleste père, à vous tout l'univers. N'entendez-vous point les voix d'en bas, les voix d'en haut, fleurs et fruits, moissons et vendanges, étoiles et soleils, qui vous disent : Nous sommes l'œuvre de l'amour =^! Nous sommes à votre service les dons de l'amour. C'est lui, c'est lui, c'est Dieu qui vous soutient, vous conserve, vous protège et vous dirige. Chaque souffle de vos lèvres, chaque battement de votre cœur, chacun de vos pas alertes et joyeux sur le chemin de la jeunesse, conti-