s., ibid.o. — Cognovit bos possessorem suum, et asinus
baptisé dans mon sang, nourri de ma chair, n'a pasmême compris cela... Mes avances d'amour, mes miséricordieuses prévenances, mes tendresses et mes caresses, le crucifix, Teucharistie, mon ciel, il n'en veut pas... Et ipsi spreverunt me. » Aussi bien, le Seigneur n'y tient plus. Le même infini qu'il a mis à nous aimer, il le met, par la loi même de Tamour, à repousser l'ingrat prévaricateur. Oh ! les elYroyables représailles de l'amour! Le Dieu terrible éclate en des anathèmes qui entr'ouvrent l'enfer: Malheur à toi» race exaspérante, semence souillée, enfant dénaturé! Tu m'as outragé, abandonné, trahi. Tu m'as dit un jour que tu ne voulais |pas de moi. Eh bien! va-t'en I Va-t'en, maudit, au feu éternel M L'enfer n'est que le monument de l'amour d'un Dieu outragé, repoussé, méprisé, trahi. « Va-t'en « est aussi le dernier mot de la divine colère et le dernier mot du péché mortel. Disceditea me, maledicti,in ignem œternum'^.
Et maintenant, chères âmes, par la pensée, descendez toutes vives, suivant le conseil de saint Bernard, en enfer; toutes vives, pour n'y pas descendre mortes. Vous n'y resterez pas longtemps. D'un coup d'aile vous remonterez vers le Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et vous le supplierez de vous ouvrir la porte de la miséricorde et du pardon.
O mon Dieu, quel criminel je suis! Révolte insolente et insensée contre votre souveraineté ; outra-
praesepe clomini sui ; Israël autem me non cognovit, et populus meus non intellexit.
1. h. I, 4. — Vae genti peccatrici, populo gravi iniquitate, semini nequam, filiis sceleratis!...