Ps. xviii, 1. — Cœli enarrant gloriam Dei
Prière intellectuelle ; mais aussi prière cordiale. Les clartés froides ne sont pas dignes de Dieu. Il faut que l'amour échauffe la pensée. C'est au cœur à enflammer l'esprit. Quand donc vous priez, que votre prière soit tout à la fois lumineuse et ardente. Appliquons au Rosaire cette belle parole d'un psaume : « In w.editatione mea exardescet ignis ^ . Il faut que la méditation prenne feu. » En d'autres termes, ici, comme dans tout exercice de la vie spirituelle, il faut du cœur.
Ainsi, nos mains et nos lèvres, l'esprit et le cœur, toute la personne humaine est sanctifiée par le Rosaire; et, de ce chef, nous avons pu avancer qu'il y a dans le Rosaire une idée de plénitude ou de perfection.
La perfection du Rosaire, je la vois encore dans l'objet même auquel nous appliquons notre esprit et notre cœur.
Cet objet de notre contemplation, quel est-il ? Tout le christianisme, depuis l'alpha jusqu'à l'oméga; toute lépopée du Christ Jésus, depuis le départ du Verbe pour la terre jusqu'à son retour au ciel et sa consommation dans l'éternel triomphe.
Quelle divine synthèse ! Grâce au Rosaire, la plus pauvre femme du peuple, qui pas même ne sait lire, peut faire le tour intellectuel du christianisme. Il