‹ Travailler a son ameChapitre 96 sur 168 · Ps. XXXVIII · texte numérisé non relu

Ps. XXXVIII

suffit crouvrir à la contemplation un regard très pu] Bernadette, la bergère de Lourdes, y voit aussi cla que le grand docteur Thomas d'Aquin. Concluons ; l'admirable largeur de cette dévotion substantielle Rien de mesquin ni d'exclusif; pas de frontiènl étroites; c'est l'infini qui s'entr'ouvre aux regards d(l âmes, de toutes les âmes.

C'est aussi l'infini pour le cœur, pour tous 1( cœurs. Le Rosaire, c'est l'amour de Jésus et de Mar I pour les hommes. Tout ce qui bat dans les Sacn Cœurs a sa résonance dans les nôtres. Aimez e priant; priez en aimant, et vous pourrez prétendre toutes les vertus, à toutes les grandeurs, à toutes h félicités ; car le Rosaire contient toute la grâce, et, chaque grain, elle coule à flots.

Je disais tout à l'heure que l'amour céleste a sa r'i sonance dans notre cœur. C'est de l'Église triomphani et de l'Église militante que nous sommes l'écho quanj nous récitons le Rosaire. Ici encore, quelle plénitud(|j 'Voix de Jésus-Christ dans le Pater; voix des angcj dans les premiers mots de VAve Maria; voix de saints de la terre dans la personne d'Elisabeth a Benedictus fructiis ; voix du commun des fidèles dar le Sancta Maria; voix des bienheureux dans le Glor:\ Patri. Le Rosaire, c'est vraiment l'orchestre unive sel, l'hymne inspiré du ciel et de la terre. Quelle pe fection et quelle harmonie!

Enfin, dans la trilogie des mystères, est-ce que vous ne retrouvez pas la plénitude religieuse? Joie, douleur et gloire, ce n'est pas seulement la vie, mais toute vie : vie de rhumanité, vie individuelle, vie surnaturelle dans le vrai chrétien.

C'était bien la joie au paradis terrestre, dans la triple floraison de la nature, de l'âme et de la grâce. Après la chute, ce sont les épines, les déchirements du cœur, les larmes et le sang. Plus tard, quand Texpiation sera complète, Thumanité, lavée de ses souillures dans la passion de Jésus-Christ, sortira, elle aussi, du tombeau, et prendra possession du paradis céleste.

Ainsi dans les âmes prises isolément. Est-ce que Tenfance, si pauvre qu'elle soit, n est pas épanouie et joyeuse? Elle pleure, mais elle sourit au travers de ses larmes, comme au travers des pluies du printemps le soleil rayonne. Les déceptions, les mécomptes de toute sorte, les trahisons, les abandons, les chagrins cruels viendront avec Tâge mûr. . . Souventes fois peutêtre vous demanderez à Dieu de mourir... Fatigué de vivre, vous vous coucherez, comme le prophète, à Tombre du genévrier. Mais Dieu n'est pas loin; il relève le voyageur, il le prend par la main et il le conduit jusqu'aux blancs sommets de la vieillesse. La vieillesse, c'est la montagne de Dieu ^ A mesure que

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