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CHEMIN DE FER

paiement ceux des riches comtés de York et de Lancaster en Pennsylvanie.

Ce chemin aura un développement total de 70 milles (112^"°'" i)^ il est en cours d'exécution, et déjà une simple voie est établie sur une distance d'environ 20 kilomètres. Le chemin est calculé pour une double voie, et, à cet effet, est ouvert sur une largeur de 6 mètres 60 centimètres. Pour sa construction on a adopté le même mode que pour la partie du chemin de Baltimore à l'Ohio, sur laquelle on a employé des supports en bois (voyez chapitre I, page 32, et la figure 2 , planche IV ) ; seulement les rails sont un peu plus faibles : elles n'ont que 5 centimètres sur 13 millimètres; sur une très courte distance, et afin de tenter un essai on a fait reposer ces rails immédiatement sur des dés en bois de cèdre.

Les 20 premiers kilomètres de celte route ont coûté pour le terrassement et la maçonnerie 46,070 fr.

Pour les matériaux et la pose des rails 21 ,680

Total 67,750 fr.

ou 70 fr. 18 c. par mètre courant.

L'embranchement projeté de Baltimore au village de Port-Deposit est continué sur la ville de Philadelphie par une compagnie organisée dans l'État de Pennsylvanie, et qui a déjà exécuté environ 45 milles / ■72tiiom. 405-") sur une direction commune à un chemin de fer entre Philadelphie et Columbia, ville située sur les bords de la Susquehanna.

Cette continuation passe par le village d'Oxford dans le comté de Chester. Le développement total de cette nouvelle voie de fer entre Baltimore et Philadelphie est de 118 milles, environ 189 kilomètres; distance qui, à l'aide des machines locomotives, sera parcourue en sept heures.

La législature de l'État de Maryland a décrété tout dernièrement l'exécution d'un chemin de fer entre Baltimore et la ville fédérale

DE BAL'I I.MORl-: A LA ST'SQT KHA>NA. H'A

(\^ ashirif^loii ") , projetée par la conijia^nic du dieiiiiii de fer de Haltimorc à l'Ohio. Ce chemin sera parcouru en deux heures.

On pourra donc se rendre de Washington à Philadelphie en neuf heures par le chemin de fer; or, nous avons déjà fait remarquer (chapitre II , page 43 ) qu'au moyen des nouvelles voies de fer établies entre Philadelphie et New-York, celte dernière distance pouvait être parcourue en six heures; le trajet entre Washington et New-York sera donc, par les voitures à vapeur, seulement de quinze heures !

Ainsi se complète de jour en jour la communication par chemins de fer qui un jour doit s'étendre le long du littoral, et mettre en rapports directs les villes des Etats de l'est avec la ville fédérale. Un tel système de routes en fer sera d'un immense avantage pour le transport de la malle-poste, puisque, par son moyen, une communication de quinze à dix-huit heures sera assurée dans tous les temps entre New-York et Washington. Rien n'empêchera non plus d'établir le long de ces routes des lignes de télégraphes qui permettront de transmettre, d'heure en heure, au siège du gouvernement, les nouvelles de mer reçues par le port de New-York.

Ainsi on voit que, dans cet heureux pays, chaque nouvel effort fait pour améliorer les rapports entre les points qui séparent les deux extrémités de la ligne de communication que nous venons de signaler, tend à améliorer l'exécution de cette ligne même ; il nous est donc permis de prévoir que, de même qu'on communique déjà par eau des bords du Mississippi aux bords du Hudson , on verra partir des mêmes rivages une double voie de terre, qui permettra à la malle-poste de franchir cette immense distance dans le quart du temps emplo} é aujouid'hui sur les routes ordinaires; c'est qu'aussi, chez ce peuple sage, les efforts des individus comme leurs intérêts privés se coordonnent heureusement, et forment un ensemble auquel ils doivent leur caractère d'union.

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