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ROUTE DE L EST

Cette route passe par les capitales des États du sud sur l'Atlantique; elle traverse, au-dessous de leurs chutes, tous les principaux cours d'eau qui descendent des Alleghanys. Ainsi, cette route unit les points de ces rivières où la navigation à voile (înit, et où celle des bateaux commence.

De ces points à la mer, la navigation de ces cours d'eau, pour les bàtimens à voiles et pour les bateaux à vapeur, n'éprouve aucune interruption.

La même route, laissant à l'ouest de sa direction générale les chutes des rivières, peut être considérée comme passant sur la formation d'alluvion , qu'elle suit sur les trois quarts de toute sa distance. De Harrisville (en Virginie) àRaleigh (dans la Caroline du Nord), elle passe sur des terrains primitifs, sur une distance de près de 124 milles; et, d'Augusta (en Géorgie) à l'agence des anciens Creeks, elle passe de nouveau sur des terrains primitifs, sur une distance d'environ 1 16 milles (1).

(1 ) 11 est à propos de faire observer ici que l'arrangement des formations géologiques.

Ainsi la longueur probable de cette route, de Washington à la Nouvelle-Orléans ;, est de 1,136 milles, dont 896 milles à travers des terdans l'Amérique septentrionale, suit un système presque uniformément parallèle à la grande chaîne de montagnes qui commence sur les bords du Saint-Laurent , et règne sur toute la direction sud-ouest jusqu'aux Florides. Ces montagnes sont généralement composées de terrains primitifs^ à l'est se trouvent des terrains d'alluvion qui se prolongent jusqu'à la mer- à l'ouest on trouve des terrains de transition , et un vaste continent de formation secondaire.

Les montagnes les plus élevées^ à l'est du Hudson, sont composées de terrains primitifs, tandis que dans les parties les plus basses^ on observe quelques passages de terrains secondaires et de transition. Au sud de la Delaware, les roches primitives sont les premières que l'on découvre immédiatement après la foi'mation de l'Océan.

Dans une grande partie des Etats de l'Est et du Nord la mer baigne le pied des roches primitives , les dépôts de l'immense formation d'alluvion commencent à l'extrémité est de Long-Island, et se prolongent vers le sud en augmentant en largeur, et composent en grande partie les Etats des deuxCarolines , l'état de Géorgie, les Florides et toute la basse Louisiane. La limite de cette formation au nord-ouest est marquée par une ligne passant par Amboy , Trcnton , Philadelphie , Baltimore, Washington , Frederickburg , Richmond et Petersburg, (en Virginie) et un peu à l'ouest de Hahfax, Smltlifield, Aversboro et Parkersford, sur la rivière de Pedee, à l'ouest de Cambden, pi'ès de Colombia , Augusta, sur la rivière deSavannah par Piocky Landing, sur la rivière d'Oconee, Fort Havrkins, sur la rivière d'Ockmulgée , Ha^vkinstown , sur la rivière Flint, et qui incline ensuite un peu au sud-ouest pour traverser le Chatahouchee, l'Alabama et le ïombekbee, et venir joindre le grand bassin d'alluvion au-dessous de Natchez^ sur le Mississippi.

La marée dans toutes les rivières depuis le Mississippi jusqu'au Roanokc, s'arrête à la distance de 3o à loo milles de cette ligue de démarcation ouest : depuis le Roanoke jusqu'à la Delaware, la marée pénètre les formations d'alluvion , et ne s'arrête qu'au moment où paraissent les roches primitives. Le Hudson est l'unique rivière dans l'Amérique septentrionale, sur laquelle la morée passe les formations d'alluvion, de transition primitive , et des terrains secondaires ; dans toutes les autres ri\ières à 1 est, la marée remonte sur une petite distance à travers les formations piimitives.

Les rivières, en Amérique, ne se sont généralement pas creusé des lits aussi profonds que celles d'Euiope au travers des tcriains respectifs qu'elles traversent.

DE WASmNGTON A LA NOUVELLE-ORLFjVNS. U\

rains d'alluvion, et 240 milles seulement à travers des terrains primitifs; circonslancc qui prouve que, dans cette direction , on ne pourra pas se procurer des matériaux durables pour la construction d'une route.

Les terres , dans le fond des vallées , sont généralement riches , mais le sol des collines qui séparent ces vallées est sablonneux et de qualité inférieure; or, comme la route traverse plutôt ces vallées qu'elle ne les suit, il s'ensuit que la terre, sur la plus grande partie de la route, est peu productive. Le pin est l'arbre forestier qui domine.

Le pays est très favorable au tracé d'une route. Sur la direction examinée on a trouvé que les -|„ de toute la distance étaient sur une pente de 2°; |e, sur une pente de 3°, et au-dessus de 2°; et \, sur une pente de 4°, et au-dessus de 3".

On pourrait, sans augmenter la distance, diminuer ces pentes en changeant le tracé, et les réduire à 2° et au-dessous pour les |„ de toute la distance , et à 3" et au-dessus de 2" pour les trois autres huitièmes.

Comme le pays que l'on a été obligé de traverser, entre Milledgeville et la Nouvelle-Orléans, était encore occupé par les indigènes (les Creeks et les Choktaws), il a été très difficile de suivre la plus courte direction entre ces deux points ; aussi doit-on considérer cette portion de route (de 503 milles) comme étant le maximum de sa distance, tandis que celle qui est donnée par l'arc correspondant, et calculé trigonométriquement (de 455 milles -~^o^.) , en serait le minimum; on est donc conduit à prendre un terme moyen qui donne pour distance probable 479 milles.

ROLTE ?sATIO>ALE

Tableau résumé de la rouie de l'Est.

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