RESUME
La côte du golfe du Mexique, entre les baies de Tampa el d'Appalachie , ne peut être abordée par des vaisseaux de plus de 1 mètre 52 centimètres de tirant d'eau j mais on peut trouver dans cette dernière baie, au fort Saint-Mark, 2 mètres 44 centimètres à marée haute; d'un autre côté, le sommet de l'arête de partage des eaux de la péninsule de la Floride est à 45 mètres au-dessus de l'Océan, et ce sommet n'offre en aucun endroit ni réservoirs naturels, ni courans d'eau capables de subvenir à l'entretien d'un canal de grandes dimensions, ce qui rend tout -à -fait inexécutable à travers la presqu'île et entre l'Océan et le golfe du Mexique une communication navigable pour des bâtimens de mer.
Les sources de la rivière de Santa-Fe et du Black-Creek indiquent la meilleure direction suivant laquelle on puisse ouvrir cette communication, en se bornant à la rendre praticable pour des bateaux de rivière. Les réservoirs naturels situés dans le voisinage du point culminant de cette route en alimenteront l'éclusage des deux côtés du bief de partage, et l'on sait d'avance que les lîltrations qui auront lieu à travers le sol dans lequel ce bief sera creusé, suffiront pour le tenir rempli.
Un canal qui irait, dans cette direction, de la fourche du Black- Creek à l'embouchure de la rivière de Santa-Fe, joindrait la rivière de Saint-Jean à la Suwannee, c'est-à-dire l'Océan avec le golfe du Mexique; il aurait environ 70 milles (112 i kilom.) de développement, et une élévation ascendante et descendante de 64 mètres 20 centimètres.
Mais la Suwannee étant très embarrassée et n'ayant pas de port à son embouchure , il conviendra de prolonger le canal au nordouest, depuis la rivière de Santa-Fe jusqu'au havre de Saint- Mark.
A TRAVERS LA riORIDE. 273 •
Le développement lf>ial d<; cette ligne navigable, depuis le sommet de la fourche du Black-Crcck, oij remonte la marée, juMju'à la rivière Sainl-Mark, sera de lOH milles (lH) kilom.), et la montée et la descente le long de cette direction seront ensemble de 37 mètres 20 centimètres.
Si l'on veut établir une communication parallèle à la côte depuis la Chcsapceke jusqu'à la partie supérieure de la rivière de Saint- Jean , il faudra ouvrir un canal navigable pour des bâtimens de m«T entre l'embouchure de cette rivière et le havre de Sainte- Marie.
Quant à une navigation intérieure parallèle à la côte depuis Saint-Mark jusqu'au lac Pontchartrain , il faiidra la rendre sûre et commode au moyen des améliorations suivantes : 1' «jumji un canal le long du Crooked-Creek, à partir de la rivière d'Ocklockony jui»qu'à quelque point choisi convenablement dans le détroit de Saint- Georges ; au moyen de ce canal, et en traversant ce détroit, on opérera la jonction de la baie de Saint -Mark avec celle d'Appalachicolaj 2° il faudra nettoyer et approfondir le détroit de Santa- Rosa, à la rencontre des deux courans opposés du flux; 3" pratiquer un canal de la baie de Pensacola à celle de la Mobile, à travers le grand Lagoon et la rivière de Bon-Secours.
Le lac Pontchartrain peut être joint au Mississippi par un canal qui y débouchera, soit à la Nouvelle-Orléans, soit dans le voisinage de cette ville, en se servant du bayou Manchac, ou rivière d'Ibberville.
Cette rivière, ainsi que celle de Plaquemine et de la Fourche , seront rendues navigables à toute hauteur des eaux du Mississippi. Ces divers cours d'eau méritent d'autant plus d'être améliorés, que ce sont les seules issues par lesquelles , en temps d'inondation , le bas Mississippi puisse être déchargé d'une partie de ses eaux.
On a commencé le long de la côte sur l'Atlantique , ainsi que