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CHEMIN DE FER DE LA MOHAWK AU HUDSON, OU DE SCHENECTADY A ALBANY

Planche X. Nous avons vu dans la description de la section de l'Est du canal Erie, page 339, que d'Albany à Schenectady le canal avait 24 milles (38 kilom.) de développement et 27 écluses; les délais et la navigation embarrassée auxquels était exposé le commerce par suite d'un aussi grand nombre d'écluses sur un tracé aussi détourné , déterminèrent une compagnie à construire un chemin de fer entre ces deux villes. Son développement total est de 15 i milles (25 -i- kilom.), c'est-à-dire 12 i kilomètres plus court que le canal, qui a été obligé de suivre la vallée du Mohawk; le chemin de fer, au contraire, traverse le terrain de partage qui sépare la vallée du Mohawk d'Albany^ et qui a une élévation de 102 mètres au-dessus du Hudson.

Malgré cette grande élévation à franchir, et les dépenses incidentes à un terrain aussi difticile , les frais de construction , pour ce chemin, ne se sont pas élevés au tiers de ce que le canal a coûté entre les mêmes points.

Nous présenterons sous la forme tabulaire le développement du tracé de cette route , ou plutôt de son profil , en partant de Schenectady.

De Schenectady au pied du premier plan incliné, il y a 643" 45*^ de niveau.

Ensuite une montée, à -7^6 de pente, sur 628 35 de longueur.

Puis 5,712 68 de niveau.

Puis une descente à j^e de pente sur 3,419 70 de longueur.

A reporter. . . . 10,399™ 18'' .

DE I.A MOIIAWK AU HTJDSON. 3:i5

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jusqu'à la tôle du plan incliné à Albany.

Le plan incliné d'Albany a 7^. de pente sur <>4^ '^7 ^^ lonptieur.

Du pied de ce dernier plan au quai sur le Iludson

la descente est nu Soo'' sur une distance de 643 4^

Total /"ijOlS" o5*

La largeur de la route , sur les parties en déblais, est de 11 mètres 58 centimètres; sur les parties en remblais, de 8 mètres. Les cViaussées les plus élevées ont 13 mètres 41 cenlimètrcs d*c!cvation; les excavations les plus profondes sont de 14 mètres '{2 centimètres.

Le tracé a exigé quelques courbures, qui toutes néanmoins n'ont pas moins de 300 mètres de rayon, excepté à la Icte du premier plan incliné, près de Schenectady, et sur lequel les machines locomotives ne remontent pas, où le rayon n'est que de 213 mètres. Sur cette portion de la route on ne se sert que de la force animale. A la tète de chaque plan incliné il y a une courbure n'a} ant pas moins de 335 mètres de rayon , et entre chaque plan incliné une courbure ; la première a pour ra} on 1 .280 mètres . la seconde 7,010 mètres. La dernière courbure se trouve entre le pied du plan incliné d'Albany au Hudson ; elle a un ra^ on de 1,219 mètres.

Ce chemin est étabH sur des blocs en pierre espacés de 91 centimètres, et reposant sur des plate- formes de pierres concassées comme pour les routes à la Mac-Adam ; ces bloes ont été fortement battus afin de prendre ainsi une assiette bien stable.

On s'est servi de rails plates reposant sur des bois, ou longrines, en pin de Norway, qui ont 15 centimètres d'équarrissage. La largeur de la voie est de 1 mètre 45 centimètres. Le chemin a été ouvert pour deux voies j il n'est encore établi qu'à une simple voie.

Les dépenses se sont montées à 3,500,000 fr.

sur lesquels 500,000 fr. ont été pour achat de terrains.

Une machine locomotive, sortant des ateliers de l'usine de Westpoint, et pesant 3,000 kilogrammes, les roues ayant 1 mètre 42 centimètres de diamètre, parcourt ordinairement ce chemin avec une charge de 8 tonneaux (8,115 kilog. ) avec une vitesse moyenne de 15 milles à l'heure, environ 5 lieues -i ou 24 kilomètres. La même machine a pu remorquer le même poids avec une vitesse double.

Planche X. Ce canal avait pour objet d'ouvrir une communication entre le lac Champlain et l'Atlantique , et par conséquent de fournir un débouché aux produits de l'État de Vermont, des bords du lac, et des riches comtés formant le nord de New-York. Dans les environs du lac George et du lac Champlain, d'immenses forêts contenant les plus beaux bois de construction, et surtout pour les constructions navales, restaient sans valeur à cause des difficultés de transport vers un marché avantageux.

Ce même pays abonde en mines de fer; et dans les comtés de Washington, de Warren, d'Essex et de CHnton, on comptait déjà, avant l'ouverture du canal, un grand nombre de forges dont le fer est d'une qualité supérieure ; mais ces mêmes usines languissaient, à cause de l'impossibilité où elles étaient de se mettre en rapport direct avec New-York.

CANAI> CHAMPI.AIN. 357

On sentit les avanla;,'es qui devaient résulter de l'exécution d'un système de navigation unissant les grands lacs entre eux et ceux-( i au Iludson , et qui allait répandre ainsi ses bienfaits sur les millions d'individus appelés à vivre le long de ces lignes navigables; et on jugea que l'État avait les moyens de l'exécuter. Aussi, la même loi qui décréta le commencement du canal du lac Erie contint les clauses nécessaires à celui du canal du Nord, ou du lac Cliamplain ; et ;, en 1817, M. Louis Garin , sous la direction des commissaires chargés de l'exécution de la loi sur la navigation intérieure de New-York, exécuta les premiers levés de plan, et présenta les études d'un avant-projet; il fut aidé dans ses opérations par MM. Milbcrt et C Picot.

En 1818, M. James Geddcs fut chargé de continuer les opérations relatives au canal; il examina de nouveau toute la ligne, et soumit un projet dans lequel il adopta les mêmes dimensions que celles du canal Erie.

Planche X, profil du canal Le canal Champlain est un ranal à point de partage dont le bief supérieur est à IG mètres 47 centimètres au-dessus du niveau du lac Champlain, et à 44 mètres 83 centimètres au-dessus de la basse marée à Albany.

Ce canal commence à l'extrémité sud du lac Champlain, près du village de White-Hall, sur les eaux du ^Vood-Creek. Il présente de suite 3 écluses franchissant ensemble une hauteur de 8 mètres 54 centimètres; on arrive alors sur le premier bief, qui, en partie le long de la vallée du Wood-Creek, en partie dans le Creek même, a environ 11 milles (17 kilom. 702 met.) de longueur jusqu'au village du Fort-Anne, à son embranchement avec le Half- Way-Brook. On franchit de nouveau 3 écluses rachetant ensemble une hauteur de 7 mètres 93 centimètres, et on se trouve alors sur le bief de partage : celui-ci a 1 1 milles de longueur ( 1 7,702 mètres ).

L'aménagement des eaux nécessaires au mouvement commercial sur ce canal a été assuré au moyen de deux rigoles qui amènent sur le bief supérieur les eaux du Hudson; l'une partant des chutes du Glerin et passant par le village de Sandy-Hill^ et l'autre prenant au-dessus d'un barrage construit près du fort Edw^ard; ce barrage a 275 mètres de développement , et est très exposé : aussi , après une première construction il fut enlevé en entier par l'impétuosité des eaux du Hudson. qui, à ce point, n'est plus qu'un torrent, sujet, pendant les crues, à un renflement très considérable et très soudain.

Du bief supérieur on descend dans le Hudson par 4 écluses franchissant ensemble une hauteur'^'de 15 mètres de chute ; cette rivière est alors navigable jusqu'au fort Miller, sur environ 7 milles (11 kilom.). La présence de chutes à ce dernier point a forcé d'ouvrir un canal latéral, et de construire 2 écluses pour descendre de nouveau dans le lit de la rivière à 4 mètres 57 centimètres plus bas.

Le bief qui prend au-dessous des chutes du fort Miller se trouve à 13 mètres 72 centimètres plus bas que le bief de partage; il suit, pendant 17 milles (27 kilom.), le ht même de la rivière. Aux chutes de Saratoga, près du village de Stillwater, on traverse de la rive gauche à la rive droite au moyen d'un barrage : à ce point on descend une écluse qui a 2 mètres 44 centimètres de chute, et on suit cette dernière rive jusqu'au village de Mechanicville, où l'on traverse le ruisseau d'Anthony's-Kill sur un aqueduc. A ce point on franchit encore 5 écluses pour arriver sur le niveau sur lequel se fait la jonction avec le canal Erie, au-dessous de Waterford, et à une élévation de 13 mètres 42 centimètres au-dessus du niveau de la basse mer à Albany.

Le développement total de ce canal est de 61 milles (98 ki-

CANAL CHAMPLAIN. ;jâ9-

lorn.)j la soriinio des pentes et cxjntrc-penles est de 47 niètreg 88 centimètres, rachetée par 18 écluses.

C'est en 1818 qu'on a commencé les fouilles sur les 5 premien» milles au sud du village de W'hitc-Hall, opôralion qui devait unir la navigation du Wood-Creek au lac Charnplain; sur celle distance les neuf-dixièmes • du terrain nécessaire pf)ur le ranal furent cédés par les propriétaires à l'Etat.

En 1819, le bief de partage fut entièrerhent terminé, et ses excavations procurèrent une plus grande quantité d'eau qu'on ne Pavait d'abord supposé.

En 1822, la rigole qui amène sur le bief de partage les eaux du Hudson fut construite : le bî^age qui en formait la prise d'eau avait été établi aux chutes de Baker, au-dessous du village de Sandy- Hillj ^1 ne put résister à la force du courant, lors des crues, et fut détruit en entier. On porta alors le barrage aux chutes de Glenn, d'où l'on fit partir une rigole navigable. Un second barrage fut aussi construit près du fort Edward.

En 1823, tout le canal fut entièrement- terminé jusqu'à Waterford, et sa jonction avec le canal Erie assurée au mo}en d'un barrage à l'embouchure de la Mohawk. Ce barrage a 488 mètres de longueur; son élévation moyenne est de 2 mètres 44 centimètres. On communique avec le Hudson, vis-à-vis de Troy, par une coupure et une écluse.

Entre Waterford et Troy, on a construit un chenal navigable pour les sloops au moyen d'un barrage et d'une écluse : celle-ci a 27 mètres 45 centimètres de longueur, sur 7 mètres 93 centimètres de largeur, et 2 mètres de chute ordinaire; elle est fondée sur de*. roches schisteuses, et disposée de manière quun de ses côtés est formé par le banc de rocher au travers duquel elle a été creusée ^ elle est remplie et vidée au moyen de ventelles aux portes.

La dépense du canal Champlain, avec un profil moindre que

celui adopté, avait été estimée à 4;,720;,820 fr.

La dépense totale effective s'est montée à 13,048,037

En 1824, le revenu s'était monté à 250,500

Etat du Massachusetts.

Carte générale. — Planche L Le canal de Middlesex a pour objet d'ouvrir une communication entre la rivière de Merrimack et la rade de Boston, dans laquelle il débouche près de Charlestown, où se trouve établi un des grands chantiers de construction de l'Union.

La Merrimack prend ses sources au milieu des White-Mountains du New-Hampshire , et dans le lac Winnpiseogee ; elle coule du nord au sud, et vient, dans une direction est, se jeter à la mer à New-Buryport , un des ports de mer du Massachusetts, à 35 milles au nord de Boston.

Cette rivière traverse des terres très fertiles et d'immenses forêts, où abondent d'excellens bois pour les constructions navales; on trouve aussi sur ses bords de très belles carrières de granit, qui sont exploitées pour l'usage de la ville de Boston.

C'est une compagnie qui a exécuté à ses frais le canal de Middlesex; elle s'est organisée en 1789, et, en 1790, elle a été à même de commencer les travaux du canal, qui ne fut livré au public qu'en 1804, Cette compagnie était autorisée, par son acte de concession, à occuper 25 mètres 13 centimètres de largeur de terrain d'un côté de l'axe du canal, et 15 mètres de l'autre. Un délai d'un an était accordé aux propriétaires pour se faire payer de leur pro-

CANAL DE MID1)LK.SKX. 36f

priété; au-delà de ce terme, les terres devaient être corisidén-f-s comme abandonnées à la com[)agnie.

Le canal de Middlesex, qui tire son nom du comté qu'il traverse en entier, est un canal à [)oinl (h; jjarta^e. 11 commence sur la Merrimack à liOO mètres au-dessus de la petite ville de Chelmsford, située, sur son rivage, à environ 45 milles au-dessus de son embouchure à la nier, et à un ])oini dont le niveau est à 9 mètres 7G centimètres au-dessous du sommet ou bief de partage. Le point de partage est à 5 milles au sud de la jonction du canal avec la Merrimack, et à 22 milles de Charleslown ; son élévation au-dessus des marées ordinaires est de 31 niètres 72 centimètres. Sur ce sommet le canal traverse la rivière de Concord ou Sudbury, qui fournit toutes les eaux nécessaires à l'éclusage pour descendre des deux côtés du bief de partage.

De la Merrimack à Cbarlestown , dans la baie de Boston, le

canal a 27 milles de développement ( 43 kilom. x ). Il traverse

successivement la rivière Concord , tributaire de la .Mernmack à

Billerica; la Shawsheen, autre tributaire de la Merrimack, et qui

débouche dans cette dernière à 12 milles au-dessous du canal; la

rivière Ipswich, à Wilmington; et la Mistick à Medford , à 4 milles

au-dessus du débouché du canal près de Cbarlestown.

Plus de la moitié du canal est en remblais.

L'aqueduc sur la Mistic est construit en bois sur des piles en

pierre; il a 30 mètres de longueur : le niveau de l'eau , dans cet

aqueduc , est de 3 mètres 05 centimètres au-dessus de la marée

haute qui remonte au-delà de ce pont. De Taqueduc on passe

dans le canal par une écluse de 3 mètres 66 centimètres de chute.

L'aqueduc sur la Sha^Ysheen a 42 mètres 70 centimètres de

longueur, et une élévation de 10 mètres 67 centimètres au-dessus

de la surface de l'eau dans cette rivière ; il est construit en bois.

On approche cet aqueduc, des deux extrémités, sur un embanquement qui a 10 mètres 67 centimètres de hauteur et 150 mètres de longueur.

En approchant de la rivière Concord le canal a exigé une grande tranchée, qui, sur environ 250 mètres, a été ouverte à travers des roches granitiques; on a fait sauter celles-ci, au moyen de la mine, sur une profondeur moyenne de 2 mètres et une largeur de 6 mètres

A travers la rivière Concord, et à quelques mètres au-dessus du canal, on a construit un barrage de 45 mètres de longueur sur 2 mètres 44 de hauteur. Ce barrage torme un réservoir d'où s'écoulent, par une rigole ou tranchée, les eaux qui alimentent le canal jusqu'à Charlestown : cette rigole est pourvue d'une ouverture de 1 mètre 83 centimètres de large par 30 centimètres de hauteurla hauteur de la chute, ou l'élévation de la surface de l'eau audessus de ce déversoir, est de 61 centimètres. Le canal traverse une des extrémités du réservoir, et s'alimente ainsi directement sur les 5 milles, jusqu'à sa jonction avec la Merrimack. On traverse ce réservoir au moyen d'un pont flottant sur lequel est établi le chemin de halage. La hauteur de l'eau, dans ce réservoir, est réglée par deux portes éclusées pratiquées à travers le barrage.

Dans le village de Chelmsford on a été obligé de construire un aqueduc qui a 33 mètres de longueur et 4 mètres 88 centimètres d'élévation.

Entre cet aqueduc et la Merrimack, il y a une chute de 9 mètres 76 centimètres rachetée par 3 écluses. Le canal débouche alors dans la Merrimack par un bassin excavé à 3 mètres 66 centimètres au-dessous de la surface du sol, et à 1 mètre 50 centimètres au-dessous du niveau de la rivière aux basses eaux : il a 61 mètres de longueur le long du rivage, et 30 mètres de large.

CANAL I)K MÎDDI.KSf.X. 363

Il y a sur \oulc la Iv/m; An canal 20 éclusos dont les cïmles varient, en Iiaufcur; les plus grandos «ont (Jr- '.i mètres 6f> centimètres. Elles onl toutes 22 rnètres S7 centimètres de longueur et 3 mètres de largeur.

Sur ce canal il y a 50 j)orits en liois constniits sur de» pile» ou culées en pierre de (î rnèires 10 centimètres d'ouverture, et suffisamment ('levés pour laisser passer les chevaux sur le chemin de halage.

Le profil (lu canal a les dimensions suivantes : largeur au plafond, 6 mètres 10 centimètres; à la surface de l'eau, 9 mètres 15 centimètres; protondeur d'eau, 91 centimètres; le chemin de halage a généralement 2 mètres 44 centimètres de largeur; la berme opposée a 1 mètre 52 centimètres de largeur.

Les bateaux pour fret portent 14 tonneaux; ils sont tirés par un cheval à raison de 3 milles par heure ; les bateaux pour les passagers parcourent toute la ligne du canal en cinq heures en descendant, et en sept heures en remontant de Charlestown à la Merrimack. Du bief de partage il y a un courant qui n'excède jamais un demi-mille à l'heure : la pente du canal est à 0,02 centimètres par mille.

De plus grands bateaux naviguent sur ce canal ; ils ont la forme de bacs, et sont destinés à porter du bois à brûler et des planches : ils ont 22 mètres 87 centimètres de longueur sur 2 mètres 90 centimètres de largeur, et portent jusqu'à 37 stères.

La dépense de transport d'un tonneau de marchandises sur tout le canal est de 18 fr. 97 c. , dont 9 fr. 21 c. sont pour le tarif de péage, et 9 fr. 76 c. pour le fret ou transport.

Les principaux articles de transport sur ce canal sont : les bois à brûler, bois de construction, planches, potasse, le seigle, les avoines, les provisions, et les pierres de taille des carrières sur la

Merrimack pour Boston. — Pendant une année il y a eu jusqu'à 55,800 stères de bois à brûler transportés sur le canal, et la quantité de bois de construction passant en radeaux est encore plus grande.

Les terres aux environs du canal, à une distance de 6 milles de chaque côté, ont augmenté d'un tiers en sus de leur valeur; mais dans l'intérieur elles sont restées au même prix.

Dans l'État du ?s ew-Hampshire , qu'arrose la rivière du Merrimack, le bois a aujourd'hui une valeur moyenne de 7 fr. 25 c. le stère; avant l'ouverture du canal il était sans valeur; de manière qu'on calcule que sur le seul article des bois l'Etat a réalisé près de vingt-sept millions de francs. Aussi les terres en forêts sontelles montées en valeur de 5 à 25 francs l'hectare.

Le devis estimatif de ce canal s'était d'abord monté à 2,500,000 fr.

Sa dépense effective s'est élevée à 3,132,760

En 1808, le revenu du canal ne s'élevait qu'à 37,940

En 1816, il était parvenu à 172,600 fr.

Pendant la guerre de 1812, ce canal a rendu de grands services comme moyen d'approvisionnement de l'intérieur pour le point important de la rade de Boston. Les bois qui ont servi à la réparation d'une des plus anciennes frégates de l'Union (( la Constitution » , ainsi qu'à la construction du vaisseau de ligne « V Indépendance ))^ de 74 canons, sont venus par ce canal.

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