‹ [Travaux d'entomologie 1852-1865]Chapitre 30 sur 131 · SESSION EXTRAORDINAIRE TENUE A GRENOBLE · texte numérisé non relu

SESSION EXTRAORDINAIRE TENUE A GRENOBLE

Au mois de Juillet 1858,

Par M. le D' Alexandre LABOULBÈNE.

(Séance du 22 Décembre 1858.)

Messieurs,

Vous avez accueilli, avec une faveur marquée, le Rapport dans lequel M. Léon Fairmaire vous décrivait, en historien fidèle, la première session extraordinaire de la Société Entomologique de France. Mon cher ami et savant collègue avait constaté le succès du Congrès de Montpellier. Il applaudissait aux utiles, aux excellents résultats de ces réunions nouvelles, car elles viennent rapprocher des collègues séparés par la distance, ou bien, elles cimentent de vives amitiés que les mêmes goûts scientifiques avaient fait naître, depuis longues années, entre des naturalistes qui ne s'étaient jamais vus précédemment.

C'est qu'en effet, Messieurs, le but de ces excursions éloignées est à la fois de rattacher les membres de la Société les uns aux autres par les liens d’une affectueuse confraternité, et d'explorer tour à tour les diverses contrées de notre admirable pays. Les collections s’enrichissent par la récolte

ne

des insectes, par les échanges rendus plus faciles. Si les espèces rares qui nécessitent, pour être trouvées, un long séjour dans la contrée qu’elles habitent ne sont pas découvertes par nous-mêmes, nous aurons stimulé l'esprit de recherches, montré un zèle utile et bien mérité de la science.

La réunion des entomologisles avait été nombreuse à Montpellier , elle l’a été pareillement à Grenoble, et un grand nombre de Savants étrangers à notre Société sont venus prendre part à nos excursions.

L'organisation du Congrès avait été parfaitement établie par notre honorable président, M. le docteur Boisduval, et par notre secrétaire, M. Eugène Desmarest, dont le dévouement vous est bien connu. Je ne dois point oublier de signaler le concours de plusieurs membres de la Société, concours d’autant plus méritoire que ceux qui l'avaient donné étaient obligés de rester à Paris.

Les diverses compagnies de chemins de fer ont eu pour nous leur libéralité accoutumée. Nous tenons à constater cette bienveillance que l’un de nos collègues, venu de Berlin, donnait récemment comme modèle aux administrations des chemins de fer de l'Allemagne.

Dès le 6 juillet, la majeure partie des entomologistes voyageurs était rendue à Grenoble, par la voie de Lyon et de Saint-Rambert. Cet itinéraire est trop connu pour que je le répète ici, mais ceux qui voyaient pour la première fois le Dauphiné ont admiré les paysages de Voiron et la situation de Grenoble au milieu des montagnes qui l'entourent.

Après les visites officielles faites par le Président et les membres du Bureau aux autorités de la Ville qui donnait

l'hospitalité à notre Société, les premiers arrivés ont exploré aux portes de Grenoble les bords de l'Isère et du Drac. Mais la première excursion entreprise en commun a été celle de la montagne de Saint-Nizier ; les autres ont eu lieu successivement à la Grande-Chartreuse et au Lautaret. Je vais, Messieurs et chers collègues, essayer de vous en rendre compte.

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