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toute couverte de Genista purgans, au milieu desquels la Nemeophila plantaginis et sa variété Hospita volaient en grand nombre. Ce fut avec l'Eubolia palumbaria, les deux seuls Lépidoptères que nous vimes parmi ces Genêts qui doivent cependant produire quelques espèces spéciales.
Au-dessous de cette plaine commence une belle forêt de vieux Sapins qui descend jusqu'au fond de la vallée de la Dordogne. En battant les branches de ces arbres séculaires la Thera variata s'envolait par essaims, mais son vol rapide la dérobe facilement à la vue. M. Fallou capturait une remarquable variété de l’Argynnis Euphrosine.
Nous primes aussi la Coremia propugnata, la Numeria capreolaria, la Larentia salicata, et plusieurs autres jolies Phalénites.
Les Coléoptères étaient assez nombreux, MM. Levrat et Martigné prenaient sur les Sapins morts, mais encore debout, le Dircæa discolor Fab., les Pogonocherus ovalis et fascicularis ; sous les pierres, près de la cascade, les Nebria Gyllenhalii et Foudrasii, mais cette dernière plus rarement, et le Pterostichus femoratus, qui est abondant partout au Mont-Dore. Les Oreina superba, nivalis, variété ignita, et la cacaliæ, très commune sur les Cacalia qui croissent sous les Sapins, furent également rencontrées.
Hélas, Messieurs! depuis notre retour, et au moment où j'écris ces lignes, la mort est venue surprendre un de nos chers collègues, M. Levrat, de Lyon, dont je viens de vous prononcer le nom.
Cette perte douloureuse sera vivement sentie par vous tous, mais plus particulièrement encore par ceux qui ont été cette année ses compagnons de voyage. Entomologiste plein de zèle, cet excellent collègue avait assisté à toutes nos réunions en province. Cette année encore il était en Auvergne un de nos plus aimables compagnons. Tous ceux qui l’ont conau ont pu juger de son zèle et de son affabilité. Je sais être leur interprète en vous exprimant
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leurs regrets de cette mort prématurée qui laisse dans nos rangs un vide si regrettable.
Le lendemain de cette longue course, une partie de notre petite troupe bornait son exploration aux forêts de Sapins de la vallée du Mont-Dore, tandis que l’autre, plus intrée pide, affrontait l'ascension de la vallée des Enfers par une chaleur de 30 degrés.
Notre chasse dans les Sapins ne nous valut guère que les espèces que nous avions prises la veille dans la forêt à la gauche de la vallée, à part la Cidaria silaceata, qui n’y était pas très rare, mais qui commençait à être un peu passée.
Le dimanche 3 juillet, à nous voir au grand complet, Messieurs, avant cinq heures du matin, sur la porte de notre hôtel, on pouvait facilement soupçonner que nous partions pour une longue excursion; en effet, vos collègues se rendaient au pèlerinage de Vassivières, qui a lieu tous les ans à cette époque, au petit hameau de ce nom, et qui est très célèbre dans cette contrée.
La course devait être longue, aussi, dès la veille, les meilleurs coursiers du village avaient été retenus pour nous par l'entremise de Jean, notre guide, ce conducteur intelligent de tous les naturalistes qui parcourent ces montagnes. Seize chevaux donc à cette heure matinale étaient en ligne de bataille devant notre porte, et chacun choisissait de son mieux celui qui devait le porter toute la journée et au dos duquel il devait confier sa personne.
Figurez-vous seize cavaliers défilant un à un à travers les étroits sentiers de la montagne, traversant des ponts de neige et des chemins vertigineux, ayant à leur tête Jean notre guide. Nous arrivons au pied du pic de Saney, où nous franchissons le sommet de la chaîne des monts Dores pour descendre sur l'autre versant de ces montagnes dont les pentes sont couvertes par le Juniperus sabina. Malgré une assez belle végétation, nous ne vimes voler sur ces pentes aucun Lépidoptère digne d’être recueilli, ni
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aucun Coléoptère qui puisse vous être cité. Aussi, Messieurs, je passerai sous silence nos insignifiantes captures de cette journée, que notre position de cavalier, du reste, nous empêchait de faire d’une manière fructueuse et suivie.
Je ne vous raconterai pas non plus les divers incidents de notre pérégrination équestre, ni les chutes peu nombreuses et sans gravité de nos cavaliers; je vous ferai arriver de suite à Vassivières, où nous mettons pied à terre au milieu d'une foule compacte déjà réunie autour de la chapelle gothique de ce hameau. C'était le moment où les processions arrivaient de plusieurs côtés, avec de nombreuses bannières escortées par ces robustes Auvergnats dont les solides poitrines font retentir l'air de chants patois. Rien n’est plus curieux que ces nombreux costumes de montagnards en habits de fête, que ces ménages entiers montés sur de maigres chevaux dont les jambes plient sous un trop lourd fardeau, que celte collection d'énormes parapluies dont chaque assistant des deux sexes est armé.
Après ce premier coup d'œil, nous nous assurons un déjeuner à une pauvre auberge où le grenier nous servit de salle à manger, et nous allons ensuite assister à la messe solennelle qui se disait en plein air au fond d’un large amphithéâtre autour duquel cinq ou six mille assistants se pressaient, assis sur un épais gazon.
Vous voyez, Messieurs, que les entomologistes voyageurs ont su accomplir jusqu'au bout leur rôle de pèlerins et de patriotes; car, à l'issue de la grand’-messe, nous avons assisté au Te Deum chanté à l'occasion de notre dernière victoire en Italie, le seul peut-être qui ait été, dans une aussi magnifique enceinte, chanté devant un si nombreux auditoire.
Ces cérémonies terminées, nous allons reprendre nos montures pour gagner le lac Pavin. A ce moment, et au milieu de nos chevaux, volait un Hepialus humuli & , qu'un lépidoptériste s'empressa de recueillir.
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Quelques entomologistes ont prétendu que cette grande Hépiale qui est au crépuscule , dans certaines prairies de montagne, d'une abondance prodigieuse, se cachait.tellement pendant le jour qu'il était alors impossible de la rencontrer. Dans une autre de nos courses, nous avons vu un individu femelle de cette espèce volant également à l'ardeur du soleil. Je leur cite donc ces deux exemples comme preuve du contraire.
Une belle route nous conduit au lac Pavin, aussi nos chevaux, mis au grand trot, nous menèrent-ils rapidement, au milieu d’un nuage de poussière, au but de notre excursion. Arrivés au bord de la chute d’eau formée par le trop plein du lac, nous gravissons à pied un petit chemin boisé, et bientôt nous voici au bord de cette belle nappe d’eau dont la beauté sauvage frappe les regards. Ce lac, qui remplit un ancien cratère ; est encaissé par des bords sombres et à pic, dominés par le Puy-de-Montchalme, Il ne compte pas moins de 96 mètres de profondeur, et son diamètre est dix-sept fois plus considérable.
Sa profondeur, que les habitants du pays supposaient être incalculable, avait donné lieu à cette croyance, qu’un affreux gouffre se trouvait au milieu de ce lac et devait infailliblement engloutir le téméraire qui s’y rendrait en bateau. Depuis la fin du siècle dernier des travaux de sondage y ont été faits, et, dans ces derniers temps, M. Lecoq a renouvelé ces opérations et démontré que l'abime imaginaire était peu redoutable.
Depuis un an, un habile pisciculteur de Clermont fait, dans ce lac, un essai d’acclimatation de Truites et de Saumons, Car jusqu'alors ces eaux n'étaient habitées que par quelques petits poissons. Nous fûmes assez heureux pour le rencontrer à notre descente, et il eut l’obligeance de nous proposer de parcourir avec lui ce beau Jac en bateau, mais l'heure avancée de la journée, et non la peur, ne nous permit point de profiter de cette offre aimable.
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A part une grande Phrygane noire, nous ne vimes autour du lac aucun insecte.
Nous reprenons encore une fois nos montures pour revenir au village du Mont-Dore par un chemin différent de celui que nous avions parcouru le matin. Nous laissons la ville de Besse sur notre droite et nous commençons à gravir au travers, tantôt de marais tourbeux, tantôt d'immenses plaines de Bruyères.
Nous apercevons à distance le lac Chambon, le château de Murol et l'entrée de la vallée de Chaudefour. Puis, après une route fort accidentée et des plus pittoresques, nous atteignons le plateau de l’Angle, vaste plaine sur laquelle existent encore les traces d’une belle voie romaine. Après cinq heures de. marche, que le peu de souplesse des reins de nos montures nous fit paraître longues , nous arrivions enfin au village du Mont-Dore, ne nous plaignant pas de notre fatigue en nous rappelant les admirables choses que nous avions vues dans le cours de notre journée.
Le lendemain de cette grande excursion, quoique la raideur de nos jambes eût volontiers sollicité une journée de repos, nous gravissions le chemin qui conduit à la montagne du Capucin pour explorer les forêts qui couvrent les pentes de cette montagne presque jusqu'à son sommet. Les Hêtres forment la bordure de ces bois, et, quand la hauteur à laquelle ces arbres peuvent végéter est dépassée, ils sont remplacés par de magnifiques Sapins séculaires aux bran— ches desquels pendent le Lichen barbu, Usnea barbata, qui leur donne un air vénérable. Leurs troncs couverts de larges plaques du Lichen pulmonaire attestent leur antiquité.
Ces immenses forêts, où le soleil pénètre à peine sont d'excellentes localités pour l’entomologiste, les Géomètres y abondent ainsi que les Coléoptères xylophages. Aussi, nous sommes venus plusieurs fois faire en ces lieux quelques fructueuses collectes. Iles vrai que l’ardeur du soleil nous
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engagea souvent à profiter du bienfaisant ombrage de ces splendides forêts.
L’Acidalia commutata Freyer (nitidaria Bdy.), volait en grand nombre partout où croît le Myrtille.
La Larentia cœsiata, dont le type est fort beau en Auvergne, était aussi très abondante sous les grands Sapins, ainsi que la Numeria capreolaria. Nous prenions aussi fréquemment l'Ellopia prasinaria, qui jusqu'alors avait été considérée comme une variété de l'E. fasciaria. L’abondance de cette espèce n'est-elle pas une preuve de sa validité, surtout vu l'absence complète de l'E. fasciaria, dont nous n'avons pas trouvé un seul individu ?
La Thera variata, commune au Mont-Dore, dans toutes les forêts de Sapins, nous permettait de prendre sa jolie variété vitiosata Frey. (stragulata Bdv.), mais pas aussi abondamment que le type.
Sur les derniers Sapins de vette montagne, notre collègue M. Guenée prit une belle Agrotis præcox, capture curieuse à cause de son apparition hâtive, surtout pour un pays de montagnes. 1] avait également rencontré, en com— mençant notre ascension, la Lampros nubilosella Herr.-Sch., espèce nouvelle et rare.
Ces forêts nous valurent quelques Coléoptères. Les Rhagium bifasciatum et indigator couraient en grand nombre, surtout la première, sur les Sapins morts. Nous prenions aussi le rare Campylus rubens et les Pissodes piceæ, Leptura cincta, Feronia femorata et Trechus amplicollis.
Nous trouvions de nouveau la Dircæa discolor, dont la capture est assez difficile, car, lorsqu’on s'approche pour la saisir, elle se laisse tomber et disparait facilement au milieu des débris que le temps a amassés au pied des vieux arbres qu'elle habite.
Ces magnifiques forêts sont hantées par des myriades de Tabanus et de Culex qui nous faisaient une &uerre si
formidable que le repos nous était impossible; car, aussitôt que nous restions dans l'immobilité, des essaims de ces importuns insectes venaient nous assaillir.
Ainsi, nous avons essayé plusieurs fois de nous reposer un peu au milieu du salon du Capucin, magnifique salle de verdure entourée de gigantesques Sapins, et où la Société de botanique tint une de ses séances lors de sa visite au Mont-Dore, mais nous en étions toujours chassés par ces maudits parasites qui semblaient s'être donné rendez-vous dans cet admirable site.
Nous avons dépassé la région des Sapins pour explorer les prairies élevées de la montagne du Capucin, mais nos peines furent perdues, car nous n'y primes aucun insecte digne d'être cité.
A notre descente dans une petite clairière, près le village du Mont-Dore, nous avons trouvé la jolie Miana fasciuncula sur les fleurs de la Gentiana lutea; la capture de cette belle petite Noctuelle, qui a été considérée comme une variété de la Miana stragilis, et que nous avons rencontrée plusieurs fois, a permis à notre collègue M. Guenée de compléter ses observations à son sujet et de l’ériger en espèce. IL m'a envoyé une intéressante note à cet égard, que je m'empresse de joindre à la liste des espèces que nous avons prises en Auvergne.
La veille de quitter le Mont-Dore, plusieurs d'entre nous ne voulurent point laisser cette belle vallée sans visiter celle de Chaudefour, que nous avions entrevue au retour de notre course à Vassivières.
Cette dernière course nous procura en abondance la Psodos alpinata W.-V. (equestrata Fab.), la Nemeophila plantaginis, dont nous primes quelques individus appartenant à la belle variété & aux ailes inférieures presque toutes noires. Le Lycœna Eumedon volait aussi, mais en pelil
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La jolie Agapanthia violacea élait assez commune sur les nombreuses fleurs de ces riches pelouses:
Ces belles pentes couvertes d’une luxuriante tégétation, dont la plupart des plantes sont celles de la flore des Alpes êt des Pyrénées, nous promettaient une plus riche moisson. Nous acquérions donc encore une triste preuve de la’stérilité de l’année en éprouvant de nouveau une grande déception.
Nous étions partis de grand matin, aussi, à trois heures de l'après-midi, nous étions de retour, grâce aux coursiers
que nous avions pris encore pour cette journée afin d'économiser notre temps, car nous devions partir le lendemain de très bonne heure pour Clermont, et il nous fallait auparavant préparer notre maigre butin entomologique et faire notre malle.
Avant de terminer le récit de notre séjour dans la belle vallée du Mont-Dore , je dois mentionner plusieurs chasses de nuit que nous avons faites aux environs du village. Ces chasses n’eurent pas plus que celles de jour de riches résultats, cependant nous primes quelques Noctuelles et Géomètres dignes d’être citées, telles que les Agrotis nyctimera et agricola, Miana fasciuncula, Leucania conigera et Melanippe alpicolaria Herr.-Sch., espèce fort rare et toute nouvelle pour la faune française. C’est sur la route de la Tour, dans un champ de Gentianes, que nous prîmes au nombre de trois exemplaires cette belle espèce.
Ces chasses nous procurèrent aussi les Eupithecia venosaria et libanotidata, V Emmelesia alchemillata Linné (rivulata Wien.-Verz.).
Nos huit jours au Mont-Dore furent bien employés; le succès ne vint pas couronner nos efforts, beaucoup d’espèces ne parurent point cette année dans ces montagnes, et ce fait d’ailleurs s’est présenté dans toute la France, pour les Lépidoptères surtout.
Vous avez pu rémarquer que je ne vous ai nommé que
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très peu de Lépidoptères diurnes; c'est que, en effet, ils étaient très rares. Le genre Erebia, par exemple, qui est propre aux montagnes et fort bien représenté en Auvergne, ne nous a fourni que quelques individus des espèces les plus communes, telles que les E. Cassiope, stygne, et dromus ; il en a été de même pour tous les autres genres de la grande famille des Diurnes.
Quant aux Zygæna, elles sont fort rares sur les montagnes volcaniques. On sait que ce beau genre est propre aux terrains calcaires. Nous avons cependant pris à Gravenoire quelques individus des Z. hippocrepidis et loniceræ. Leur petit nombre indique que ce sol ne leur convient pas pour patrie.
Nous avons aussi remarqué que les types d'Auvergne sont tous d’une grande beauté, soit pour la taille, soit pour la coloration. Je vous ai déjà parlé des belles et curieuses variations de tous les Carabes que nous avons rencontrés, et cela peut s'appliquer à tous les ordres d'insectes que nous avons pu observer, car tous, en effet, offrent une belle modification et des types remarquables.
Malgré notre peu de succès, nous sommes convaincus que, par une meilleure année, les localités que nous venons de parcourir doivent être excellentes pour l'entomologiste. Rien n’y manque, ni les belles prairies avec une abondante végétation , ni les grandes forêts, qui peuvent être comparées à celles de la Grande-Chartreuse et des autres Alpes.
Le 8 juillet, nous étions de retour à Clermont, où notre petite bande, déjà amoindrie par le départ de quelquesuns de nos collègues, commença à 5e disperser (1). Plu-
(1) Plusieurs d’entre nous, après leur départ de Clermont, profitaient de leurs derniers jours de loisir pour aller à Vichy; mais, à part le Lycæna bætica dont les chenilles étaient abondantes dans les siliques des Baguenaudiers du parc des Célestins, rien autre chose n’y a été observé en entomologie qui mérite d'être mentionné.
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sieurs d’entre nous ne pouvant prolonger plus longtemps leur séjour en Auvergne, il fallut se séparer, et je vous assure que ce n’est pas sans un serrement de cœur que nous nous donnions {a poignée de mains d'adieu, car une bonne et cordiale confraternité avait toujours été notre aimable compagne, et nous venions de passer près de quinze jours en une véritable réunion de famille, ayant nos aînés pour pères et chefs,
En effet, Messieurs, que ces réunions sont pleines de charmes pour ceux qui y prennent part et ne serviraientelles qu’à nous procurer de telles jouissances, qu'il nous faudrait souhaiter de les voir se renouveler longtemps encore. Qu'il me soit donc permis, Messieurs, d'émettre le vœu de voir l’usage de nos excursions en province se continuer et fleurir pendant de longues années. L'éntomologie ne peut qu'y gagner, car l’hcureuse rencontre de collègues, qui ne se connaîtraient peut-être pas sans ces précieux rendez-vous amènera nécessairement une plus grande confraternité entre les membres de notre Société et sera la source des plus heureux résultats pour notre chère science.
Je sais, Messieurs, être ici l'interprète de tous nos collègues qui, cette année, avaient le bonheur de se rencontrer en Auvergne, car, en nous serrant la main une dernière fois, nous nous donnions tous rendez-vous à notre future réunion de l’année prochaine.