‹ Travaux de chirurgie anatomo-clinique (volume 2)Chapitre 8 sur 51 · REZ-DE-CHAUSSÉE · texte numérisé non relu

REZ-DE-CHAUSSÉE

Le rez-de-chaussée présente tout de suite en entrant, à gauche, la cage de l'escalier et l'ascenseur pour transporter les malades au premier étage ; à droite, un grand vestiaire pour les élèves du service, avec placards et porte-manteaux.

Près du vestiaire, le cabinet du chirurgien, où nous avons aménagé une bibliothèque contenant une série d'ouvrages se rapportant aux voies urinaires et les principaux périodiques des divers pays.

En face de l'entrée, se trouyele cabinet de la suroei liante , facilement accessible aux personnes étrangères au service.

A côté, Voffice-cuisine, de grandes dimensions. Les aliments, préparés à la cuisine générale de l'hôpital, sont apportés dans un chariot où les marmites sont maintenues chaudes par un bain-marie.

Dans l'office, une grande plaque de fonte, chauffée par une circulation intérieure de vapeur, permet de conserver les aliments au chaud. Cette dernière ne sera cependant vraiment utile que lorsqu'on aura construit sur elle une sorte de cloche en tôle. Pour le moment, la surface de refroidissement par rayonnement est très grande, et le fond seul des plats est chauffé. Un filtre Ghamberland, un bouilleur chaufl'é par un serpentin de vapeur, un buffet, une table, un évier avec eau chaude et eau froide complètent le mobilier de cet office.

LE SERVICE CIVIALE A l'hÔPITAL LARIBOISIÈRE

Le pavillon central présente encore deux petites chambres d'isolement où sont placés les malades après les grandes opérations.

La première salle, à gauche de l'entrée, sert à faire les opérations sepiiques.

FiG. 24- — Pavillon des hospitalisés. Plan du rez-dc-chausséc et des deux étages.

Elle a son ameublement spécial : bouilleur, lavabo à eau chaude et eau froide avec mélangeur terminal et robinets à longs manches, table d'opération en bois peint en blanc, des escabeaux et aussi une vitrine contenant un petit jeu d'instruments.

On trouve enfin des water-closets et des lavabos, une salle de bains à une baignoire, une lingerie.

Salles des malades. — Le service des hommes, divisé en deux.

H. HARTMANN ET P. DELÂAGE

septiques et aseptiques, comprend deux salles situées dans les ailes latérales.

La. salle des septiques, dans l'aile nord, comprend 18 lits. Elle est largement éclairée par de hautes fenêtres situées entre chaque lit.

FrG. 25. — Lit avec sommier élastique.

Le mobilier est analogue au dernier mobilier de TAssistance publique, employé déjà à Boucicaut.

Chaque malade a un lit, une table et une chaise. Le lit, tout en fer vernis, avec sommier métallique, se trouve à peu près complètement à l'abri des punaises et autres insectes. Il est d'ailleurs facilement lavé et désinfecté à la sortie de chaque malade (fig. 25).

De coquettes tables de nuit en fer vernissé ont remplacé les vieilles tables de nuit en bois, réceptacle à microbes. Elles sont formées d'un cadre en fer supportant deux étagères en faïence. Pas de tiroirs, pas de portes destinées à cacher aux regards soit des mets ou des liquides prohibés, soit surtout de la crasse et de la saleté (fig. 26).

Au centre de la salle se trouve un comptoir (fig. 27) construit par un simple menuisier. Le cadre est en bois et les grands panneaux en verre, ce qui permet de surveiller d'un coup d'œil l'état de propreté de l'intérieur des armoires. Le dessus est recouvert d'une tablette d'opaline très facile à laver. L'intérieur est divisé en deux par une étagère en verre. Le tout est monté sur quatre pieds assez élevés pour permettre le nettoyage en dessous.

Fig. 26.

Table de nuit.

LE SERVICE CIYIALE A l'hÔPITAL ^.ARIBOISIÈRE 27

A chaque salle de malades est affecté un chariot mobile (fîg. 28), portant tout ce qu'il faut pour se laver les mains et faire un pansement. La partie lavabo est complètement séparée du reste du chariot par une sorte de cloison placée verticalement, ce qui fait qu'on ne risque pas d'éclabousser, en se lavant les mains, les objets de pansement placés sur deux tablettes en opaline superposées de l'autre côté du chariot.

FiG. 27. — Appareil de la salle des malades.

Les chaises sont toutes en fer verni, le siège formé d'une seule rondelle de bois. Elles sont faciles à laver, mais la rondelle de bois se fend très facilement sous l'action de l'humidité et met ainsi rapidement la chaise hors de service.

Faisant suite à cette salle, et communiquant avec elle par une très large ouverture, se trouve une pièce qui devait primitivement servir de salle de réunion et de salle à manger pour les malades. C'était là une disposition défectueuse, cette salle se trouvant trop loin de l'office et les aliments étant obligés, pour y arriver, de traverser la salle des malades. On l'a transformée en salle ordinaire par l'adjonction de 6 lits .

H. HARTMANN ET P. DELAAGE

h'aile sud, réservée aux aseptiques, est plus petite. Elle comprend 10 lits et le même mobilier.

Dans chaque salle se trouve une hotte en zinc, pourvue d'un couvercle, dans laquelle on jette les pansements sales et qui, après la visite, est vidée dans un tuyau de descente en grès permettant d'envoyer directement dans le sous-sol son contenu sans passer par l'escalier.

De ce côté, on a maintenu la salle de réunion, qui sert de salle à manger pour tous les malades hommes valides du service. C'est là, certes, encore une disposition regrettable, à cause du mélange des aseptiques et des septiques,mais que la disposition des lieux n'a pas permis d'éviter.

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