‹ Travaux de Jeunesse 1843-1844Chapitre 124 sur 138 · PSAUME XLVIII · texte numérisé non relu

PSAUME XLVIII

(Magnus Ds, et laudabilis nimis) Je Le titre “e la Vulg. (1) est tiré des usages liturgiques des Juifs. Da)

3. Pulcher eminentia…. (est) mons Tsiyyon; partes septentrionis (sunt) civilas regis magni.

Le sens des modernes [elevatio (3)] serait très satisfaisant, si la montagne de Sion n’eût été au contraire, très petite, et même célèbre pour cela (Voyez l'Exsurgat) (4) dans l'idée des Juifs. Sans ce dernier trait, sa petitesse n'y ferait rien. Je pense que +n3-+ a ici le sens de quartier : il oppose les deux parties de la ville, la montagne de Sion au Sud, la ville de David, et la cité du Nord (b). Voyez Genebrard, note excellente (5) que j’adopte. Comparer en Isaïe ch. XIV, In lateribus aquilonis (6).

[f° 153 v.] 4. Deus in palatiis ejus, cognitus est arci.

(a) [Interl.] On doit donner [aw Magnus Jehova] un tour d’absolu fort beau : Jehova est grand, sorte de cri, comme 729 ab a

. (b) [1d.] Peut-être le roi habitait-il en ce quartier : car si ce grand roi était Dieu, il aurait l’article.

k XLVIII (1) «...secunda sabbati »; cf. Genebrard : « Ajouté d’après le rite judaïque : on le chantait en effet le lundi... On sait que les Juifs, après le sabbat, célèbrent surtout le lundi et le jeudi » (264).

(2) Par ex. au ps. XOVII, cf. supra, p. 141.

(3) Cf. Glaire, renvoyant à ce verset ([Lex., 372 b).

(4) Cf. notamment, dans les Notes que Renan avait prises au troisième trimestre, celle qui concerne le v. 16 de ce ps. LXVIII : «Il s'adresse à toutes les grandes montagnes du pays, qui semblent jalouses de ce que Sion, qui n’était qu’une petite colline, leur ait été préférée» (Vol. 11480 fo 6 v.).

(5) Genebrard : «.. Mons Sion, latera Aquilonis, civitas regis magni ». Il faut comprendre « Mons Sion et latera : le Mont Sion au Sud, et le côté Nord de la ville, sont la cité du roi Christ. Les principaux quartiers [regiones] de Jérusalem étaient du côté du Mont Sion au Sud, et du côté du Nord, plus plat et plus bas et défendu par plus de murs et de tours. Il ne faut point voir, comme certains le font, dans latera une apposition à mons, car celui-ci, loin d’être au Nord, était au Sud (Josèphe, Bell., 1. VI, c. VI et XV; Antig., c. XIV. Niceph., Hist., VIII, etc.). Il avait la ville de Jérusalem au Nord (Js., XIV, 13), et l’entourait complètement au Sud. — Il y avait en somme deux villes, ou deux parties principales de la ville. L'une s’appelait ville haute, ville de David, partie sacrée (Josèphe, loc. cit., e. VI et I). Elle se trouvait sur la cime du mont Sion, et autour; c’est David qui avait divisée en rues et quartiers. L’autre était Jérusalem proprement dite, la ville

basse, et la fille de Sion, de cette montagne dont ell issai îtr ’étenni ce Nord » (263-265). & elle paraissait naître pour s’éten

(6) Isaïe au roi de Babylone (v. 12-13) : Comment es-tu tombé..., toi qui disais en ton cœur : «.. Sedebo in monte testamenti, in lateribus Aquilonis? » (Vulg.)

Psaumes Choisis 249

Petit vers, presque sans ponctuation, considérable [?], qui fait dessein après la grande strophe précédente.

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