In vento orientis confringes naves Tarschisch
Selon Genebrard, le vent d'Orient était fort en Judée (7) : il faut cela pour donner un sens. Remarquez la brièveté de tous ces vers. depuis le quatrième, et la longueur du troisième, et du neuvième, on voit le dessein à découvert. Tharsis ne désigne peut-être pas des ennemis, mais bien des
vaisseaux en général. — Locution, comme For d’Ophir (8). Strophe singulière, peu usitée. — Le Séla fait figure aussi dans le sens. Je
12 - 2, tournure encore usilée au v. 9. Tournure un peu lourde, et sentant un peu le moderne, comme tout le ps. Phrase correcte, et disant tout. Non ita veteres.
Tout ceci est presqué copié d’autres psaumes; c’étaient des idées de lieu commun chez les Hébreux. La moitié de ce vers. est prise du ps. XCVII (9).
[f° 154 r.] ZJ.
Ici encore 5x a un sens de terme de fortifications : je pense que ce sont les tours qui s'élèvent aux angles des murs.
15. Quia hic Deus Deus noster in seculum et aeternitatem, ipse ducil nos in aeternum.
nt = y. Mot difficile. [Certains] lisent h;#5y, et en font un substantif synonyme de p5y . Le parallélisme, l'autorité des anciennes versions (Sept. — seculum) donne à ce sens une force décisive (10). Leop. veut que 55y soit toujours synonyme de n55y, l’air des Vierges (11). Peut-être en ce ps.
(7) Genebrard : «In spiritu vehementi conteres naves Tharsis » (Vulg.). « Littéralement : In vento orientali. [”Eurus en Judée est très violent, brûlant et tempétueux (Zx., XIV, 21) » (263, 265-266).
(8) Cf. Genebrard, qui signale la généralisation du sens de Tharsis, et renvoie à 1s., II (265). C’est là que Renan aura retrouvé, au v. 16, l'expression : « vaisseau de Tharsis ».
(9) V. 8. Le Ps. XCVII a été étudié supra, pp. 141-142.
(10) Genebrard : «Les Sept. ont rendu par saeculum (57, holam)» (267)
(rdv aiwva.).
(11) Lex., 1° éd., 241 a.
250 Exégèse Biblique
par exception, l'indication de l'air serait à la fin, ou peut-être ce mot appartiendrait au ps. suivant, pourtant alors le dernier vers de ce ps. serait écourté, et d’ailleurs quand il y a ny35h (12), il commence toujours.
— Ce ps. me paraît être un chant de victoire et de congratulation sur la délivrance de Jérusalem, de quelque attaque des rois voisins (c). Que si l’on rejette ce trait circonstanciel (d), on peut restreindre son argument à: Eloge de Jérusalem. — [f° 154 v.] Dans les v. 10-12 incl., [le poète] s'étend sur quelques lieux communs, que les Hébreux exploitent à tout propos. Le dernier [verset] termine le ps. par une pensée analogue à celle qui l’a commencé : Toujours Dieu, idée générale de la poésie hébraïque. — Ce ps. n’a ni le caractère décidé des anciens, ni celui des modernes. On y remarque quelques imitations. Sa poésie est belle, mais non transcendante. Son mètre offre plusieurs particularités. Le mélange des strophes longues et des vers courts y est sensible (e).
3. Cimes charmantes, qui êtes la joie de l’univers, Ô montagne de Sion! Cité du Nord, à ville du grand roil.…
11. Puissent ton nom et ta gloire s'étendre jusqu'aux confins de l’univers (f), ta droite est riche en justice.
15. Notre Dieu est le Dieu de l’éternité : c’est lui qui toujours dirigera nos pas.
[f° 155 r.] PSAUME xx.
(Exaudiat te Drus)
Nomen Dei Jacob en parallélisme avec Jehova.