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Expérience xi. — Chien de 6k, 100 mis en cage le 4 mai afin de recueillir la totalité de ses urines. Ingestion de phloridzinc combinée avec V alimentation .
SUCRE
URÉE
ACÉTONE
en gram.
en milligr.
Dates
par
ALIMENTATION
par
litre
totale
litre en gr .
par
litre
Totale
Mai
lOOs' viande dégraissée.
l®’’ phlor., lOO»' viande.
l»’" phlor., 1006' viande.
phlor., 1006' viande.
|6' phlor., 1006' viande, 50s' pain.
J6' phlor., 1006' viande.
l6' phlor., 1006' viande, 206' saccharose.
l6' phlor., 1006' viande.
l6' phlor., 1006' viande.
Poids de l’animal ; 5^,480
l6' phlor., 1006' viande.
l6' phlor., 100®' viande.
( 1006' viande.
P 1 or., ^ bicarbonate de soude
l6' phlor., 1006' viande.
I6' phlor., 1006' viande. Vomissement
l6' phlor., 1006' viande.
, , , ( 1006' viande.
l6' phlor. , \
( 206' axonge.
l6' phlor., lOOs' viande.
l6--,50 phlor., 1006' viande.
Poids de l’animal 3k,920
le-'jS phlor., 1006' viande.
Juin
le.
1006' viande sans phloridzine.
traces
Viande seulement.
Mort.
Rien de particulier à signaler du côté de la polyurie et de la glycosurie. Notons encore ici une albuoninurie légère» L’acéto-
nurie comaie dans le cas précédent n’apparaîl que le second jour après la première ingestion de pliloridzine, tandis qu’on peut constater la glycosurie dès le l®*" jour.
50 gram. de pain tirent tomber lacétonurie pres jue complètement le lendemain de leur ingestion. 20 gram. de sucre de canne, administrés peut-être trop tôt pour que l’influence de l’ingestion du pain fût épuisée, maintinrent celte absence d’acétone pendant 4 jours. Le 5® jour après, l’acétone réapparaît en quantité notable ; 5 gram. de bicarbonate de soude la font diminuer. Un vomissement, rejetant une partie de la pliloridzine ingérée, retarde d’un jour l’ascension de l’acétonurie; elle disparaît encore sous l’influence de l’ingestion de 20 gram. d’axonge. Puis, après une légère recrudescence, elle retombe malgré une alimentation exclusivement carnée ; et une augmentation de la quantité journalière de pliloridzine ne la fait apparaître
qu’un seul jour d’une façon notable.
Ce dernier fait nous paraît difficile à expliquer, étant donné l’augmentation de la quantité de pliloridzine ingérée et l’exclusion des hydrates de carbone de l’alimentation. On ne peut guère invoquer les progrès de la cachexie, puisque la glycosurie s’est maintenue et n’a cessé que quand en n’a plus administré de pliloridzine.
Toutefois ces deux expériences nous permettent d’avancer que l’acétonurie produite par l’ingestion de pliloridzine acquiert une notable intensité et qu’elle est sous ce rapport comparable, comme nous le verrons, à celle qui est consécutive à l’extirpation du pancréas. Il est probable que, si nous avions administré des doses journalières de phloridzine plus grandes \ nous aurions obtenu des quantités d’acétone considérables; et peut-être aurions-nous observé, comme V. Mering, des phénomènes comateux. Mais même avec des doses faibles nous avons constaté dans l’urine des quantités d’acétone qui nous permettent de dire que l’acétonurie phloridzinique est d'une certaine gravité.
1 La phloridzine étant un produit assez cher (0 tr. 50 le gramme), on comprendra aisément que nous n’ayons pas pu en employer de fortes quantités.