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PREMIÈRE SÉRIE. DIABETE GRAVE

Expérience xii. — Chien de 15/c. Extirpation de la portion descenda7ite da pancréas le 16 février 1897. Extirpation totale du pancréas le 13 mars 1897.

Jours

UHINE

SUCRE

en gr-

ACÉTONE

en mgr.

en ce.

par litre

Total

par litre

Totale

ALIMEN 1 ATION

14mars

Bouillon.

Bouillon et viande.

Viande.

Viande et pain.

Viande et pain.

A 1 h., 300b*’ viande,

i pain. 4 h., on pratique une l fistule du canal thoraci-

1 que, puis injection dans ^ intestin de 250cc. de lait.

Urine dans la vessie

j 1/2 h. après, animal mort.

A l’autopsie, ou constate l’absence complète du pancréas. Pas de péritonite.

Dans cette expérience, l’acétonurie qui a apparu un jour après la glycosurie (notons ce fait, nous le retrouverons ultérieurement)

a une tendance à s’accroître et atteint, le sixième jour, le dernier de l’observation, un chiffre assez élevé (51 milligr.).

Expérience xiii. — Chien de 19 k. Extirpation de la portion descendante du pancréas le 15 février 1897, Extirpation de la partie restante le 9 mars 1897. Opération pénible, hémorragies assez importantes.

Dates

SUCRE

en gr.

ACÉTONE

en mgr.

ALIMENTATION

en cc.

par litre

Total

par litre

Totale

lOmars

Bouillon.

Bouillon et viande.

Yiande ordinaire.

A 5 h. 20,inj. dans veine

De 5‘>20 a 7 b.

fémor. de 50»' glucose dissous dans ISO"-' eau.

13 mars

Bouillon et viande.

Mort. Péritonite i3urul.

Ici encore l’acétonurie n’apparaît que le second jour après l’extirpation du pancréas et a une marche légèrement ascensionnelle. Notons la chute de l’acétonurie sous l’influence d’une injection intra-veineuse de glucose. Ce fait n’a pas lieu de nous étonner, connaissant l’action des hydrates de carbone sur l’acétonurie. Il paraît pourtant en contradiction avec ce qu’aurait établi Vaughan- Harley, qui, ayant injecté du sucre dans les veines d’un chien après la ligature des uretères, aurait constaté l’apparition de l’acétone dans le sang, à côté d’autres substances analogues à celles qu’on trouve chez les diabétiques (acide lactique, alcool, acide éthyldiacétique).

Quant à la péritonite purulente, il nous est permis de ne pas en tenir compte. Nous avons montré ailleurs son peu d’action sur la production d’acétone, même chez les chiens ayant subi l’extirpation du pancréas. A plus forte raison n’avons nous-pas à faire intervenir comme cause de l’acétonurie la présence d’une collection purulente enkystée dans le péritoine (Exp. xv).

Expérience XIV. — Chien de 10 k. 1/2. Eœtirpalion de la portion descendante du pancréas le 10 mars 1897. Extirpation de la totalité du pancréas le 1®*' avril.

J ours

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