‹ Travaux et titres scientifiques de E. BouchutChapitre 14 sur 18 · C. Maladies vmuLENTES j · texte numérisé non relu

C. Maladies vmuLENTES j

communes, c’est-à-dire origmaires\ .. Maladies charbonneuses. \

de l’homme ou des animaux. )

2“ Maladies virulentes douteuses.

Typhus, fièvre typhoïde, suette, peste, diphthérite, coqueluche, etc.

R» Maladies pseudo-virulentes.

Pian, blennorrhagie, ophthalmie purulente, opbthalmie catarrhale, etc.

MÉMOIRE SUR LES MALADIES CONTAGIEUSES. {Gazette médicale de Paris, 1848, p. 405.)

Ce travail consacré à l’étude des principes de contagion et aux lois générales du développement des maladies contagieuses renferme une nouvelle division de ces maladies étudiées d’une manière générale chez l’homme et chez les animaux. Ces maladies peuvent être divisées ainsi qu’il suit :

Maladies contagieuses virulentes ;

— — purulentes;

— — parasites.

Elles sont étudiées, dans leurs causes, selon la nature et la forme des virus, selon la spécificité du pus contagieux, et d’après l’existence des parasites végétaux et animaux qui servent de véhicule à la contagion. C’était la première fois alors qu’on faisait entrer le parasitisme dans l’étiologie des maladies contagieuses, et depuis, tous les pathologitses ont accepté cette manièi-e de voir.

MÉMOIRE SUR LA CONTAGION NERVEUSE ET SUR l’IMITATION DANS LES RAP¬ PORTS AVEC LA PROPAGATION DES NÉVROSES. (Lu à l’Academie de médecine, en 1861; publiés par F Union Brochure in'-8 de

32 pages, 1862.)

Ayant eu l’occasion d’observer deux épidémies de syncopes convulsives

portant sur un grand nombre de personnes, l’une en 1848, dans un atelier de 400 femmes, l’autre en 1861, dans une retraite préparatoire à la première communion de l’église Montmartre, j’ai voulu rapprocher ces faits de ceux que possède déjà la science pour établir l’influence de l’imitation dans la contagion des maladies nerveuses.

En m’élevant du particulier au général, j’ai montré qu’il y avait lieu, en se guidant par l’obsrvation la plus scrupuleuse des faits, d’admettre une contagion nerveuse : à côté des contagions virulentes, miasmatiques, purulentes et parasitaires admises dans la science.

Ce mémoire commence par les faits de contagion nerveuse qui me sont personnels. J’y ai ajouté les faits du même genre publiés parles auteurs, et des observations semblables, mais peu connues, faites chez les animaux.

Toutes les névroses convulsives et mentales sont ainsi sujettes à se transmettre par l’exemple et par l’imitation, d^’où la nécessité d’isoler, quelquefois même de séquestrer les personnes atteintes de ces maladies.

Mes conclusions ont été ;

1° Il existe une contagion nerveuse.

2° A la contagion nerveuse se rapportent les épidémies de névroses convulsives et la propagation de certaines névroses mentales, principalement la folie.

3' La contagion nerveuse réclame de l’hygiène un régime spécial renfermant deux ordres de préceptes : les uns personnels aux malades, les autres à la société où ils vivent.

4® Les moyens applicables à l’individu sont l’isolement et l’intimidation.

5® Les mesures rélatives à la société sont essentiellement prophylactiques et consistent dans la dispersion des foyers épidémiques, dans l’intimidation exercée sur les gens qui ne sont pas malades au moyen de mesures sévères en cas de maladie, enfin dans la restriction apportée à la publicité non scientifique de nos infirmités morales.

MÉMOIRE SUR LES FISTULES PULMONAIRES CUTANÉES. (Lu à l’ Académie de

médecine, 1853.)

Dans ce mémoire d’anatomie pathologique, se trouvent plusieurs observations nouvelles de fistules pulmonaires cutanées, dues à diverses

causes, jointes à celles qui ont été précédemment rapportées par les auteurs. On n’avait pas encore étudié, dans leur ensemble, l’orig-ine et le développement de ces fistules, la marche de l’abcès précurseur dans l’épaisseur des parois thoraciques, les altérations anatomiques qu’il entraîne à sa suite, de manière à indiquer l’histoire de cette funeste complication des maladies de poitrine.

MÉMOIRE SUR L’üLCÉRATION ET l’OBLITÉRATION DES CONDUITS LACTIFÈRES DANS LEUR RAPPORT AVEC LA PATHOLOGIE DU SEIN ET l’hYGIÈNE DES NOUVEAU-NÉS. (Mémoire lu à l’Académie de médecine en 1854.)

Les crevasses et les g’erçures du sein chez les nourrices ont pour siège l’orifice des conduits lactifères. Elles amènent l’ulcération du tissu qui entoure ces orifices, de manière à réunir plusieurs ouvertures en une seule dans une sorte de cratère formé par l’ulcération. Le lait ne s’échappe plus en gerbe et sort en bavant par un jet volumineux, quelquefois trop considérable pour l’enfant, ce qui le fait arriver dans la bouche par flots et trop rapidement pour être avalé d’un coup. Il pénètre dans le larynx, et l’enfant suffoque à cet instant, ce qui l’éloigne du sein de sa nourrice, et l’empêche de teter aussi complétementqu’il l’aurait désiré. Il dépérit bientôt, si l’accident se reproduit chaque fois qu’il veut teter, et il en résulte cette conséquence, c’est qu’il faut remplacer la nourrice.

DE l’état NERVEUX, OU NERVOSISME DANS SA FORME AIGUE OU CHRONIQUE. (1 vol. in-8 de 348 pages; Paris, 1860.)

Cet ouvrage a pour objet d’établir que tous les sujets dont le système nerveux est malade ne sont pas nécessairement, comme on le dit, des hystériques ou des hypochondriaques, et qu’il y a entre l’hystérie et l’hypochondrie une variété particulière, le nervosisme^ caractérisée par des troubles nerveux variables et intermittents de l’intelligence, de la sensibilité, du mouvement et des autres fonctions organiques. La pathologie a adopté cette manière de voir, car dans les traités de Grisolle et de Valleix, on a depuis ce travail fait un chapitre à part pour la description de cette maladie.

Cette névrose, primitive ou secondaire^ -a toutes les apparences d’une diathèse, ce qui explique la diversité de sa forme et de ses manifestations. Elle est la conséquence d’un grand nombre d’impressions morales, de la fatigue excessive, de la diète et de l’inanition, de l’avortement et

des grandes héniorrhag-ies, de certaines maladies oi-g-aniques, et elle se rattache le plus souvent à la chlorose et à la chloro-anémie. — Elle se présente à F état aigu, en simulant la fièvre typhoïde, et à l'état chronique^ en prenant les apparences de la tuberculisation, de l’apoplexie imminente, de l’aliénation, des maladies de la moelle et du cœur, etc., suivant la prédominance de certains troubles dynamiques du Système nerveux.

Cette névrose, mortelle quand on lui oppose un traitement débilitant, g’uérit au contraire ou s’améliore par les voyag’es, le g’rand air, l’exercice, les bains froids, les douches froides, la bonne et forte nourriture, le quinquina, le fer, le mang'anèse, l’arsenic et les eaux minérales lég*èrement salines ou ferrug*ineuses.

MÉMOIRE SUR LA NATURE DU RAMOLLISSEMENT CÉRÉBRAL SÉNILE. (Extrait

des actes de la Société médicale des hôpitaux de Paris.)

On reg’ardait g’énéralement autrefois l’inflammation comme la cause de tous les ramollissements du cerveau. Cette opinion rég-na un instant d’une manière exclusive dans la science, aux premiers jours de l’école physiologique; et s’il s’éleva quelque opinion contradictoire, elle se perdit tout d’abord dans le bruit que faisait cette école naissante. Mais le triomphe dura peu; des observations nombreuses et bien comprises, publiées avec les développements nécessaires, servirent à combattre ce point le doctrine qui fut bientôt renversé, comme la plupart de ceux où l’on fit jouer à l’inflammation un rôle exclusif et souverain.

En dehors des circonstances qui provoquent la phlegmasie du cerveau, son ramollissement inflammatoire, caractérisé par des modifieations anatomiques, et des symptômes non équivoques, il y a une variété de ramollissement cérébral produit par une altération de nutrition, résultat des progrès de l’âge, et que ce ramollissement a des caractères anatomiques et des symptômes particuliers, toujours faciles à reconnaître. C’est ce que l’école allemande appelle nécrobiose ; mais ce mot ne signifie rien de plus, et les faits qu’il indique étaient bien connus.

Ce ramollissement eérébral est l’analogue de la mortification ou gangrène sénile des membres et il dépend des oblitérations et des obstructions artérielles. Aujourd’hui on appelle cela des embolies, mais cela ne change rien au fond des choses. Si le mot est nouveau, la doctrine ne l’est pas, et elle appartient à Abercrombie, à MM. Cruveilhier, Gendrin, Garswell

et à l’auteur de ce mémoire qui se termine par les conclusions suivantes :

En résumé, chez les vieillards, il existe une variété de ramollissement cérébral qui peut être considéré comme une destruction sénile, et qui résulte d’une altération de nutrition (lisez nécrobiose si vous voulez parler le langag-e hybride des Allemands), causée par la présence d’obstacles mécaniques situés dans les artères du cerveau.

Ce ramollissement est ranalog*ue du ramollissement sénile et de la destruction des membres, causés par la même altération des artères périphériques.

Le ramollissement du cerveau des vieillards peut donc être considéré comme une g'ang’rène sénile; et la preuve, c’est que semblable altération anatomique et pareils symptômes s’observent quelquefois après la lig’ature d’une des carotides.

Cette g’ang’rène n’a pas d’odeur, ne peut en avoir, par une raison bien simple : c’est que le tissu mortifié se trouve profondément placé, parfaitement àl’abri du contact de l’air, loin de l’influence qui peut faciliter le développement des gaz putrides.

DE LA CROISSANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LES MALADIES DES ENFANTS. N“ 68, page 271, et n® 69, page 275. Union médicale^ année 1852.

Ce mémoire a pour objet de montrer que dans les maladies il y a une croissance apparente et une croissance réelle ; que la première disparaît quelques jours après la guérison et que l’autre seule persiste et reste acquise.

Puis, dans une seconde partie, il indique les effets de la croissance sur la santé et sur la production de quelques malades.

NOUVELLE ÉTUDE DU CROUP. N" 2 (2® volume). Union médicale^ 1859, quatre articles, pages 470, 492, 518 et 556.

Dans ce mémoire, les périodes du croup sont divisées d’une manière précise en trois sections : 1® période d’exsudation, 2® période de suffocation, et 3® période d’anesthésie.

SECONDE NOTE SUR LA CROISSANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LES MALADIES DES enfants. N® 12 (4® volume), pages 483, 522 et 547. Union médicale^ 1861.

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