‹ Travaux et titres scientifiques de E. BouchutChapitre 15 sur 18 · HYGIENE · texte numérisé non relu

HYGIENE

NOTE SUR LE VERDIT DE LA PELLAGRE. Gazette dcs hôpitaux, p. 410.

Ce travail établit que le verdet du maïs, auquel on attribue le pellag*c, s’observe ég’alement sur les grains de blé.

HYGIÈNE DE LA PREMIÈRE ENFANCE, comprenant l’allaitement, le sevrage, le changement de nourrice, les maladies et la mortalité du nouveau-né. 5® édition, avec 49 fig. dans dans le texte. Paris, 1866.

Ce traité 6!hygiène de la première enfance renferme tout ce qui est relatif à la constitution et à l’hygiène des petits enfants, et il est le guide du médecin à ses débuts dans la carrière médicale lorsqu’il a à diriger l’allaitement du nouveau-né.

11 est divisé en six parties : 1“ la naissance, 2® \allaitement, 3® lé sevrage et les soins corporels, 4® le changement de nourrice, 5° les maladies et la mortalité du nouveau-né, 6® Y éducation physique de la seconde enfance.

Les principes d’éducation physique que j’ai développés dans ce Traité d'hygiène sont ceux qui doivent inspirer l’homme dans la conservation d’une descendance saine, vigoureuse et intelligente. Empruntés à l’étude de la vie commune, ils ont pour base l’observation de la nature et de ses besoins. Dans le mariage, ils serviront à éviter la manifestation des penchants, des vices, des difformités et des maladies héréditaires, et, dans la grossesse, ce sont aussi ceux auxquels la femme enceinte doit ohéii'pour conduire heureusement à terme le fruit renfermé dans son sein. J’ai indiqué ensuite les conditions que doit avoir une mère désireuse de nourrir ses enfants, des règles qui président au choix d'une bonne nourrice, des principes à suivre pour diriger T allaitement maternel ou X allaitement des nourrices, pour diriger le régime, pour opérer le sevrage et pour faire ce qui concerne Xo. toilette et les soins corporels ;pour apprécier Xinfluence réciproque que les maladies de la nourrice et celles de F enfant peuvent exercer sur ces deux êtres que réunit la vie de la mamelle.

Vient ensuite l’exposition des/ow delà mortalité delà première enfance, ■ soit pour la société en général et pour la société de la classe laborieuse

envoyés en nourrice, soit pour les enfants trouvés ou abandonnés qu’on dépose à l’hospice avec l’espérance de ne jamais plus les revoir. On sait, en effet, que sur 1,000 de ces abandonnés, il y en a 250 qui atteig’nent râg*e de 12 ans, ce qui donne une mortalité de 75 pour 100 dans cette courte période de l’existence.

La dernière partie est relative aux principes à'éducation physique de la seconde enfance^ lorsqu’après le sevrag'e les forces du nouvel être doivent être l’objet d’une direction nouvelle, et à cette occasion j’ai dû parler des frietions, du massag’e, des bains de mer et de rivière chez les enfants, de l’hydrothérapie, et enfin des différents exercices du corps qui constituent la g’ymnastique.

MÉMOIRE SUR L’hYGIÈNE ET l’INDÜSTRIE DE LA PEINTURE AU BLANC DE ZINC. (Mémoire lu à l’Académie impériale de médecine et publié par les Annales d'hygiène et de médecine légale. Brochure in-8, 125 pag*es.)

Ce travail a pour but l’étude comparative de l’action produite par le blanc de zinc et par le blanc de plomb sur les ouvriers qui fabriquent et emploient ces substances, destinées, comme on le sait, à la peinture du bâtiment.

L’influence de la préparation et de rusag*e du blanc de zinc sur les ou> vriers peintres et fabricants n’avâit pas encore été scientifiquement établie, et personne n’avait encore déterminé la nature et la gravité des phénomènes morbides produits par la préparation de l’oxyde de zinc. De ces recherches, il résulte que celte substance n’a pas l’innocuité qu’on lui attribuait, mais aussi qu’elle n’offre aucun des dangers de la préparation des sels de plomb. Les accidents qu’elle occasionne n’ont pas de gravité, et ne peuvent, en aucune circonstance, amener la mort. Ils ont pour siège le système nerveux, les muqueuses et la peau.

A la surface cutanée, ce sont des démangeaisons et un érythème papuleux, surtout marqué aux bourses; sur les muqueuses, une angine légère, et quelquefois de la diarrhée; dans le système nerveux, des insomnies, de l’agitation nocturne et quelquefois du délire. Au reste, tous ces accidents sont en quelque sorte fugitifs, et ne se montrent que sur les ouvriers nouveaux venus, encore peu habitués à l’influence de la fabrication. Au bout de quelques mois, ces accidents n’ont plus lieu, et la santé Oc ces artisans est généralement bonne.

TRAITÉ DES SIGNES DE LA MORT ET DES MOYENS d’eMPÈCHER LES INHUMA¬ TIONS PRÉMATURÉES AVEC LES LOIS ET ARRÊTÉS DE POLICE MÉDICALE CON¬ CERNANT LA VÉRIFICATION DES DÉCÈS. 1 volume in-12. (Ouvragée couronné par Tlnstitut de France, Prix Manni.)

Ce livre a pour but l’étude de tous les phénomènes de la mort dans ce qu’ils ont d’appréciable aux sens éclairés du médecin. Il est destiné à en vulg’ariser les sigmes de manière à en écarter le dang-er des inhumations précipitées, et à maintenir la lég'islation française de la constatation des décès par un médecin contre l’établissement de maisons mortuaires semblables à celles de l’Allemag*ne. L’auteur croit avoir démontré leur certitude absolue, lorsqu’ils sont réunis et appréciés scientifiquement d’après sa formule expérimentale. Il établit que les sig'nes de la mort sont immédiats ou éloig’nés.

Il rang’e parmi les sig*nes immédiats et certains de la mort la réunion des caractères suivants :

1“ Le relâchement simultané de tous les sphincters : iris, orbiculaire des paupières, orbiculaire des lèvres et sphincter de l’anus ;

2“ L’affaissement du g'iobe de l’œil et la toile g“laireuse de la cornée ;

3° L’absence des battements du cœur, constatée à l’auscultation pendant cinq minutes sur les divers points de la rég*ion précordiale où ces battements peuvent être entendus.

Les sig’nes éloig*nés sont pour lui : 1" la rig’idité cadavérique ; 2® l’absence complète et g*énoralisée de toute contractilité musculaire sous l’influence des stimulants g’alvaniques ; 3° la putréfaction.

Les conclusions de ce travail reposent sur des expériences nouvelles faites sur les animaux, et sur des observations recueillies chez l’homme, expériences et observations faites et répétées devant la commission de l’Institut, qui n’a fait son rapport qu’après avoir vérifié les assertions de l’auteur. G’est après avoir fait une étude attentive de l’ag^onie et en avoir donné une description nouvelle, après avoir vu périr des chiens, des lapins, des moutons, des veaux et des bœufs par l’assommoir, la décapitation, la strang’ulation, l’hémorrhagie, la syncope, la congélation dans les mélanges réfrigérants, l’empoisonnement par le curare^ la digitaline, l’acide prussique, le chloroforme, que l’auteur a formulé les conclusions précédentes. A l’occasion du chloroforme, il a le premier établi qu’on ne devait recourir à cet anesthésique chez l’homme qu’avec la pré-

caution d’un aide ayant la main sur le pouls, l'oreille sur lec œur, pour annoncer la chute des battements à 40, et interrompre, sous peine de mort, rusagée de ce médicament.

L’ouvrage se termine par l’exposé des lois françaises et des arrêts de police médicale concernant la vérification et la constatation des décès. Sa conclusion pratique est renfermée dans le principe suivant d’hygiène publique :

Établir partout, conformément à la loi, à l’aide des médecins cantonaux, le service de la constatation des décès, comme il se fait à Paris et dans plusieurs grandes villes de France.

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