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Ces travaux remontent au début de la carrière de l’auteur. Laennec et ses successeurs venaient d’ouvrir un champ nouveau à l’observation médicale et d’introduire la certitude presque mathématique dans le diagnostic des maladies de poitrine. Dés générations entières d’observateurs se mirent à l’œuvre pour étudier et pour étendre les résultats de cette découverte si glorieuse pour laFrance. Mais Laennec, du premier jet de son génie, avait moissonné le champ tout entier; il ne restait plus qu’à glaner après lui. M. Hirtz eut la bonne fortune, pendant son internat, d’ajouter quelques faits nouveaux à cette somme de richesses. Il en fit le sujet de sa thèse inaugurale, intitulée :
1. Recherches cliniques sur quelques points du diagnostic de la phthisie pulmonaire.
(Thèse inaugurale, 1836.)
On recherchait alors les signes respiratoires de la tuberculisation au début ; Laennec ne les avait pas explicitement indiqués ; les travaux de Jackson et de Fournet n’avaient pas encore paru ; M. Hirtz signale avec précision le mode respiratoire particulier à cette période (/« respiration rude)-, il en indique le caractère et le mécanisme. Dans le Compendium de Monneret et Flenry . après l’analyse de ce travail, les auteurs ajoutent : «On voit que presque dans le même temps et sans connaître les recherches faites par chacun d’eux séparément, MM. Louis, Jackson, Hirtz, Fournet, découvrirent les modifications pathologiques que subit la respiration au début de la phthisie pulmonaire. » (Art. Phthisie.)
Ces faits ont depuis lors passé dans la science courante et par cela seul ont perdu l’intérêt d’actualité qui s’y attachait alors. Il en est de même des suivants.
2. Entre la première et la deuxième période de la tuberculose, il y a pour les signes stéthoscopiques une transition que Laennec n’avait pas marquée et que Louis avait dénommée « craquements humides » . Plus souvent à sa place ou en même temps se perçoit un autre bruit que l’auteur a décrit et dénommé sous le nom de râle cavernuleux. C’est le signe précurseur du ramollissement.
Dans ce même travail, l’auteur discute la valeur relative de la pectoriloquie et du râle caverneux comme signe pathognomonique des cavernes. Laennec insiste sur la supériorité de la pectoriloquie ; on peut croire qu’aujourd’hui les cliniciens donnent, avec l’auteur, la préférence au râle caverneux. Encore une fois, pour comprendre 1 intérêt de ces remarques, il faut se reporter au temps où elles ont paru.
II. L’ouvrage se lermine par l’examen de cette question : «La dépression ou l’étroitesse du thorax est-elle la cause ou l’effet de la phthisie?» La tradition admettait généralement la première solution ; l’auteur, se basant sur ses recherches cliniques et anatomo-pathologiques, se prononça pour la seconde, qui prévaut généralement aujourd’hui, avec toutes les conséquence hygiéniqués et thérapeutiques qui s’y rattachent.