Etude clinique sur le diagnostic de m pleurésie
[Arch. gén. de méd., 1837.)
Ce travail a pour but d’arriver par la combinaison des signes fournis par Tauscultation et la percussion à déterminer la quantité du liquide épanché et ses rapports avec le poumon.
Laennec avait fait du souffle tubaire le signe a peu près exclusif de l’hépatisation pulmonaire ; il avait à peine mentionné le souffle dans la pleurésie. Cruveilhier, au contraire, findique comme très-fréquent dans les épanchements. L’auteur, aprè^ l’avoir étudié à son tour et contrôlé par les lésions anatomiques concomitantes, arrive à cette conclusion, que le souffle pleural annonce toujours que le poumon plonge dans le liquide épanché et n’est séparé de la paroi thoracique que par une simple lame de liquide plus ou moins mince ; d’où résulte que la matité, si étendue qu’elle soit, ne donne pas la mesure proportionnelle de la quantité d’épânchement ; celui-ci peut être très-faible avec une grande matité accompagnée de souffle, tandis que l’absence de souffle, avec une matité moindre, représente un épanchement considérable. D’ailleurs les rapports du poumon avec le liquide varient selon la durée de la maladie et selon la densité du poumon, d’où une autre série de déductions pour la précision du diagnostic.
Ces données, alors entièrement nouvelles, éclairent également le pronostic, et surtout précisent l’indication de la thoracocentèse; elles se vérifient journellernent et ont depuis longtemps passé dans la clinique usuelle.
6. Ce même mémoire oofttient un appendice sur tes rapports du poumon et du liquide dans la pleurésie hémorrhagique, comme cause de la dépression promptement indélébile du poumon et comme indication de hâter la tboracocentèse.