De l'ulcère perforant de l'estomac
Leçons de clinique recueillies par M. Gross, chef de clinique. Divers modes de terminaison : une fois, hémorrhagie mortelle et foudroyante par ulcération de la grande artère stomachique ; une autre fois, occlusion du pylore,' après la guérison, par la rétractioii inodulaire d’un ulcère du voisinage. Cas de guérison inespérés . ( Gaz . méd. dé Strasbourg ,1865.)
16. Programme détaillé du cours de pathologie interne (1861).
Sommaires autographiés de chaque leçon et pour chaque sujet. (1 vol.)
1"^. Observations sur divers ptoinis demédecine.
Leçons de clinique sur divers sujets éparses dans les recueils périodiques ou dans de nombreuses thèses de la Faculté.
Il PA.TIIOLO&II: CÉMÉR4L1;.
18, De la nature des maladies. In-k, 1839.
(Thèse de concours pour l’agrégation. In-’i, 1839.)
A l’époque où parut ce travail, les doctrines médicales étaient encore en guerre ouverte, notamment l’organicisme et le vitalisme, et l’on se battait à coups de syllogismes.
L’auteur établit que l’organisation et la vie ne forment dans la réalité qu’un seul tout indivisible,'malgré les divisions scolastiques et les 'subordinations arbitraires établies entre ces deux éléments ; qu’en réalité il n’existe en physiologie que des organes vivant et fonctionnant normalement, et en pathologie que des organes troublés simultanément et indivisiblement dans leurs fonctions et dans leurs éléments anatomiques.
Il en résulte que la maladie n’çst exclusivement ni primitivement, soit une lésion d’organe, soit un trouble vital; qu’elle est un acte physiologique troublé dans son type normal et tendant instinctivement à y revenir.
Les recherches histologiques nous ont montré depuis, dès l’ori-. gine, la vie et la structure comme inséparables, et sur ce terrain l’organicisme et le vitalisme doivent enfin désarmer. Depuis lors, la définition de la maladie comme un acte a prévalu, et Gl. Bernard en faisait dernièrement encore ressortir la valeur. Ce n’est pas effectivement une vaine distinction de mots; la thérapeutique surtout, M. Hirtz le fait voir ailleurs, doit s’attacher à cette conception de la maladie comme la seule féconde pour l’expérimenlalion et l’application clinique des agents curatifs.
19. Des principes généraux qui se sont perpétués à travers les révolutions des doctrines médicales.
(Thèie de concours pour la chaifO de pathologie gédérale, 1845.)
Ce sujet, imposé à l’auteur, peut paraître un peu suranné, aujourd’hui que la médecine est engagée si fortement et si heureusement dans les voies de l’analyse. Cependant ces questions, dé temps à autre, s'imposent même à. ceux qui s’avancent le plus intrépidement dans le chemin du progrès. Un coup d’œil rétrospectif montre mieux la direction à suivre, en indiquant la filiation des idées contemporaines avec celles dé nos devanciers ; il constate le progrès accompli en le rattachant aux racines hisloriqueâ dont il est sorti. La certitude en médecine se trouve ainsi cûrroborée, et la négation de l’art et de la science réduite au silénce;
Ce travail, abstrait et de longue haleine, n’est pas susceptible d’analyse; on se bornera, ponuen indiquer l’esprit, à citer un passage qui résume la pensée de l’auteur et quelques-unes des propositions qu’il formule :
«Soyons donc heureux de nos conquêtes modernes, mais ne » dédaignons pas l’héritage des anciens; nous eu avons besoin » pour compléter nos richesses, et surtout pour en faire un bon » usage. Imitons l’ancienne médecine par une attention plus pro- » fonde aux causes éloignées des maladies, aux influences indivi- « duelles, aux physionomies morbides en général, et en particu- » lier à leur marche, à leur ternainaison. Nous excellons dans le » diagnostic local, eux excellaient dans le diagnostic de l’état » général; ils manquaient de ce que nous possédons, tâchons de » posséder ce qui nous manque. Ne croyons pas que cela soit peu » de chose, puisque toute l’ancienne médecine a vécu sur ce patri- » moine. N’oublions pas surtout la maladie pour l’organe malade, » et rappelons-nous ce mot de Galien : Nam morbi dignotio et
» cumtio •pendent ex intellectione affectm non partis affectœ. » Nous trouverons peut-être alors qu’ils étaient moins éloignés de » la vérité dans leurs idées sur les crises, les métastases, etc. — » La médecine est basée sur certains principes généraux im'mua- » blés qui se sont perpétués à travers les révolutions médicales. — » L’hortime malade doit être considéré sous le triple rapport des » forces, des tissus organiques et des humeurs. Toute doctrine ? exclusive d’un de ces éléments aboutit à l’erreur. -—La maladie » ne doit pas se définir comme résultat d’une lésion, mais, selon » la médecine ancienne, comme la réaction contre une cause de » trouble. — L’altération des tissus et des humeurs n’est pas eii- » core la maladie, celle-ci ne commence qne quand la vie des » organes est modifiée. — La doctrine ancienne sur les fièvres, » les crises, sur les métastases et les maladies spécifiques, doit » être maintenue dans son esprit fondamental.—r Ce que les an- » ciens ont pensé, les modernes l’ont souvent démontré ; iis ont » compris l’homme par la synthèse, nous l’avons étudié par l’ana- » lyse. .— La thérapeutique doit s’adresser non-seulement à la » lésion, mais à l’activité niorbide qui l’accompagne, la précède » ou la suit. » (Page 81.)'
20. Enfin, dans l’ordre des publications sur la philosophie médicale, vient en dernier lieu : Esprit d’un cours de pathologie médicale. — Introduction à renseignement du cours dé pathologie théorique dont l’auteur était d’abord chargé.
Les questions de méthode et de doctrine traitées dans ces pages ne sont plus à l’ordre du jour de la science contemporaine, et, pour s’y intéresser, il faut se reporter à l’époque où elles passionnaient encore les savants.
L’auteur s’y élève contre la tendance de ceux qui veulent borner la médecine à enregistrer et à compter les faits sans les féconder par l’idée. Il faut distinguer toutefois rinduclion légitime d’avec l’esprit de système. — Quant à l’idée sur la nature de la
laladie, sur. la nature du processus morbide, l'auteur reproduit ;t développe ses vues sur cette question. De même que les physi- ■ens, sans sortir des voies fécondes de l’expérimentation, admetmt les propriétés qui mettent la matière en mouvement^ de même les médecins reconnaissent la réalité de la vie dans les corps organisés, sans discuter sur son essence. La vie n’est ni antérieure ni postérieure à l’organe, ni séparable de lui, ils sont des contemporains nés au même instant et qui doivent vivre et mourir ensemble. Mais la vie est prépondérante, en ce sens qu’elle représente l’activité et le mouvement de la matière organisée. Elle a ses manifestations les plus évidentes dans et par le système nerveux, qui modifie si puissamment le dynamisme de nos organes.' — La maladie est une fonction troublée à la fois dans la texture et dans l'activité de l’organe, et, s’il n’y a pas de maladie sans une modification quelconque de l’élément anatomique, il n’y en a pas non plus sans lésion fonctionnelle. — Cette idée de l’importance fonctionnelle agrandit en même temps le champ de la thérapeutique, qui a prise principalement sur l’activité des organes. .
Pour le tableau descriptif de la maladie, soit dans un cours,^ soit dans un livre, l’auteur voudrait qu’après avoir indiqué avec la plus grande précision le diagnostic local, gloire de notre époque, ou traçât avec non moins de soin le diagnostic de F état général^ qui seul peut constituer la physionomie clinique de la maladie et conduire à une intervention thérapeutique efficace.