‹ Travaux et titres scientifiquesChapitre 8 sur 15 · La Fièvre. Les Fièvres. Phénomènes fébriles · texte numérisé non relu

La Fièvre. Les Fièvres. Phénomènes fébriles

Les questions étudiées sous les rubriques qui vont suivre, chaleur dans les maladies, crises, fièvre, contre-stimulants, médecine ANTIPYRÉTIQUE, ainsi que les thèses des élèyes de la clinique qui se rapportent aux sujets analogues, sont le fruit de longues années d’études poursuivies à la clinique de Strasbourg, où les; recherchés sur les phénomènes fébriles étaient, en quelque sorte, une école toujours ouverte. ,

Au début de celte période, les esprits étaienl encore tournés vers les recherches exclusives de l'anatomie pathologique et.portés vers l’étude prépondérante'des lésions cadavériques, locales. « La fièvre, considérée en quélqué sorte comme un simple reflet » de ces lésions, fut, comme étude, reléguée au second plan ainsi » que les recherches sur l’état général de l’organisme. » (Hirtz^ article Chaleur, page 772 Bictionnairc de médecine et de. chirurgie pratiques^

Ce fut cependant l’initiative de savants français qui ouvrit la nouvelle voie dans,ces deux directions : Andral et Gavarret, par leurs études sur le sang dans la fièvre et les inflammations, et les mêmes, ainsi que Bouillaud, Roger, Piorry, par leurs recherches sur la thermométrie clinique. Malheureusement, iis ne furent pas suivis dans cette voie : ce furent les étrangers qui continuèrent et développèrent leurs travaux, et après quelques années, ce fut à ceux-ci que nous dûmes à notre tour faire des emprunts.

Ce fut la clinique de Strasbourg qui prit l’initiative de cette réimportation, et dès 185/l parut la thèse de Spielmann, issue des recherches faites à cette Faculté.

Depuis lors, l’étude de la fièvre dans ses manifestations symptomatiques, dans sa valeur clinique, dans sa nature physiologique, dans ses produits éliminatoires, fut poursuivie avec persévérance à l’aide de tous les moyens de précision et de démonstration dont la science dispose, et notamment par le thermomètre, le microscope et l’analyse chimique. Ces résultats sont en partie consignés dans les publications suivantes.

Page 1