CUIVRE
de cuivre, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeurs vouges ; enfin, on obtient immédiatement Tliydrate cuivrique, sous la forme d'un précipité bleu gélatineux, en décomposant le sulfate de cuivre par la potasse, à froid. Cet hydrate se transforme en oxyde -cuivrique noir quand on le fait chauffer avec de l'eau ou mieux une lessive alcaline.
L'oxyde cuivrique préparé par voie sèche pourra servir a l'analyse organique 5.2 à 59).
210. Préparation du chlorure cuivreux. — On l'obtient très facilement et en grande quantité par voie sèche, en faisant passer un courant de chlore sec dans un tube rempli de rognures de cuivre et chauffé au rouge sombre ; si l'on a soin d'incliner légèrement le tube, le chlorure cuivreux fondu s'écoule goutte à goutte au dehors : on le recueille dans un têt en terre oii il se solidifie par refroidissement, sous la forme d'une masse cristalline de couleur foncée.
On peut aussi préparer le chlorure cuivreux par voie humide, en chauffant au bain-mario une solution concentrée d'acide clilorhydrique avec une quantité d'oxyde de cuivre insuffisante pour le saturer* et un excès de tournure de cuivre : il se forme une solution brune qui, projetée dans l'eau, dépose immédiatement du chlorure cuivreux, en poudre blanche, beaucoup plus altérable à l'air et à la kimière que lorsqu'il a été préparé par voie sèche.
Le chlorure cuivreux préparé par l'une ou l'autre de ces deux méthodes trouvera son emploi dans l'analyse des gaz.
211. Préparation du chlorure cuivrique. — On dissout du cuivre dans l'eau régale et on évapore la liqueur jusqu'à ce qu'elle cristallise.
MANIPULATIONS CHIMIQUES
Le chlorure cuivrique cristallisé, à une molécule d'eau, est d'un beau vert clair ; par la dessiccation il devient anhydre et prend une couleur brune caractéristique.
212. Préparation du sulfate de cuivre. — Voyez Acide sulfureux (J 119).
213. Préparation du carbonate de cuivre. — On précipite une solution de sulfate de cuivre par le carbonate de sodium.
Le carbonate de cuivre est une poudre amorphe d'un beau vert bleuâtre, qui porte dans le commerce des couleurs le nom de cendres vertes.
Mercure.
214. Préparation de l'oxyde d3 mercure. — Pour préparer l'oxyde rouge on chauffe, dans un matras en verre, au bain de sable, de l'azotate de mercure préalablement desséché : il se dégage des vapeurs rutilantes et Toxyde reste au fond du matras.
La température doit être ménagée avec soin, de façon à produire la décomposition totale de l'azotate sans jamais atteindre celle où Toxyde commence à se dissocier.
L'oxyde jaune se prépare par voie humide, en précipitant un sel mercurique, par exemple une solution de sublimé corrosif, par une lessive de potasse.
215. Préparation du calomel. — On dissout 10 grammes de mercure dans une égale quantité d'acide azotique et on ajoute un excès d'une solution saturée de sel marin. Le calomel se précipite immédiatement, on le